On est dimanche 17 mai 2015. On passera une journée très tranquille à préparer notre rentrée (enfin surtout Nelly, Nico, lui, avait la chance de préparer tout cela avant, quand sa stagiaire prenait ses élèves en charge…) et à mettre de l'ordre dans l'appartement sans oublier le ravitaillement.

Les semaines qui vont suivre ont beaucoup moins d'intérêt que les deux que l'on vient de passer.

 

Néanmoins, il se passera des choses et on ne restera pas les doigts croisés à ne rien faire. On achètera nos billets d'avion pour Calama (ville située au nord du Chili) pour nos prochaines vacances en juillet. Au début, nous souhaitions y aller en bus (20h de trajet). Mais finalement, il s'avère que le trajet en avion coûte un peu moins cher (environ pareil avec les trajets en taxi et en bus) mais sont beaucoup moins fatigants et surtout : plus rapide ! d'où ce choix (130 000 pesos pour 2).

 

Lors de cette semaine de rentrée, on achètera aussi les billets d'avion pour les îles Galapagos (500 000 pesos pour 2) au départ de Guayaquilen Equateur (10 jours sur place de prévu entre le 18 et le 28 février). Et oui, nous sommes très prévoyants. C'est simple, tous les billets d'avion sont déjà achetés (vacances de juillet, septembre, novembre et février)...Il ne manque plus que notre billet de retour pour la France que l'on prévoit de prendre d'ici peu. Retour prévu fin avril 2016.

 

Cette première semaine sera aussi marquée par les inspections (ou plutôt visites car étant en disponibilité, on ne peut pas être inspecté et donc pas d'évolution de carrière). Nico aura droit à la visite de Mme l'Inspectrice le mercredi après-midi qui lui dira qu'elle a vu une bonne séance de sciences (mais il n'en saura pas plus sur le reste, quelques légers conseils mais pour la plupart, impossible à mettre en place). Quant à Nelly, cela se passera bien aussi (avec le conseiller pédagogique, le vendredi matin) mais elle aura droit à des conseils plus concrets et réalistes.

 

Sinon, lors de cette première semaine, le jeudi 21 mai sera férié (en rapport avec la guerre du Pacifique)...On vient à peine de rentrer...Il ne faut surtout pas commencer trop fort, allons-y tranquillement ! Du coup, la veille, direction la Piojera pour boire un terremoto (ou un marremoto) qui vous fait tourner la tête dans tous les sens (pas besoin d'en boire beaucoup pour avoir l'impression de décoller). Et le lendemain, un ultimate pour se dégourdir les jambes...Et puis, l'hiver arrive sur Santiago. On se croirait en novembre en France avec les nuages, le froid (10°C dehors), la doudoune...Bref, l'été, c'est définitivement fini. Retour des bouillottes, des soupes, des pantoufles, etc...Heureusement, il ne pleut toujours pas (il faudrait que ça arrive un jour afin qu'il y ait de la neige pour la classe transplantée prévue en août pour Nico et ses élèves, mais on a encore le temps)

 

Mardi 26 mai sera aussi le jour où Nico ira annoncer officiellement notre départ de l'école à la fin de l'année civile. Bien entendu, il reste encore à signer la lettre de démission mais il faut bien que l'école se prépare à notre remplacement, il était important pour nous de le dire (déjà que presque tout le monde à l'école le sait). Il aura une discussion intéressante avec le directeur de l'école afin d'expliquer les raisons de ce départ. Ce dernier sera à l'écoute et les comprendra.

 

Cela sera aussi le jour où on recevra un mail bizarre de la part de l'académie de Lyon. Depuis maintenant 2 mois, nous attendons avec impatience l'annonce officielle de notre renouvellement de disponibilité pour une année supplémentaire. A ce jour, nous n'avons seulement qu'un accord de principe, mais rien d'officiel. Au lieu de vous raconter le mail, on préfère faire un copier/coller, c'est tellement plus explicite. On pense que c'est seulement une erreur de destinataire...A vous de juger.

 

Bonjour,
Nous avons reçu du ministère une demande d'accord de détachement auprès
du Lycée libanais francophone privé du Dubaï pour vous et Mme Roux.
L'avis a été retourné au ministère ce jour avec l'avis favorable du
Dasen de l'Ain.
Restant à votre disposition,
Cordialement,

En effet, on nous répondra le lendemain que c'est une erreur de destinataire : il y aurait plusieurs « Roux » qui demandent une affectation à l'étranger. Nous sommes donc rassurés et on devrait bientôt recevoir ce fameux papier officiel que l'on attend (d'après l'académie).

