On est jeudi 18 février 2016 et aujourd'hui, c'est le grand jour, on s'envole pour les îles Galapagos : presque un rêve. Avant de venir en Amérique du Sud, on connaissait à peine de nom mais depuis qu'on y est, on en a beaucoup entendu parler...Du coup, malgré le prix, il fallait qu'on y aille (on ne reviendra peut-être (sûrement) plus jamais en Amérique du sud, alors il faut qu'on en profite, surtout dans notre situation (de longs mois de vacances tout en étant payés jusqu'à fin février). Ce matin, il est 7h30 quand on sort de l'hôtel, à Guayaquil. Notre but est de prendre un bus en direction du terminal de bus puis un autre pour l'aéroport. Déjà, ça commence mal : on voit des bus passés mais aucun se met sur la file de droite. On changera de place plusieurs fois, avant, enfin, de rentrer dans un (le même qu'à l'aller d'ailleurs, le 84 aux sièges tagués) après 20 min d'attente au moins. Heureusement, il ne mettra pas longtemps (30 min). Arrivés là-bas, on demandera où se prend le bus pour l'aéroport : pas simple. Il faut prendre une passerelle et prendre la « metrovia » (comme à Quito, un bus qui a des voies réservées, c'est-à-dire un métro/bus). Il est 8h30 et on est en heure de pointe : on est bien chargés (surtout Nico qui porte un gros carton et qui galère...On a décidé d'amener un peu de bouffe vu que le coût de la vie sur les îles est élevé). Pour passer les barrières, il faut une carte, et la file pour l'acheter ou la recharger à la caisse est longue. Heureusement, un vigile demandera à quelqu'un qui rechargeait sa carte à la machine de nous faire passer (on a juste le prix du passage à lui donner, ça nous arrange car on gagnera du temps et nous n'avons pas besoin de cette carte). Ensuite, non sans mal, on arrive à monter dans une rame bondée : heureusement, on descend au prochain arrêt. Là encore, il y a une passerelle : Nico traîne derrière avec son carton à bout de bras et son gros sac sur le dos...Mais Nelly le sauvera sur les derniers mètres en ramenant un chariot (l'unique qui traînait dehors).

Il est un peu avant 9h : notre avion est à 11h, on est donc dans les temps. Avant d'enregistrer les bagages, il faut d'abord passer par un comptoir pour payer une taxe de 20 dollars par personne (et non plus 10 comme on avait lu). Pendant ce temps, Nico fait passer les bagages au contrôle. Ils ouvrent nos sacs et surtout, ils inspectent notre carton que l'on avait bien scotché. On ne peut pas tout amener sur les îles mais on ne connait pas trop en fait les interdits : on a fait au plus logique. De toute façon, on n'a pas amené de produits frais ni de légumes ou fruits rapidement périssables que l'on achètera sur place. Nous avons juste des concombres et des pommes (d'ailleurs, ils les inspecteront dans le moindre détail, mais c'est bon, ça passe...). Un coup de scotch et on peut enregistrer nos bagages. Dans la queue, on laisse passer une française, un peu à l'ouest, qui a son avion bien avant le nôtre (on la croisera plusieurs fois sur les îles et c'est là qu'on se rend compte que notre réputation de chiant (pas la nôtre personnellement : et oui, on est tout sauf chiants, mais les français en général, oui) n'est pas dû au hasard : on a un peu honte!!! On essaie de l'éviter au maximum. Au moment de peser les bagages, on a une petite frayeur car le carton pèse 16kg et avec nos sacs (15 kg pour Nelly et 19 kg pour Nico) , on dépasse un peu le poids autorisé... Mais on s'en sortira bien, pas de surplus à payer. Heureusement qu'on avait pu laisser quelques affaires à l'hôtel de Guayaquil (bonnet, gants, chaussettes de ski, gros manteaux et gros sacs de couchage).

