Nous sommes le lundi 1er février 2016 (déjà un mois de voyage) et nous partons de Banos dans l'après-midi. On a été obligés de reculer un peu notre départ afin d'arriver en soirée à Quito chez David notre hôte « Couchsurfing ». Après avoir mangés à la gare routière de Quitumbe située au sud de Quito, l'aventure commence (il est 20h). D'après les explications que l'on a, on doit prendre « la Ecovia »(sorte de bus métro : il y a des voies spéciales avec des arrêts bien définies comme le tram) puis changer de bus après.

Il y a aucune indication mais on s'en sortira en demandant où est « la Ecovia ». Bon, ensuite, c'est là que ça se complique : on doit descendre à l 'arrêt « Napo ». Nico demande au chauffeur mais il n'est pas disposé à l'aider, mais heureusement, par chance, un mec d'une soixantaine d'année nous a écouté et veut bien nous aider. Il nous dira exactement où il faut descendre (en fait, il n'y a pas d'arrêt « Napo », c'est juste une rue et heureusement qu'il était là, ce gentil monsieur) car il connait l'arrêt de notre prochain bus (le « transalfa 131 »). Du coup, cet équatorien (qui se rend à son travail de nuit dans un hôtel) sera tout content de pouvoir discuter un peu avec Nico et fier de constater que l'on parle espagnol.

Ensuite, une fois qu'on sera dans le bon bus, il faut qu'on sache où descendre. Avec le nom de la rue et le fait qu'on doit descendre au niveau d'une église jaune, ça devrait le faire. Mais, dans la nuit, pas simple...Heureusement, la nana juste à côté descend au même arrêt que nous : pour l'instant, on est chanceux. Mais maintenant, il faut trouver la maison : il n'y a pas de numéro, on sait juste que c'est dans la « calle S » et qu'il y a des lumières de Noel qu'on voit facilement dehors (étant donné que Noël est passé depuis plus d'un mois, il ne devrait pas y en avoir trente-six mille). Donc, à priori, ça parait simple, à priori seulement parce que la calle S ne correspond pas aux noms de rues qu'on a sur la tablette... On tournera un bon moment cherchant une maison aux lumières de Noël, mais rien, et comme il fait nuit noire, ce n'est pas très rassurant... puis comme il y a un bureau de police ouvert à côté de la fameuse église jaune, on leur demandera de nous aider : le flic appellera même David sur son portable. En fait, on était juste à côté : on avait exploré toutes les rues autour sauf celle là et en effet, on voit bien les lumières de Noel mais c'est assez loin. Avec toute cette histoire, il est déjà 22h, mais on a réussi, c'est le principal.

Dans la maison, il y a 2 russes qui sont hébergées comme nous. David est super sympa mais on passera peu de temps ensemble vu qu'il est tard et que le lendemain, on part explorer les environs.
Au programme de la journée suivante, étant donné qu'il fait super beau, direction le téléphérique de la ville pour avoir une belle vue. Par chance, de la maison, il y a un bus direct (une bonne heure). Puis, ensuite, un bus gratuit nous amène jusqu'au départ (1 ou 2km en montée). Le téléphérique est assez cher (8,50 dollars l'aller-retour) mais comme la vue est dégagée, ça vaudra carrément le coup (à ne surtout pas faire si c'est nuageux : ça n'en vaut pas la peine). De là haut, il y a plusieurs points de vue sur la ville (qui est sous la couche de pollution : pas étonnant quand on voit les épais nuages qui sortent des pots d'échappement des bus...) et les 3 volcans qui l'entourent : on a de la chance, on voit les 3. Il y a une balade qui monte un peu plus haut mais qui dure toute la journée : on est à plus de 4 000m, on ne la fera pas et on redescendra.

Maintenant, direction le site touristique de « La Mitad del Mundo ». Par chance, de l'arrêt de bus du téléphérique, il y a un bus direct (0,25 dollar comme tout trajet) qui y mène (1h30 pour parcourir les 40km qui restent). Après avoir mangés dans une pizzéria (pour changer des menus économiques à base de riz) juste avant l'entrée du site, on y passera toute l'après-midi. L'entrée est un peu chère (7,50 dollars) : enfin, celle que l'on prendra. Soit, on a juste accès au village touristique (3,50 dollars) soit on prend le « full pass » comme nous afin de voir si ça vaut le coup et de tout faire.

