On est mardi 16 février 2016 et il est autour de 15h quand nous arrivons à la gare routière de Guayaquil située à environ 45 min (en fonction du traffic) du centre-ville. On monte assez rapidement dans un bus (le 84 mais il y en a plusieurs) pour 0,25 dollars chacun après avoir parcouru l'immense gare routière. D'habitude, on a une adresse d'une auberge et on cherche aux alentours. Là, comme rien ne nous convient sur le guide, on décide de descendre un peu au hasard dans le centre, ce qui sera une grave erreur. En effet, on mettra un temps fou à trouver un hébergement car tout simplement, il n'y en a pas là où on est descendu et le peu qu'il y a, ce sont des hotels de luxe. Néanmoins, comme toujours, on s'en sort et on dégotera un hotel vraiment, mais alors vraiment pas cher du tout (Hostal Jockey, calle Rumchaca, 8 dollars la chambre). Certes, il n'y a pas de cuisine mais à ce prix, on ne va pas faire la fine bouche. Et bien entendu, il y a quelques petites surprises : on ne peut prendre la chambre qu'à 18h (pas de souci, on peut laisser les sacs, le temps d'aller faire les courses : il y a un magasin non loin), il n'y a pas de clé dans la chambre (ça c'est plus embêtant mais on nous assure qu'il y a toujours un mec à l'étage, ce qui est vrai : on fera confiance !), il n'y a pas de wifi et la salle de bain privée a une drôle d'odeur (pour 2 nuits, on s'y accomodera et ça ira). On demandera ensuite où on peut trouver une laverie dans le coin, ils se proposeront pour le faire pour 5 dollars, on accepte (c'est plus simple comme ça).
Cela fait longtemps que l'on est pas sortis dehors pour manger vu que d'habitude il y a la cuisine, mais on trouvera largement notre bonheur avec bien entendu des plats à base de riz (ça, difficile d'y échapper). On appréciera d'ailleurs bien le « chaulafan » (sorte de paëlla d'Amérique du sud).

Le lendemain, mercredi 17 février 2016, il est 8h quand on entend taper à la porte : on se demande bien qu'est-ce qu'on nous veut à cette heure-ci... En fait, c'est juste le gars de l'étage qui vient nous rapporter notre linge : on pouvait attendre, mais à croire, pas lui. D'habitude, il est plié mais pas là : ce n'est pas grave, on le fera (c'est à l'image de l'hôtel et puis quand on rentrera en France, il faudra bien qu'on le fasse : on s'y accomodera ...). Notre programme de la journée est très simple : il faut faire des courses pour nos 10 jours aux Galapagos et après, si on a le temps, on visite la ville. En une matinée, on réglera nos préparatifs : du scotch à acheter pour fermer nos cartons (un pour la bouffe pour les Galapagos qu'on trouvera dans la rue et un autre acheté à un clochard la veille pour les quelques affaires qu'on laissera à l'hotel), un tour au marché et au supermarché pour calculer au plus juste puis échanger de l'argent (pas simple avec nos pesos chiliens). Le taux n'est pas super (780 pesos = 1 dollar) mais largement meilleur qu'à Quito (cette fois-ci : on ne se fait arnaquer que de 80 pesos), ce qui rassure Nico. En revanche, le change se fait de manière assez folklorique : comme les banques n'acceptent pas nos pesos, il y a des mecs dans la rue qui changent votre monnaie (calle 9 de octubre, ils sont facilement repérable avec leur calculatrice dans la main). On échangera nos billets dans un coin de rue assez sombre, loin des regards (en tout cas, il n'y aura pas de problèmes : ce sont des billets de 20, ce qui nous arrange, et ce sont des vrais). Autre anecdote sympa : au marché, on achètera une sorte de pâte à tartiner (au chocolat) pour 2 dollars la lbs, servie dans un sac plastique (pas simple à manger après : ça nous a surpris).

L'après-midi, vu qu'on a fini nos préparatifs, on en profitera pour visiter la ville. On longera le Malecon 2000 : esplanade aménagé le long de l'eau, vraiment sympa. Il y a une assez grande horloge (on peut y monter et c'est gratuit), un jardin très joli où on peut trouver des iguanes, des statues et de beaux bâtiments aux alentours : on y flânera une bonne partie de l'aprèm'. Puis, on terminera notre journée par un tour au parc Bolivar qu'il ne faut surtout pas râter. C'est gratuit et il est connu parce qu'il y a de nombreux iguanes terrestres en liberté qui passent juste devant vous et avec qui vous pouvez poser : c'est le meilleur moyen pour nous d'avoir un avant goût avant de s'envoler pour les Galapagos le lendemain. Il y a aussi des mini tortues qui s'entassent les unes sur les autres.

