A peine on descend du bus, que comme souvent, on vous saute dessus en vous demandant le nom de votre hotel...On prend quand même le temps de regarder sur la tablette où l'on est et se rendre compte qu'on est assez loin du centre ville (parfois, on est plus près et on peut se débrouiller seul). On nous propose un tuk-tuk (on adore) pour 1 dollar pour nous amener dans le centre : ça va, c'est honnête. Donc, vite, il faut y aller : Nico prendra quand même le temps de regarder les horaires pour le bus suivant...Nous, on n'est pas pressés alors, laissez-nous le temps de nous organiser ! Nos grosses affaires rentrent sans problème à l'arrière du tuk-tuk. Le chauffeur nous dépose devant une auberge qu'on avait repérée mais c'est un peu cher : par chance, il y en a plein autour et on atterrira dans un hostal avec tous les services que l'on cherche (cuisine avec frigo et wifi) pour 8 dollars par pers., dans une chambre privée. (Hostal Yzucam, c'est pas le grand luxe mais c'est correct même si le wifi n'est pas terrible) Ici, il fait toujours aussi chaud mais ça reste supportable.

Il est presque 18h, et mis à part faire quelques courses pour le soir, il faut juste qu'on trouve une agence pour faire notre excursion à la « Isla de la Plata », le lendemain. Il y en a plusieurs le long du front de mer et ils proposent tous la même chose (trajet en bateau, petite rando, observation des tortues marines, snorkeling) pour le même prix (30 dollars par pers). On n'est pas en haute saison (juin-octobre) au moment de l'observation des baleines et des frégates à cou rouge, du coup, c'est moins cher (45 dollars en pleine saison) et, surtout, il y a beaucoup moins de monde. On choisit un peu au hasard une des agences...

Le lendemain matin, lundi 15 février 2016, à 9h30, on est à l'agence. On partira quelques minutes plus tard. Malheureusement pour nous, il n'y a que des touristes anglophones mis à part un seul argentin (c'est le seul avec qui on peut discuter : notre anglais étant définitivement une catastrophe). Après une heure de traversée (assez agitée : le bateau fait même parfois des bonds et Nelly fixe bien un point à l'horizon pour ne pas être malade), on débarque sur l'île où même s'il est précisé que l'entrée est gratuite, il est écrit aussi que l'on ne peut y accéder qu'avec un tour opérateur (c'est assez contradictoire, tout ça, mais bon). On se rince les pieds (vu qu'on débarque un peu les pieds dans l'eau) dans un bac prévu à cet effet, puis, on suit nos 2 guides sur le chemin. Au début, c'est plat puis ensuite, il y a une bonne centaine de marche pour arriver en haut de l'île. La végétation est assez sèche et un des guides fait quelques arrêts intéressants pour nous expliquer certaines choses (en anglais puis en espagnol : c'est là qu'on se rend compte qu'on comprend quand même tout en espagnol et un peu l'anglais quand même... Si on nous parle lentement et distinctement comme lui, c'est presque comme notre langue).

On apprendra plein de choses. Tout d'abord, même si l'île est comparée aux Galapagos, en réalité, ça n'a rien à voir. Ici, la végétation est moins dense et sa formation n'est pas du tout volcanique comme aux Galapagos. L'unique point en commum qu'ont ces îles, c'est qu'on y retrouve les mêmes espèces : « les fous à pattes bleues et les frégates ». On trouve que c'est un peu léger pour y faire une comparaison. On gouttera aussi un fruit sur une baie bien présente sur l'île (il n'est pas très bon et si on en prend plus de 3, il a un effet laxatif). En haut du chemin et après avoir attendu les derniers du groupe, on se divise en 2 pour la suite. Pour faciliter les explications, d'un côté les anglophones et de l'autre, les hispanophones (dont nous, et du coup on n'est que 3, c'est génial)...On prendra tous le même chemin, le long de la côte. Selon les guides, c'est le plus intéressant car sur l'autre chemin, on ne croisera pas de frégate mâle à cou rouge, ce n'est pas la saison de la cour du mâle.

