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Il est 6h du matin ce mardi 1er mars 2016 quand nous arrivons à Latacunga (en provenance de Guayaquil). Comme lors de la première nuit en bus en Equateur, on a super mal dormi pour ne pas dire pas du tout. C'est fou comme les bus, ici, sont si inconfortables par rapport aux pays voisins : il n'y a pas beaucoup de place pour les jambes et les sièges ne s'inclinent quasiment pas et pour courronner le tout : ils mettent généralement la musique à fond... Bref, heureusement qu'on n'en prend pas souvent ici vu que le pays est assez petit. Le bus ne nous dépose pas à la gare routière mais à 150 m où l'on déjeunera. Par la suite, pour 2 dollars chacun, on prendra un bus (à 7h) pour Zumbahua (1h30 de trajet) : avant d'y monter, ça sera très marrant, 2 mecs se disputeront pour qu'on monte dans leur bus (difficile de savoir qui dit vrai, qui part le plus tôt : on choisira le bus le plus proche et en instance de départ).

A Latacunga, on était déjà à 2 000 m d'altitude (obligés de s'habiller chaudement) mais plus on avance, plus on monte et voir le brouillard n'est pas très rassurant. Le bus s'arrêtera le long de la route, en haut du village (600m en descente, avec nos sacs, c'est carrément jouable, ce que l'on fera). On est à 3 800m d'altitude mais tout va bien : on n'a pas le mal des montagnes mais on ressent bien qu'on est en altitude quand on marche. On trouvera, juste en face de la place, un hostal (Condor Matzi) super sympa : chambre privée pour 16 dollars, wifi, cuisine, salle de bain partagée et surtout un acceuil au top. Comme après chaque nuit passée dans le bus, Nelly ira se faire une bonne sieste pendant que Nico s'occupera du blog et de la suite. Juste avant, néanmoins, elle pestera comme une folle car elle n'arrive plus à remettre la main sur le porte-feuille : par chance, il n'y avait que des bagues de souvenir d'une valeur totale de 5 dollars et les plaquettes de pillule (sans gravité, ça tient jusqu'à la fin mais faut plus les égarer). Il a sans doute dû tomber du sac à dos dans le bus : ça reste quand même un mystère, Nelly qui essaie de faire tant attention...

Autre chose, plus amusante cette fois-ci, juste après avoir confier notre lessive, Nico se rendra compte qu'on ne va pas nous la rendre sèche comme d'habitude : elle est en train de sécher sur le fil et vu le froid qu'il fait et l'absence de soleil, il regrette de ne pas lui avoir demandé avant. Et le pire dans tout ça, c'est que le linge n'est même pas essoré : il faudra qu'on le fasse nous-même et qu'on le déplace sur le balcon du 1er étage pour le protéger si jamais il pleut. Mais bon, on ne va pas se plaindre, la nana en question nous a quand même lavé notre linge (à l'ancienne : au lavoir dans sa petite cour) et au final, il sera sec le lendemain, juste avant qu'on reparte.

A midi, on ira manger dehors un menu (3 dollars à 2) au milieu de locaux : là, la soupe est justifiée et s'apprécie beaucoup plus que lorsqu'il fait 30°C. L'après-midi, après avoir fait quelques courses, sera consacrée au repos : par chance, le wifi est vraiment bon dans ce village perdu au milieu des montagnes (sympa, paisible et bien vert : ressemble un peu au paysage entourant le Macchu Picchu) et cela nous permettra de faire un Skype avec les parents, ce qui n'est pas toujours évident avec le décalage horaire. Bref, de temps en temps, c'est pas mal de se reposer : demain, une longue journée nous attend et on doit être en forme. Bonne nouvelle aussi, il y a de l'eau chaude dans la douche et c'est bien agréable, vu la fraicheur : il y a même un poêle dans la salle commune où l'on peut manger (c'est vraiment un bon endroit pour reprendre le plein d'énergie).

Le lendemain matin, mercredi 3 février, notre réveil sonne aux horores (5h15) afin de nous permettre de prendre notre temps. Le gérant de l'auberge nous avait informés qu'il y avait un bus à 6h30 pour Quilotoa, sinon, il faut prendre un taxi (pick-up qu'ils appellent camionnette). Toutes les 5 min, les chauffeurs de taxi nous klaxonneront pour nous proposer de nous amener à Quilotoa pour 5 dollars. On refusera jusqu'à ce qu'il y en ait un qui nous propose 4 dollars (on se dit que le bus, c'est 2 ou 3 pour nous 2 donc presque pareil) : on acceptera puisqu'ils n'arrêteront pas de nous dire qu'il n'y a pas de bus, ce qui est faux (on en a vu la veille, mais peut-être que les horaires sont aléatoires). Arrivés là-haut, 20min plus tard (14km), à peine, on s'émerveille tout de suite de la beauté du paysage : un beau cratère rempli d'eau (dommage que le temps soit nuageux mais un peu plus tard, ce sera plus joli avec quelques éclaircies). Le sentier ouvre à 7h et il est 6h55 : il n'y a personne, pas de barrière, on décide d'y aller (on ne sait pas du coup, si c'est payant ou non : d'après le guide, oui, mais ça date de 4 ans et vu que parfois, il se trompe...).