Le vol est court : 1h30. On nous sert un mini snack, heureusement qu'on avait prévu de quoi compléter. Juste avant d'atterrir, on aperçoit les îles : c'est magnifique, l'eau est turquoise et on est tout exités ! De nouveau, à terre, on nous ouvre nos bagages et on inspecte à fond notre carton dont tout particulièrement nos pommes (les fruits ont l'air de bien les perturber, on ne peut sans doute pas tous les amener, et il faut qu'ils soient intacts). Puis, ensuite, on passe à la caisse : une taxe de 100 dollars par personne pour rentrer dans les îles (on le savait mais quand même, on trouve que c'est un peu (beaucoup) élevé). Après, on monte dans un bus affrété par l'aéroport jusqu'au canal d'Ibaca (10 min) : l'eau est d'un bleu turquoise, on hallucine. Là, il faut prendre un bateau pour parcourir à peine 500 m jusqu'à la route (1 dollar par personne) : on attendra un petit moment d'autres passagers afin de partir à plein. Une fois sur terre, c'est là que la galère commence. On avait lu dans un blog qu'il y avait des bus pour parcourrir les 42 km qui nous restent jusqu'à la ville principale de l'île, Puerto Ayora. Mais, on nous annonce qu'il n'y en a pas. On est donc obligés de prendre un taxi. On patientera un bon moment (plus d'une heure) car tout est plein et les tarifs de taxi assez élevés (à ce moment-là : on a à peine débarqués sur l'île, on se dit que notre porte-monnaie va se vider rapidement... De temps en temps, on nous fera espérer qu'il y a un bus mais en réalité, il n'y en a que le matin et il est autour de 13h (heure locale, une heure de moins que sur le continent). Du coup, on discutera avec un couple de français (lyonnais) bien sympas, de nos âges, qui ont un profil assez similaire au nôtre (ils ont bossé un an à Mayotte puis maintenant, ils voyagent quelques mois avant de rentrer en France...On les recroisera même une fois plus tard). On partagera donc un taxi avec eux et un autre gars (5 dollars par personne).

Il est déjà 15h environ quand on arrive dans le centre de Puerto Ayora : on pensait arriver plus tôt. Comme nous, ils n'ont pas réservé. On a une adresse (hostal Los Amigos) mais finalement, on ne peut plus utiliser la cuisine, du coup, ça ne nous intéresse pas. En revanche, les français y prendront une chambre (ils ont prévu d'y rester qu'une nuit pour partir le lendemain à l'Ile Isabela). Ils seront super sympas car ils nous garderont nos valises pendant qu'on va chercher un hôtel. Ils ont dû regretter leur choix car on a mis un temps fou à trouver une auberge avec cuisine... Impossible aussi de trouver une chambre à moins de 30 dollars (pour 2). On est en haute saison et impossible de faire baisser les prix. De toute façon, ils se sont tous plus ou moins mis d'accord pour ne pas descendre en dessous des 15 dollars par personne. Au final, on dénichera l'hostal : « la Fragata » : ça sera pas mal et après un peu de réflexion, on y restera 5 nuits au total...Au moins, on se débarrassera de notre gros carton de 16kg.

Après s'être installés, on essaie d'aller à l'office de tourisme pour programmer notre séjour mais, c'est fermé : c'est férié aujourd'hui (dernier jour des fêtes des Galapagos). Bon, il est trop tard pour aller trop loin : on fera juste un petit tour dans la ville, faire quelques courses de légumes, aller au port et admirer déjà loups de mer (dont un dormant sur un banc), pélicans (qui nous font de beaux plongeons pour pêcher les poissons ou se reposant sur les barrières de la muelle) et petits poissons dans l'eau. Il fera vite nuit car comme sur le continent, à 18h30, le soleil se couche.