Et puis, sur le chemin côtier, en plus de voir beaucoup de piqueros (les fous à pattes bleues), on apercevra en contre-bas de la falaise des requins : ils ne sont pas immenses mais on les voit bien, en revanche, il faut être rapide pour les prendre en photos car ils sont vites recouverts par les vagues. Ce qui sera intéressant lors de cette balade, c'est d'avoir les explications (et en plus, presque en privée) car sinon, ce n'est pas inratable : d'autant plus que nous avions déjà vu (et de près) un fou à pattes bleues, dans notre camping à Canoa. Après ce petit tour de 2h environ, on remonte dans notre bateau où l'on nous sert un peu à manger (là, c'est les fruits : pastèque, banane, ananas : juste avant, on avait eu droit à un gâteau et plus tard,on nous donnera 2 minuscules sandwichs...faut prévoir plus). A ce moment-là, des tortues marines viennent nager tout près du bateau : on a à peine le temps de les prendre en photos qu'on part en direction du site de snorkeling juste un peu plus loin. On nous prête masque et tuba puis on saute à l'eau. On n'est pas très doués avec notre tuba pour respirer alors, on fera sans, et le masque de Nelly est trop grand (enfin, sa tête est trop petite, parce que les masques ont une taille standard...), du coup impossible de bien profiter du site pour elle étant donné que son masque se remplit rapidement d'eau (elle aurait dû prendre le sien (taille enfant). L'eau est bonne mais, en revanche, pas très claire...Il faut descendre un peu plus au fond pour voir quelques poissons (dont le fameux Doris du dessin animé!) ou se rapprocher des rochers. C'est aussi l'occasion pour nous de tester un peu notre GoPro sous l'eau et on sera plutôt satisfait de nous puisqu'on arrivera à prendre en photo et en vidéo les poissons bleus (même si plus tard, aux Galapagos, on prendra de meilleures photos). On ne restera pas longtemps dans l'eau car il faut remonter sur le bateau mais ça sera largement suffisant vu qu'il n'y a pas grand chose à voir. On avale nos 2 petits sandwichs et Nico se lancera dans un petit somme pendant tout le trajet retour, qui sera moins agité qu'à l'aller.

A 16h, on arrive à Puerto Lopez et notre journée est déjà terminée. On est dans l'ensemble un peu mitigés. En lisant notre guide de voyage et les différents blogs, on avait l'impression que cette sortie était immanquable... ça doit sans doute l'être en haute saison avec l'observation des baleines et des frégates gonflant leur cou rouge. A nos dates, c'est sympa mais ça n'a rien d'extraordinaire. On aura quand même passé une bonne journée. Du coup, ça nous confirme bien qu'on a bien fait de prendre nos billets pour les Galapagos, en tout cas, on l'espère... On a beaucoup d'attente. Et pourtant, cette île, on l'appelle « les Galapagos du pauvre ».On pourra confirmer cela ou pas plus tard. Du coup, comme il est encore tôt, on en profitera pour flâner un peu sur la muelle touristique puis de rentrer à l'hôtel. Le soir, on sortira en ville pour se trouver un dessert : on se prendra un batido (sorte de milshake mais ici, c'est plus une glace) qu'on prépare devant nous. On le dégustera en observant le cours de zumba qui se passe dans la rue.

Le lendemain matin, mardi 16 février 2016, on est comme prévu un peu avant 10h au terminal pour prendre notre bus en direction de Guayaquil (enfin, un direct) où on arrivera vers les 15h. Le 18, au matin, on s'envole pour les Galapagos. Du coup, on va utiliser ces 1 jours et demi pour préparer notre voyage : plein de provisions, changer de l'argent, lessives, achats divers, etc...Si on a le temps de faire autre chose, on verra bien. On voulait faire du Couchsurfing mais le seul mec qui nous a répondu habite à l'extérieur de la ville et vu tout ce que l'on a à régler, ça nous paraissait plus compliqué qu'autre chose...Du coup, on va essayer de se trouver une auberge dans le centre.

A bientôt

Nelly et Nico

 

 

20140114_193215

20160215_125225

20160215_130250

20160215_140355

DSCN2125