On décide donc de prendre le sentier qui descend jusqu'au lac : impossible de se perdre, le chemin est large, bordé de pierre et il n'y en a qu'un. En comptant les poses photos, on mettra environ 45 min pour descendre et on ne croisera personne (ni en bas où il est possible de louer des kayaks) : quel endroit magnifique, calme et paisible. On aperçoit 2 tentes, à l'abri mais ça dort encore : on est les premiers à venir au bord de l'eau, ce matin. On profitera un petit moment de ce superbe endroit puis on décidera de remonter (avec une légère bruine qui ne durera pas). En 1h, on est en haut et ça nous a parru moins dur que ce qu'on pensait même si ça grimpe pas mal durant 1,7km : avec l'altitude (3 900m), on a l'impression d'être de vrais papis ou des tortues. Nico est devant mais ça sera le contraire pour la rando suivante.

En effet, on enchaine avec une balade le long des crêtes. Il y a un chemin qui fait le tour en 6h environ mais pour nous, c'est trop juste niveau timing. Et puis, on n'en voit pas bien l'intérêt de faire le tour complet : le paysage est le même tout le long, épuisant et super long, surtout après la première rando de 2h jusqu'en bas (mieux vaut faire celle-là d'abord). Néanmoins, on en fera une partie, en passant par la gauche quand on regarde le cratère, jusqu'à une des crêtes située juste en face du début du sentier. Notre petite rando de 2h30 aller/retour environ vaut la peine : cela nous permettra d'avoir d'autres points de vue sur le lac (donc d'autres photos) ainsi que d'apercevoir le paysage de l'autre côté (magnifique). Sur la fin, on aura même droit à quelques éclaircies qui donneront une plus jolie couleur au lac. Bien entendu, avec un ciel totalement dégagé, ça aurait été encore plus splendide, surtout qu'on aurait pu apercevoir le sommet du volcan Cotopaxi (dommage, mais n'oublions pas qu'on est en pleine saison des pluies alors on ne s'en sort pas si mal que ça).

Après avoir mangés notre salade sur un des nombreux bancs (à l'abri) vers le départ du sentier, on reprendra de nouveau une camionnette en négociant le même prix qu'à l'aller. On n'avait pas envie d'attendre un peu plus d'une heure pour prendre un bus pour 3 dollars chacun, parait-il, ce qui nous parait un peu cher (enfin, bref, ici, avec les bus, on ne sait jamais s'il passe et si les gens disent la vérité). En tout cas, on a bien fait de faire un petit détour dans notre voyage et venir par ici : Nelly a su être convaincante et a bien fait. Et le fait d'aller voir la laguna de Quilotoa plus tard nous a permis d'obtenir de bonnes infos comme de dormir au village de Zumbahua plus sympa, moins cher qu'à Quilotoa beaucoup trop touristique, donc plus cher (aucun commerce, que des hotels et restaurants) : merci les équatoriens et le colombien rencontré à Quito car notre guide de voyage ne nous l'avait pas dit ! Si on y était un samedi, on aurait pu, en prime, assister au beau et grand marché sur la place.

Du coup, il est 12h30 quand on est de nouveau à Zumbahua. On prendra donc le temps d'aller plier notre linge qui a enfin séché et de récupérer nos gros sacs restés à l'hostal (enfin, à la pharmacie, car ceux qui tiennent cet hostal tiennent aussi la pharmacie qui est juste à côté et qui communique avec celui-ci). Puis, on se placera dans la rue pour attendre le bus qui est censé partir à 13h de Quilotoa mais on perdra patience à 13h40 et on prendra un taxi jusqu'à la route (1 dollar pour 2) là où il passe plus de bus. Et finalement, en patientant 15min de plus, on aurait pu prendre le bus en direction de Latacunga, directement dans le village (tant pis). Sur cette fameuse route, un taxi proposera de nous amener à Latacunga pour 3 dollars chacun, ce qu'on refusera vu qu'on sait que le bus ne coûte que 2 dollars et qu'il y en a toutes les 30 min. Puis, 5 min plus tard, il descend à 2 dollars par personne : on n'hésite plus et on met les sacs à l'arrière...mais à ce moment-là, le bus en question arrive. Du coup, pour le chauffeur, ça ne marche plus et il n'est plus d'accord : on reprend donc nos gros sacs et on monte dans le bus (ils sont bien marrants ces chauffeurs de taxi : Nico ne les aime pas trop d'ailleurs et ne leur fait pas confiance ! Vive le bus : plus sûr, plus honnête).

Le trajet jusqu'à Latacunga est comme à l'aller, valloné : ça bouge dans tous les sens ce qui n'empêche pas Nico d'écrire l'article du blog. Nelly profite du paysage et somnole de temps en temps. Vers 15h30, on arrive enfin à Latacunga. On se renseigne pour voir s'il y a un bus de nuit en direction de Loja ou s'il faut effectuer un changement à Ambato : les 2 sont possibles mais on préfère faire le trajet direct. On prendra celui de 19h30 (à 2 rues de la gare routière, compagnie Santa Anna) et entre le tri des photos, un scrabble et un moment pour manger, on n'aura pas le temps de s'ennuyer. C'est le dernier bus de nuit en Equateur, espérons que celui-là soit plus confortable que les précédents, mais c'est tout sauf gagné : 12h de bus nous attendent. On verra bien comment ça va se passer !

A bientôt

Nelly et Nico