Vendredi 19 février 2016, après être allés à l'office de tourisme, on prendra finalement un bateau taxi au port pour aller sur la « plage Alemanes », de l'autre côté (0,80 dollars).Le trajet est assez court et on passera devant beaucoup de « piqueros » (fous à pattes bleues = oiseaux déjà aperçus à l'Isla de la Plata) qui sont posés sur les rochers. Puis, après avoir marchés quelques minutes, on arrive au niveau d'une petite mais très belle plage : l'eau est claire et bonne. L'occasion pour nous de sortir nos masques et tubas pour prendre photos et vidéos des poissons qui nagent avec nous. C'est là qu'on verra nos premiers iguanes marins se déplaçant dans l'eau ou sur la plage. Un peu de bronzette, puis on continue notre chemin en direction de « Las Grietas ». C'est encore un endroit super joli : la nature a formé une petite rivière où on peut se baigner entre les roches. L'eau est transparente (un peu fraîche au moment de rentrer mais après, ça va) et nous permet de faire du snorkeling. Par rapport à ce qu'on fera par la suite, ce n'est pas là où on verra le plus de poissons :il faut apparemment allez plus loin, mais comme on a l'appareil photo et la tablette dans nos sacs à dos, on n'a pas envie de prendre le risque de trop s'éloignés mais on est quand même émerveillés. On y restera un petit moment avant de faire demi-tour : il y a quand même beaucoup de touristes qui commencent à arriver, comme un peu partout sur l'île de toute façon. Le chemin n'est pas très long pour y aller et même si on marche sur des roches, en tong, c'est largement faisable et bien plus agréable qu'en chaussures (recommandées par notre guide de voyage). Le temps se couvre un peu mais on retournera quand même à cette belle petite plage des « Alemanes » plus tranquille. Et voilà, notre journée est finie...Comme tous les soirs, on se fera à manger en utilisant la cuisine de l'hôtel, pas toujours super propre (mais ça ira, on a vu largement pire). Le soir, il fait chaud mais avec le ventilateur, on s'en sort.

Samedi 20 février 2016, on prendra un bus (les locaux appellent ça une « chiva », comme notre excursion à Banos : un bus avec des bancs et juste un toit), qui se prend un peu après le marché, sur l'avenue Baltra, en direction de Santa Rosa (village à 20km, 1 dollar par personne). A l'office de tourisme, on nous avait dit qu'il passait à 10h30. Les horaires sont plutôt aléatoires, d'ailleurs, ce jour là, il partira avec 10 min d'avance. Là-bas, on repèrera le trajet pour aller à la réserve El Chato (avec l'application maps.me). On passera assez vite devant une réserve d'oiseaux (el Brujo) mais ils sont en maintenance : on tracera donc notre chemin. Celui-ci est assez long mais pas difficile : environ 4km où on croisera nos premières tortues géantes : c'est la 1ère fois qu'on en voit de si grosses et de si près (hors d'un zoo, c'est quand même mieux !). Il fait chaud, Nelly se mettra à la mode équatorienne en adoptant le parapluie pour se protéger du soleil. Puis, un panneau nous annonce qu'on rentre dans la réserve. A partir de là, on va s'enfoncer dans la forêt et les chaussures de marche sont donc nécessaires (ouf, on avait prévu le coup). On croisera une bonne dizaine de tortues géantes éparpillées un peu partout, en pleine liberté. C'est génial ! On essaie tant bien que mal de ne pas trop les déranger car elles sont très peureuses : elles rentrent la tête en émettant un drôle de bruit quand elles nous entendent arriver. On les prendra quand même en photos et en vidéos. Le chemin est boueux par endroit (pauvre tortue qui s'enlise un peu mais qui s'en sortira) et conduit à une lagune.