Forcément, comme tout bon touriste, on fera de multiples photos devant le monument du centre du monde avec la ligne qui marque la latitude 00°0. C'est un village très touristique (le plus visité d'Equateur, parait-il). Il y a plein de magasins de souvenirs qui se ressemblent tous. On rentrera dans les différents musées qui expliquent l'origine des recherches (d'ailleurs, les scientifiques, il y a plus de 200 ans se sont trompés de 200 m environ sur l'endroit réel de la ligne de l'équateur) du centre du monde. On apprendra avec surprise que la France y a joué un rôle assez important. Dans notre full pass, on peut aller au planetarium. Honnêtement, ce n'est pas inratable : c'est plus la salle qui est intéressante à voir (en forme de sphère avec la projection au plafond) que le contenu de la vidéo (sur l'univers et les différentes planètes). En revanche, le musée équatorial (à l'intérieur du monument central) vaut le coup : entre les points de vue, les panneaux explicatifs, les expériences scientifiques (par exemple, on pèse moins lourd à l'équateur (0,5 % en moins) qu'aux pôles) et un stand photo (on peut se déguiser et s'envoyer la photo par mail, autant dire, qu'on le fera). Aussi, à proximité de la ligne équatoriale, on tentera l'expérience de l'oeuf (il est censé tenir tout seul sur un clou) mais sans réussite (l'oeuf était un peu fendu alors peut être que c'est à cause de ça). Bref, on passera une bonne après-midi : même si ça fait un peu trop touristique, l'endroit nous parait incontournable. On apprendra par la suite (et si on avait relu le blog de Sophie et Sylvain) qu'on pouvait aussi faire un autre musée tout près du village où les expériences sont parait-il bien mieux, bon, tant pis pour nous... on aura quand même passé un bon moment. Plus tard, en discutant avec deux français, il paraitrait qu'on puisse se faire déposer un tampon de la Mitad del mundo sur le passeport.

Après cette journée bien sympa, le retour sera, en revanche, une vraie galère. On prendra le bus en direction du centre mais après un très (très) long moment, on se rendra compte que le bus est en fait en train d'aller en direction de « La Mitad del Mundo » : il a du faire une boucle et on a rien vu. On descend vite pour prendre un bus dans l'autre sens. Là, grâce à l'application Maps.me, on repère un supermarché (essentiel pour le soir) puis on prend le métro bus : heureusement, Nico se souvenait d'un arrêt possible nous permettant de prendre le fameux bus transalfa 131 pour rentrer chez David. Il est 21h et on aura mis autour de 4h pour rentrer : quelle galère ! A la maison, tout est calme : tout le monde est fatigué. On cuisinera donc tranquilement avant d'aller se coucher nous aussi.

Le lendemain, mercredi 3 février 2016, il faut qu'on quitte la maison de David. Il ne pouvait nous héberger que 2 jours. Ce n'est pas génant, on va aller dans le centre et ça sera plus pratique pour bouger. Malheureusement, on commettra une grave erreur : on oubliera nos sacs de couchage chez lui dans la précipitation du départ afin de partir avant sa soeur. On s'en rendra compte dans le bus mais c'est trop tard, même si Nico y retournera en courant, sa soeur est déjà partie (heureusement, cet oubli sera sans gravité : il ira les chercher le soir et perdra au moins 1h30...si ça pouvait nous servir de leçon!)

On trouvera dans le centre historique une auberge de jeunesse bien sympathique avec jardin, hamacs (chambre privée pour 20 dollars à 2) et cuisine (ainsi que wifi, forcément).Pour l'instant, c'est vraiment l'endroit le plus sympathique où on a logé (Colonial House, calle Olmedo). On passera donc notre journée à flâner dans Quito qui a un centre historique bien joli. Sur notre guide, ils nous conseillent un parcours qu'on suivra. On passera dans les lieux les plus importants : des rues pavées sympas, des églises, des places, le palais du gouvernement (qu'on visitera gratuitement, heureusement, on avait pensé à prendre nos passeports (pour info, la photocopie passe aussi)), des musées (on en fera 2 ) et le top du top la basilique « del voto nacional ». Pour 2 dollars, on peut monter en haut et avoir une belle vue sur Quito (même si le temps est nuageux, tendance pluie, c'est vraiment chouette). Nelly aura le coeur qui battra bien fort vu qu'on doit prendre 2 escaliers bien pentus au-dessus du vide (ou presque) pour monter en haut, ce qui fera bien rire Nico. Pas besoin de payer l'entrée pour aller à l'intérieur de la basilique (visite différente, 2 dollars de plus) vu qu'au 2ème étage, on en a une belle vue. On finira la journée par un petit tour aux 2 parcs situés à la fin de notre parcours : une bien belle journée malgré un temps maussade (pluie très légère sur la fin). On se dit qu'on a vraiment eu de la chance, la veille, en haut du téléphérique...(à suivre)

A bientôt

Nelly et Nico

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