 

2 jours après l'annonce de notre départ, Nico est « convoqué » par Justine (qui nous avait bien aidés dans nos démarches lors de notre arrivée) c’est la personne qui se charge des recrutements (au niveau administratif). Il se dit que c'est sans doute pour signer sa lettre de démission (pourtant, c'est encore tôt). En fait, pas du tout...Le directeur de l'école aurait chargé Justine d'essayer de nous convaincre de prolonger l'aventure jusqu'en juillet 2016 au lieu de février 2016. En effet, c'est plus simple pour eux de recruter en juillet.

 

Nico a donc dû redire les mêmes arguments et confirmer que notre position ne pouvait pas changer, quoiqu'il arrive. S'il y avait une brèche, le lycée était apte à négocier. On ne sait pas sur quel point vu que la décision de rentrer en France est actée et que l'on ne reviendra pas en arrière pour plusieurs raisons. Il ressortira de cet entretien assez perplexe. Il pensait avoir été clair avec la direction : pourquoi insister encore ? Soit ils veulent vraiment nous garder soit ils sont vraiment embêtés pour la rentrée prochaine (on pense que c'est plutôt ce point-là)...Manque d'anticipation!

 

Lors de cette semaine, on ira encore au cinéma. Une fois pour voir Mommy, un bon film québequois (dans notre fameux cinéma). C'était donc en français mais on ne comprenait pas tous les dialogues (à croire qu'on ne parle pas vraiment la même langue)...Heureusement qu'il y avait les sous titrages en espagnol. Et en fin de semaine, on s'est rendus dans un autre cinéma, plus près de chez nous (le Normandie) afin de voir un film historique qui raconte le dernier jour de Allende (président du Chili juste avant le coup d'état de Pinochet). On connait les grandes lignes de cette histoire mais c'était intéressant pour nous de savoir ce qu'il s'était passé à la Moneda le 11 septembre 1973. En gros, il ne voulait absolument pas baisser les bras malgré son isolement (sa propre armée s'est retournée contre lui) pour finalement se suicider. Bref, un film poignant, totalement en espagnol (on n'a pas compris tous les dialogues mais la majorité!). Nelly a quand même lutté un peu… un film à 15h après le repas : dur dur… et tout se passait à la Moneda, donc pas beaucoup de mouvement dans le film (en noir et blanc), du coup, une sieste s’imposait en rentrant.

 

Le samedi 30 mai, au matin, nous déciderons enfin de la date de notre retour en Europe. Après avoir comparé plusieurs compagnies aériennes, il s'avère que c'est plus judicieux (et donc moins onéreux) de prendre la compagnie Avianca. C'est la seule compagnie (colombienne) qui propose des billets en aller-simple moins cher que les billets aller-retour...Parfait pour notre situation. Pour environ 1600 euros, on a nos 2 billets (difficile de faire mieux...A titre comparatif, à l'aller, on a payé 1300 euros par personne). Bien entendu, la différence, c'est que l'on atterrit à Barcelone au lieu de Paris (comme ça, on en profitera pour visiter de nouveau cette ville qu'on avait bien aimée...espérons que cette fois, le soleil sera au rendez-vous!).

 

On compare les prix en fonction de nos possibilités (fin avril, début mai)...mais ce sont les mêmes. On réfléchit et on décide de prendre l'avion le 2 mai au matin (départ à 8h09 de Santiago) pour arriver le lendemain à 14h50 à Barcelone (avec une escale de 10h à Bogota en Colombie)...Banco c'est parti...Mais là, « problème »...La réservation ne fonctionne pas. On essaie avec la carte de Nelly, même chose. On nous demande de se rendre dans une agence « Avianca ». Par chance, il semblerait qu'il y en ait une à Santiago. On verra donc dans la semaine. On se dit aussi qu'on peut toujours essayer de réserver un autre jour (en semaine par exemple) et d'un autre ordinateur (de l'école par exemple)...On commence à être habitué à ce genre de situation. Cela arrive souvent que les choses ne fonctionnent pas et sans vraiment savoir pourquoi, le lendemain, c'est bon...C'est plutôt agaçant mais c'est comme ça...A croire que l'on ne veut pas qu'on parte!