On espérait pouvoir en faire le tour pour ne pas avoir à faire demi-tour mais impossible de trouver le chemin indiqué sur la tablette (c'est trop marécageux). On saura un peu plus tard, qu'en fait, il y a quelques chemins mais ils sont privés...On est donc obligés de rebrousser chemin. La lagune n'apporte pas beaucoup d'intérêt mais voir les tortues dans leur milieu naturel (et sans aucune autre personne que nous) est tout simplement génial. Le retour est un peu long et ennuyant (surtout en plein soleil) : ça monte un peu aussi mais par chance, on fera les 2 derniers kilomètres à l'arrière d'un pick-up (les gardes du parc national nous proposeront de nous ramener jusqu'à la route). Ensuite, on décidera de continuer notre chemin en direction d'un tunnel de lave (une bonne heure, rien que l'aller, le long de la route). Là-bas, on pensait que c'était payant mais en fait, non, c'est gratuit. La lampe n'est en fait pas nécessaire car il y a des ampoules qui pendouillent au plafond. Le chemin est large et on tient sans problème debout jusqu'à un endroit où il faut passer à plat ventre. On entend des voix : tout un groupe de japonais va nous mitrailler de photos et nous applaudir à notre sortie. Ils sont entrés de l'autre côté du tunnel et vu comme ils sont habillés, on a vite compris pourquoi ils ne rampent pas pour aller de l'autre côté du passage étroit : nous, on se prend au jeu et on pose comme des stars, ou comme si on avait réalisé un exploit sportif. Ah qu'ils sont drôles ces japonnais). On arrive ensuite rapidement à la sortie. A l'intérieur du tunnel de lave, il n'y a rien de spécial à voir, ce sont justes des roches mais par contre, ça vaut le coup d'oeil. C'est une cavité naturelle même si ça a été dégagé et aménagé afin qu'on puisse y rentrer. On fera de nouveau le retour à pied jusqu'au village sans passer par « el Rancho » qui est une sorte de ferme à tortues géantes (on les a bien vues à el Chato (gratuitement et sans autres touristes)). A l'arrêt de bus : on est épuisés. On n'a pas arrêté de marcher tout le long de la journée : étirements obligatoires. Quelle journée épuisante mais vraiment sympa.Vu qu'on a tout fait à pied, ça nous a rien coûté mais il est possible de tout faire en taxi et donc plus rapidement et sans se fatiguer... Nous, on a le temps et pas trop d'argent à gaspiller, par ailleurs ça nous permet de profiter des alentours en étant seuls. Autant dire que le soir, on ne fera pas long feu.

Dimanche 21 février 2016, on décidera de marcher à pied (et oui, encore) en direction du nord de l'île pendant environ 2km pour arriver au niveau d'un panneau qui indique « Mirador de los tuneles ». En réalité, ça n'a rien d'exeptionnel. On s'attendait à faire une petite balade et à arriver au niveau d'un point de vue (mirador). Rien de tout ça : il y a juste 50m à parcourir pour atteindre un tunnel de lave super court et carrément moins bien que la veille (selon Nico) plus naturel, donc différent et tout aussi intéressant (selon Nelly). Ensuite, on prendra un bus sur la route jusqu'au village de Bellavista (0,50 dollars). De là, on marchera un petit peu jusqu'à l'entrée d'un autre tunnel de lave (los tuneles del amor). On nous informe qu'il fait 2km de long (30 min pour le parcourir) et que l'entrée coûte 3,50 dollars par personne. Etant donné que l'on risque de voir exactement la même chose que ce matin ou que la veille, on décide de ne pas y aller. Mais, en revanche, grâce à l'application, on sait où est la sortie... Du coup, on y va pour s'assurer de ne pas regretter de ne pas y aller. On parcourrera juste quelques mètres à l'intérieur et en effet, c'est exactement pareil sauf qu'il vaut mieux avoir une lampe (bref, autant faire celui qui est gratuit à Santa Rosa, et qui a la

particularité d'avoir ce passage étroit).

On rebrousse chemin et on marche sur la route en direction de la plage Garrapentero. Il nous manque 16km... On espère faire du stop ou prendre un taxi. Par chance, une voiture s'arrête pour nous amener jusqu'au village suivant : on a fait la moitié. On remarche un peu puis un taxi bien plein nous fait monter à l'arrière du pick-up pour les 6 derniers kilomètres...et en plus, sans rien nous faire payer. Quand on arrive au bout de la route, il ne nous reste plus que 500m environ pour arriver sur une magnifique plage de sable blanc. Après s'être enregistrés (gratuit mais accessible uniquement entre 6h et 17h, comme la majorité des sites), c'est l'occasion pour nous de faire un peu de bronzette et de nager dans une eau turquoise et calme. C'est aussi un des rares endroits où l'on a le droit de camper mais il faut prévenir 48h à l'avance et ce n'est pas à côté de la ville (bref, trop galère pour nous). On y restera un bon moment : le temps de pique-niquer sur place et de bien profiter des lieux : on peut même faire du snorkeling et nager avec des iguanes (qui vont super vite d'ailleurs). Sur la fin de la journée, le temps se couvre, on ira voir les flamands roses qui sont dans la laguna juste derrière la plage. On rentrera en taxi pour 10 dollars (au début, c'était 15, mais c'est vite descendu)...Encore une belle journée mais le meilleur reste encore à venir.