Le lendemain matin, jeudi 18 février 2016, c'est le grand jour, on s'envole pour 10 jours dans les îles Galapagos (voir prochain article). On reviendra de nouveau à Guayaquil le dimanche 28 février 2016 afin d'y passer une nuit et de récupérer notre carton (sacs de couchages, vestes, pulls, bonnets, grosses chaussettes, bonbones de gaz) à l'hôtel. Il est autour de 16h quand on arrive et le changement climatique est brutal : même s'il fait tout aussi chaud, c'est tout gris mais on passera à travers les gouttes (au moins ça, pour l'instant). On fait le même trajet qu'à l'aller, avec un changement de bus au terminal terrestre, mais cette fois, on est plus légers (enfin, Nico surtout). Quand on arrive à l'hôtel, ce n'est pas la même personne qu'il y a 10 jours et en plus, il nous annonce que tout est plein (ça, on ne l'avait pas prévu). Mais, on s'en sortira : on ira juste à côté (hotel Impérial) pour 12 dollars la chambre (un peu plus cher mais il y a le wifi, la chambre ferme à clé et la salle de bain n'empeste pas... sinon, c'est dans le même style). Et puis, on pourra récupérer notre carton même si le mec de l'accueil n'était pas au courant.

Le lendemain, lundi 29 février 2016, le temps est toujours aussi gris et le parapluie sera de sortie de temps en temps dans la journée (vraiment dur contraste avec les Galapagos). Comme il fait chaud, malgré tout, Nico restera en tong mais ça ne sera pas l'idée du siècle : le sol est glissant et plus d'une fois, il sera à 2 doigts de tomber (avec son parapluie dans un état lamentable, il est assez drôle à voir). Le matin, on ira se balader au nord du centre-ville, dans le quartier de Santa Anna après avoir fait un tour au marché pour le pique-nique du midi. L'endroit est touristique mais vu le temps, il n'y a pas grand monde : les rues pavées sont très jolies. Il y a 444 marches pour monter en haut, au niveau du phare et profiter d'une vue à 360° sur la ville. En tout cas, c'est à voir, mais une fois qu'on est montés, il faut redescendre et on a tout fait. Etant donné qu'on est lundi, la majorité des musées sont fermées. Il est 13h30 et notre bus de nuit n'est qu'à 22h30 : on se demande donc bien ce que l'on va faire. Nico émet l'idée d'aller au ciné (4,60 dollars chacun) et c'est ce que l'on fera : on sait qu'il y en a un juste à côté du magasin où l'on fait les courses. La séance est à 14h30 et le film (« la verdad oculta ») sera vraiment bien. Le film américain (avec Will Smith), est en espagnol (pas de sous titrage) et ça, c'est cool : on comprendra bien l'histoire et on se dit qu'on essaiera de regarder des films en espagnol en France, afin de garder un peu ce que l'on a appris. Il traite des conséquences terribles que peut engendrer la pratique du football américain. En gros, c'est l'histoire d'un médecin qui découvre, en oscultant les cadavres, que la mort de ses jeunes patients est dû à un problème cérébral (ce sont des ex joueurs de football américain). L'histoire est basée sur des faits réels et franchement, ça ne donne pas envie de faire ce sport : vu l'argent qui est en jeu, la ligue américaine a attendu beaucoup trop longtemps avant de reconnaître leur tort (et c'est tout récent, en 2011...28% des joueurs ont un déréglement cérébral suite à leur carrière, ce qui fait froid dans le dos). En tout cas, film est poignant : on ne regrettera pas notre choix.

La suite de la journée ne sera pas bien passionnante : on marchera beaucoup pour pas grand chose. On mangera ensuite dans le centre un menu pour 2 (1 dollar chacun, autant dire qu'on ne se ruine pas) et des viennoiseries au jambon (que Nico raffole). Vers 21h, on est à la gare routière afin d'acheter (impossible de le faire la veille, ce qui est bien rare) notre bus qui part en direction de Latacunga à 22h30.Il est censé mettre 7h mais arrivera t-il en avance ? On n'espère pas car 5h30, c'est déjà assez tôt. Et oui, on fait un petit détour en allant en direction de Quito afin de satisfaire Nelly...Vous vous souvenez pourquoi ? Qu'a-t-on raté et que tout le monde a dit à Nelly que c'était magnifique ? Réponse un peu plus tard car pour l'instant, petit flash back en arrière avec 3 articles concernant les îles Galapagos...

A bientôt

Nelly et Nico

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