 

Le samedi soir, Nico se rend à une soirée couchsurfing (Nelly, toujours pas motivée par ce type de soirée). Elle a lieu à 10 min à peine de chez nous, sur le toit d'un immeuble (terrasse avec quincho pour faire un barbecue). Le principe de la soirée est le suivant : chacun amène un plat ou une boisson typique de son pays. Etant donné que notre four est toujours en panne, Nico pensera à faire des crêpes (bon, en réalité, c'est Nelly qui s'en chargera, et qui avait à la base pensé à se faire des crêpes ce jour-là) et à amener du Pastis. Au début, les gens étaient assez perplexes et n'osaient pas goûter ces nouvelles choses. Mais finalement, une fois que le monde sera arrivé (au final, on sera autour de 40), le Pastis ne fera pas long feu et pour les crêpes, ça sera assez marrant. Les chiliens, ne sachant pas comment les manger, décidèrent de les couper comme une tarte...Heureusement que Nico est venu à leur secours pour leur expliquer comment rouler une crêpe. En revanche, pas de sucre ni de Nutella pour eux, ils les mangent nature...Très drôle à voir. La soirée fut bien sympa et il put pratiquer un peu son espagnol. A refaire!

 

Le dimanche 31 mai, le lendemain, au Chili, c'est le jour du patrimoine (comme en France, sauf que ça n'a lieu que sur un jour et les règles sont les mêmes : tous les musées nationaux sont gratuits). A Santiago, il y a beaucoup de possibilités ce jour-là : il faut donc faire des choix. A 10h, on décide de prendre le métro afin de se rendre au musée de l'Education (métro Quinta Normal). Il n'y a pas grand monde encore. On découvrira l'histoire de l'éducation chilienne (gratuite et obligatoire jusqu'à 12 ans depuis 2003 seulement) dans le bâtiment de l'école normale...Sympa petit début, car c’est assez ludique !

 

Ensuite, vu qu'on est à côté, on se rendra au musée contemporain et cela sera une bonne découverte. Une guide nous proposera de nous amener dans les différentes salles et donc de nous donner des explications. Dans ce musée, il y a deux salles destinées aux visiteurs et le but est de faire une œuvre collective...A partir du dessin de quelqu'un, il faut faire la suite. Concept très intéressant. Ils ont d'ailleurs suspendus des mini-livres fabriqués par les gens. Après cette belle visite, nous irons faire un tour dans le parc juste à côté.

 

Il est maintenant midi passé. On reprend le métro en direction du marché central. On goûte pour la première fois les empanadas vendues par ici. Elles sont moins chères qu'à Franklin (500 ou 600 pesos) mais très légèrement moins bonnes (enfin, ça dépend desquelles). Juste à côté, on se rend à l'édifice « estacion Mapocho ». C'est une ancienne gare transformée en centre culturel...Depuis le temps qu'on voulait y rentrer. A l'intérieur, il y a 2 salles avec des tableaux...plutôt inintéressants. On tombe aussi pile au moment où il y a un concert d'organisé avec une harpe, des violons, des flûtes, etc...On restera quelques instants à écouter puis on s'en ira. Il y aussi une foire organisée mais ça n'a rien à voir avec la journée du patrimoine (nous n'irons donc pas).

Nous nous dirigeons ensuite au musée d'art Précolombien. D'après notre guide, c'est le musée « phare » de Santiago. Et bien, honnêtement, c'est plutôt décevant...Il n'y a que des bibelots, des statuettes et des ustensiles divers. Bref, rien de sensationnel. En même temps, nous ne sommes pas de grands amateurs d'archéologie. On sortira donc assez vite et plutôt déçus. Puis, on fera la queue (pour la 1ère fois de la journée) afin d'aller dans une salle sans vraiment savoir ce qu'ils proposent. En fait, c'est plutôt un endroit pour les enfants avec des jeux ludiques. On apprendra (en faisant un test) que nous sommes des « Rapanuis »...les habitants de l'île de Pâques (en effet, ça nous correspond bien)...En plus, super, c'est une destination prévue au programme, patientons jusqu'en novembre.

 

A la base, on devait encore se rendre au musée d'histoire nationale (que l'on a déjà vu d'ailleurs) afin d'assister à un spectacle de tango. Mais on a plus d'une heure d'avance. On ne se voit pas attendre un spectacle qui sera sans doute mieux à Buenos Aires quand on ira. Et puis surtout, on est crevés...On rentre. Sur le passage, on s'arrête au 38 de la rue de Londres afin de visiter une ancienne maison de tortures sous la dictature de Pinochet...Il est 16h quand nous arrivons à l'appart...Quelle journée!! Nelly fera de nouveau une petite sieste !

Cliquez ici pour voir les photos de cette journée du patrimoine

La suite dans le prochain article...Arriverons-nous enfin à réserver nos billets d'avion pour l'Europe ? Et puis, on vous racontera le stage de Nelly à Buenos Aires du 8 au 10 juin.

 

A bientôt

 

Nelly et Nico