Lundi 22 février 2016, c'est l'anniversaire de Nelly. Et pour elle, c'est le grand jour : elle va effectuer sa première plongée (impossible de négocier le prix, 140 dollars, malgré l'évènement). Nico, en revanche, ne peut pas y aller en raison de ses problèmes aux oreilles, mais, il n'est pas déçu : il est content pour sa chérie qui voulait absolument le faire. Il en profitera pour se reposer un peu car depuis le premier jour sur l'île, il a la fameuse « Turista » et ça durera pendant tout le séjour : à croire que quand il fait trop chaud, son estomac ne le supporte pas. Heureusement,ça ne l'a pas empêché de faire les différentes activités. Après s'être renseigné à l'office de tourisme pour différentes choses, il ira se reposer sur la plage (la « estacion ») non loin du centre Darwin (on y retournera ensemble après la plongée de Nelly puisque l'accès au centre est déjà fermé, à 16h30).

Quant à Nelly, elle n'a pas beaucoup dormi la nuit : peur que le réveil ne sonne pas, excitée et un peu angoissée en même temps par ce baptême de plongée... bref, elle n'arrêtera pas de regarder l'heure et finira par se lever avant le réveil, à 5h45. Le temps de se préparer, de déjeuner, et hop : elle se retrouve devant l'agence avec 7 minutes d'avance. Elle discutera pendant ce temps-là avec un français accompagné de son fils adoptif équatorien. A 7h pile, c'est le départ en taxi pour rejoindre le bout de l'île, et de-là, elle prendra un zodiac pour rejoindre le voilier sur lequel elle va passer la journée. Pendant que celui-ci se dirige vers l'île Seymour, les débutants (donc 8 et elle) regarderont une vidéo (en anglais sous-titré en espagnol) qui correspondra à un breifing sur la plongée. Pendant ce temps, les deux seuls anglophones qui ont déjà effectué une plongée prennent le soleil sur le voilier. Ensuite, alors que ces 2 chanceux vont faire leur première plongée de la journée, Nelly et ses co-participants auront droit à un 2ème briefing par un des deux guides (avec essai de tous les équipements). A ce moment-là, elle signalera que le masque qu'on lui prête parait trop grand (toujours son problème de petite tête...), mais le guide lui conseille de le garder car premièrement le sien n'est pas fait pour les profondeurs et deuxièmement, il risque de s'embuer facilement et à 12 m de profondeur, impossible d'enlever le masque pour enlever la buée... Nelly n'est pas très confiante, mais bon, ils verront bien... C'est parti ensuite pour remonter dans le zodiac afin d'arriver à l'endroit précis de la plongée. Nelly n'a jamais vu une eau aussi belle, aussi turquoise. Le guide annonce qu'il va faire la plongée avec le père argentin et ses deux filles et que pendant ce temps, les autres vont faire du snorkeling. Bien évidemment, dès que Nelly mettra la tête dans l'eau, le masque prêté se remplira d'eau : grrrrrr : impossible de garder la tête dans l'eau plus d'une minute, c'est dommage, il y a de beaux poissons à voir, dont tout un banc de gros poissons argentés. Deux chiliens échangeront leur masque contre le sien, mais rien à faire, c'est toujours la même chose. Du coup, elle demandera au mec qui conduit le zodiac de bien vouloir la ramener au voilier pour qu'elle puisse récupérer son propre masque. Le mec en question lui dit que c'est impossible (il doit rester au niveau de la plongée des argentins). Heureusement, il appelle le 2ème zodiac au talki walki qui accompagne les deux anglophones qui sont actuellement en plongée, et ce dernier peut la ramener au voilier : oufff. Par contre, toute cette histoire lui a fait perdre un bon bout de temps de snorkeling, et quand elle est de nouveau de retour sur les lieux, il n'y a plus de poissons... elle apercevra quand même une raie beaucoup plus bas. Une fois les anglophones et les argentins remontés (enchantés), retour au bateau. Nelly expliquera au guide que le masque prêté n'allait pas et qu'elle préfère garder son masque. Il est sceptique et finira par dégoter un masque un peu plus petit. Cette fois-ci, Nelly est plus confiante. Et c'est reparti pour le zodiac, la remise des palmes et cette fois-ci : la bouteille en plus... Elle ira dans l'eau la première afin de tester le masque : oufff : l'eau ne rentre pas. Elle effectuera sa plongée avec la chilienne et ses deux fils. La descente est un peu flippante (ce n'est pas naturel de respirer par la bouche, les oreilles se bouchent et ce n'est pas facile de les déboucher dans ces conditions même si toutes les explications étaient claires). Heureusement, avant de toucher le sol, elles se déboucheront, la descente a, en fait, été super rapide. A 12 m de profondeur, on voit aussi bien qu'en plein air, c'est incroyable. Il y a de beaux poissons qui tournent autour d'elle. Le temps que les deux guides fassent descendre les 3 autres, elle sortira la go-pro de sa poche. Elle ne l'a pas encore trop fait fonctionnée, et dans ces nouvelles conditions , elle n'est pas très à l'aise avec (peur de la faire tomber, que la batterie se décharge vite ou que la carte mémoire se remplisse rapidement...) Une fois tout le monde au sol, ils suivront leur guide respectif et verront très vite 1, puis 2 puis au moins une dizaine de requins, tranquilles posés sur le sable (certains à moins d'un mètre de distance) ou nageant au-dessus d'eux. C'est vraiment une super expérience. Bon, le masque se remplira un peu d'eau de temps en temps, heureusement, avec la technique expliquée auparavant, elle arrive sans problème à l'enlever. Le temps passera super vite. De retour au voilier, un petit sandwich et une banane les attendent. Ils resteront à bord le temps que le français et l'équatorien fassent, à leur tour, leur baptème de plongée et les argentins : leur snorkeling. Nelly sera toute contente de pouvoir discuter avec les chiliens sur le pont du voilier. Un copieux goûter (composé d'excellentes tranches d'ananas, de très bons biscuits et de jus de fruit) complète bien (et largement) le maigre repas pris auparavant. Vers 16h00, elle retrouvera son chéri, enchantée de sa journée.

