Nous sommes dimanche 15 février 2015, nous décidons d'aller voir les fameuses 215 marches recouvertes de faïence. Elles se situent pas très loin de notre appartement, entre Gloria et Lapa. Nous hésitons à prendre l'appareil photo, mais déciderons de tenter le coup quand même : c'est dommage d'être à Rio sans en garder des souvenirs visuels. Nous gravirons donc l'escalier aux couleurs vives, du chilien Selaron, sous un soleil de plomb. Nous n'avions jamais suer comme cela auparavant. Parmi les 2000 carreaux, nous trouverons la tour Eiffel et d'autres monuments d'autres pays. Nous redescendrons ensuite sur Lapa où nous reverrons la cathédrale pyramidale, bien moins jolie de jour que de nuit, ainsi que l'acqueduc. Non loin, nous prendrons des informations sur le carnaval. Le gars nous donne le programme des blocos (groupes de danse). Il y a des manifestations un peu partout dans Rio en "quasi non stop". Nous irons, sur les conseils du fameux gars, voir un défilé vers la plage d'Ipanéma.

Nous rentrerons donc au logement pour enfiler les maillots de bain, prendre les serviettes car nous prévoyons d'aller à la plage après ce défilé. Nous ferons vite pour ne pas louper le spectacle et nous n'enlèverons pas l'appareil photos. Le métro est plein, les jeunes (toujours déguisés en filles ou en lapin) sont, dirons nous en pleine forme, ils chantent à tue-tête tout en tapant sur le plafond et les vitres de la rame. A chaque arrêt, il y a de plus en plus de personnes qui montent, il fait une chaleur d'enfer... on vous laisse imaginer, on est peau "pégante" contre peau "suintante", mais il y a une bonne ambiance alors ça nous fait plutôt rire.

Arrivés sur place, la foule est toujours là, le défilé a commencé, mais on arrive à se frayer un chemin tant bien que mal. Il y a une sorte de char où il y a deux ou trois personnes qui chantent au micro. Ce doit être l'hymne brésilien car tous les spectateurs (sauf les touristes) chantent aussi. Derrière ce char, il y a un groupe qui joue de la musique. Heureusement pour eux, ils sont entourés d'une corde qui les suit tout le long du cortège. Arrivés à la plage, nous arriverons, non sans difficulté, à s'extirper de la foule. Il nous faudra quand même enjamber une barrière, mais ça y'est nous sommes sur la plage. Bilan du défilé : vraiment pas terrible... Jean Claude n'aura même pas pu se faire photographier avec une spectatrice brésilienne à cause de son mec qui lui a fait comprendre que c'était "chasse gardée"... Pas sympathique ce brésilien : c'était juste pour la photo! 

Il y a là aussi un monde incroyable. Nous nous placerons, comme la veille, près de l'eau, à proximité d'un drapeau indiquant baignade autorisée. Les hommes, après s'être baignés dans les grosses vagues, décideront de se promener un peu. (A la recherche de belles brésiliennes?) Celles-ci sont en mini mini bikinis et les seins refaits, ce n'est pas un mythe, mais il y a très peu de belles femmes. Nelly et Ghislaine préfèrerons bronzer sur la serviette. Elles ont juste à surveiller les sacs. Pas de souci : elles les mettrons sous la serviette de plage de leur homme et sous la tête.

Alors que les nuages se font de plus en plus menaçants ( 45 min plus tard), Nelly et Ghislaine regarderons le programme pour essayer de dénicher un meilleur défilé. Quelques secondes de non vigilence ont suffit pour se faire piquer le sac à dos. Nelly est folle : il y avait l'appareil photos, la carte de métro chargée de 100 réals, 50 réals en liquide, les vêtements de Nelly et le tee-sirt de Nico, les crèmes solaires et leur deux montres (qui n'avaient pas de valeur). Ne s'agissant pas de minutes d'inattention mais seulement de quelques secondes, Nelly, après avoir questionné les personnes les plus proches (deux nanas qui touchaient presque nos serviettes, et qui bien évidemment n'ont rien vu), marchera sur la plage pour éventuellement repérer son sac. Bien sûr : ce sera en vain, elle tombera sur un groupe de policiers qui lui font comprendre qu'elle avait qu'à faire attention à ses affaires, et que si elle n'avait pas de papier important, ce n'était pas grave... Nelly est complètement dégoûtée...

Jean-Claude et Nico reviendront peu de temps après le vol. On repartira à l'appart' et à la sortie du métro : encore une douche froide : au sens propre comme au figuré : c'est l'orage ! On mettra donc notre serviette de plage sur la tête. Imaginez le spectacle : Nelly en maillot de bain, serviette sur la tête et sous la pluie, les pieds dans l'eau. Enfin, si c'était dans l'eau, ça aurait été... En effet, nous ferons les 50 mètres qui séparent la bouche de métro de l'appart' dans 10 cm d'eau "aromatisé" d'urine et autre... c'est le pompon !! 

Il est temps que cette journée se termine. Ce qui est le plus embêtant, c'est le vol de l'appareil photo dont on avait oublié sa présence dans le sac à dos. On se rassurera comme on peut en se disant que l'appareil était en fin de vie ( problème de clapet qui s'ouvrait mal)...mais il donnait de belles photos et vidéos quand même. Et puis, le soucis maintenant, c'est qu'on n'a plus rien pour prendre des photos...enfin presque (portable de Nico mais ce n'est pas top et l'appareil des parents). Bref, difficile d'oublier ce mauvais moment mais il faut bien avancer et ne pas rester dans le passé. Après le vol du portefeuille de Nico à Punta Arenas, nous avons droit maintenant au sac à dos de Nelly...espérons qu'on n'ait plus de soucis de ce genre par la suite. Pourtant, on ne peut pas dire qu'on n'est pas vigilent...On était au courant de tout ça. Heureusement, dans notre malheur, les clés de l'appart étaient dans le short de Jean-Claude qui était dans l'autre sac à dos. Si tel n'aurait pas été le cas, nous ne savons pas ce que nous aurions fait car le dimanche, l'agence qui s'occupe des clés est fermée... Et vu tout ce qu'on a entendu ensuite sur les vols à Rio, on se dit que ça aurait pu être bien pire...

A bientôt pour la suite de nos aventures...meilleures ou pas...et sans photos!

Nelly et Nico