Mardi 23 février 2016, on embarquera en direction d'une autre île (Isabella : voir l'article suivant). Mais étant donné que notre avion repart de la même île qu'à l'aller, on y retournera une nuit. Il est autour de 8h30, ce samedi 27 février 2016, quand nous revenons de nouveau sur Santa Cruz. On décidera d'aller à l'hostal Los Amigos car c'est légèrement moins cher que « las Fregatas » (vu qu'on a décidé de se faire un resto le soir, on n'a pas besoin de cuisine. Pour 25 dollars, on a une chambre privée avec une salle de bain partagée. La chambre n'est pas prête mais on peut laisser les bagages : on ne prend juste nos petits sacs à dos bien pleins avec nos serviettes, masques, tuba, eau, pique-nique.

A l'aller, on n'avait pas eu le temps d'aller à Tortuga Bay. Pour s'y rendre, il y a environ 3km de marche. Comme souvent, il faut s'enregistrer (heures d'ouverture : 6h-17h) mais c'est gratuit. Il suffit de suivre le sentier pavé : impossible de se perdre. Pour nous divertir, sur le chemin, il y a même une cache que l'on trouvera assez facilement (impossible de trouver les 2 autres sur l'île). Quand on arrive, on aperçoit un paysage magnifique : une splendide plage de sable blanc avec des iguanes marins qui se prélassent au soleil. Le drapeau est rouge et on ne peut pas se baigner, mais, au fond de la plage, il y a comme un bassin d'eau plus calme où l'eau est super claire : on y voit les poissons du dessus. On se dit qu'on filmera et qu'on prendra des photos plus tard : là, on veut se prélasser au soleil. Malheureusement, à force que des gens y rentrent, l'eau se trouble de plus en plus (enfin, ce n'est pas la cata non plus) quand on sortira la GoPro. L'endroit est vraiment chouette et on y restera un bon moment entre bronzette et snorkeling. Juste un peu plus loin, il y a une autre plage (Playa Mansa) où l'eau est très calme (ça fait un peu comme un lac). Il parait que c'est là qu'on peut apercevoir les tortues marines mais l'eau est tellement trouble que l'on n'aperçoit pas le fond. C'est le site de snorkeling, mais, franchement, ça ne vaut pas le coup (sauf pour faire des longueurs tranquilles sans vagues, et en présence de petits requins inoffensifs). Il y a, en revanche, de l'ombre et des bancs pour se reposer, manger. On ne s'attardera pas à cet endroit et on préfèrera retourner là où on était juste un peu avant. Nelly vera aussi d'autres bébés requins dans l'ocan, juste à côté.

A la base, on ne voulait pas y rester aussi longtemps car nous voulions aller au centre Darwin mais vu que sur l'autre île (Isabella), on est allés dans un endroit similaire (élevage des tortues), on s'est dit : « profitons plutôt de cette merveilleuse plage plutôt que d'aller visiter quelque chose qu'on a déjà vu ». Du coup, on y restera jusqu'à 15h, ensuite, on ira à la « laguna Ninfas », située sur le passage, en ville. C'est un gros étang entourée de passerelles sur lesquelles on peut se promener, se reposer. Cela permet de sortir un peu de la ville et même si ça n'a rien d'exeptionnel, ça vaut le détour. On apercevra même un loup de mer en pleine chasse de poissons. C'est aussi un lieu où l'on rencontre plusieurs types de mangrooves (les arbres des Galapagos). Après une bonne douche et une énième séance photo (vu le nombre, on n'avait pas le choix que de les trier tous les soirs), on se fait notre dernière soirée sur l'île.

Et ce soir, ce n'est pas nous qui cuisinons pour une fois. On fait au plus simple, afin d'éviter de tourner dans la ville, en se rendant à la rue des restos (c'est comme ça qu'on l'a appelée) : impossible de la rater (le soir, toutes les tables sont dans la rue et c'est bien sympa même si c'est un peu trop touristique). On fera d'ailleurs un truc bien particulier que l'on n'avait encore jamais fait. Même s'ils font tous plus ou moins la même chose, on se rendra dans 2 restaurants différents. Dans le premier, on partagera un menu pour 5 dollars : une soupe au thon (plutôt bonne), un poisson avec du riz et des haricots rouges ainsi qu'une limonade. Puis, on ira ailleurs pour prendre un seul plat (10 dollars) : un poisson (assez proche du thon) agrémenté d'une sauce cacahouète (enconado de pescado) avec bien entendu du riz. C'était vraiment très bon et forcément meilleur que le plat précédent. Avec ça, on était bien pleins. Nelly finira par une bonne petite glace (1,25 dollars) comme chaque soir sur cette île (Nico n'en prendra que les 3 premiers soirs) : il est vrai qu'elles sont plutôt bonnes et très agréables, vu la chaleur.

Dimanche 28 février 2016, c'est le jour de départ après avoir passé 10 jours incroyables dans les îles Galapagos. On se lève un peu plus tôt que prévu et ce sera un bon choix car ça nous permettra de prendre le bus de 7h30 (2 dollars le trajet + 1 dollar pour le taxi pour aller jusqu'au terminal). Au début, on souhaitait prendre celui de 8h, le dernier bus possible normalement mais le chauffeur disait que celui de 7h30 était le dernier (difficile de comprendre quelque chose sur les bus sur cette île). Bref, on est bien contents et on fera le même trajet qu'à l'aller, sans stress, car notre avion n'est qu'à 12h45. On apercevra même une dernière fois deux raies souris, que Nelly photographiera pour son plus grand plaisir, le gros poisson bleu argenté, la pêche au banc de poissons par une multitude d'oiseaux qui tournoient avant de plonger tous ensemble et pour finir un gros crabe rouge qui a failli monter sur le sac de Nico. Après ces derniers souvenirs, on monte dans notre dernier bus qui nous emmène à l'aéroport... Juste avant d'embarquer, petite frayeur : Nelly entend son nom au haut-parleur. En fait, il y a des coquillages dans son gros sac à dos et comme on n'a pas le droit d'en ramener, ça pose problème... (Tous les sacs sont passés au rayon X pour vérifier leur contenu). En réalité, ils proviennent de Mompiche et donc, pas de souci, on peut les garder (heureusement qu'ils ont reconnus qu'ils n'étaient pas originaires des Galapagos...) Maintenant, en avant pour Guayaquil.

Prochain article : l'île Isabella que l'on a adorée !

A bientôt

Nelly et Nico

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