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Mercredi 13 avril 2016, il est 14h passées quand on arrive sur Cafayate. Et on ne peut pas dire qu'il ne fait pas beau : aucun nuage à l'horizon, c'est incroyable. Le trajet a été bien sympa puisqu'on est passé par la Quebrada de Las Conchas que l'on va faire le lendemain (voir plus loin). A peine sortis du bus, comme cela arrive parfois, on se fait sauter dessus par les rabatteurs d'hostal. Ce n'est pas très agréable mais en même temps, souvent très utile : on récupèrera les différents prospectus (de plus, pour une fois, ils nous souhaitent tous une bienvenue à Cafachaté car c'est comme cela qu'on le prononce en Argentine). Vu qu'on a le ventre vide (ça fait un moment que le petit déjeuner est digéré), on souhaitait, au départ, aller manger directement quelque part avant de poser « toute notre maison » dans un camping. Mais finalement, étant donné que Cafayate, c'est assez petit, on ira voir le « Backpacker hostal » qui propose aussi le camping dans le jardin, à l'ombre pour 50 pesos/pers. avec cuisine et wifi (nos critères). Mais, là-bas, le gars nous annonce qu'il faut rajouter 20 pesos/pers/nuit si on veut cuisiner. On trouve que c'est abusé et surtout, ce n'est pas ce qu'on nous a dit en sortant du bus. On décide d'aller voir un autre qui était d'ailleurs légèrement moins cher avec les mêmes services (et assez près de la place centrale)... Mais, finalement, la proprio nous rattrappera et nous proposera de ne pas nous faire payer le supplément « cuisine » afin de nous garder (étant donné qu'on n'est pas en haute saison, elle préfère cela plutôt que d'avoir deux personnes de moins). En revanche, la nana qui a nous a alpagué au bus va se faire « tirer les oreilles ». On y restera 2 nuits. Le wifi est bon et le cadre plutôt sympa. Néanmoins, les sanitaires (pour le camping) ne sont pas terribles : la douche (pas simple à utiliser d'ailleurs) et les wc dans la même pièce, ce n'est pas génial. En plus, il n'y en a qu'un seul pour tous les campeurs (4-5 tentes) : on est loin de la ribambelle de sanitaires du camping de Cachi. Autre point un peu négatif : la cuisine est située au milieu du couloir, ce qui n'est pas du tout pratique avec seulement 2 plaques qui fonctionnent. Bref, la taxe pour la cuisine est vraiment abusée et non justifiée (à moins que ce soit justement pour limiter le nombre de personnes à cet endroit).

Non loin de la place, il y a un endroit où parait-il, il y a de très bonnes empanadas (« La Casa de las empanadas ») : on souhaitait donc aller voir ce que ça donne. Problème, il est 15h passée et c'est fermé, comme la majorité des commerces et restaurants. Du coup, on ira se manger une pizza (certes pas la meilleure du monde, mais ça ira) et une salade en terrasse dans un des restaurants qui fait le coin de la place. On se prendra également un verre de vin chacun, vraiment bon d'ailleurs : un Malbec et un Torrontes (spécialité de Cafayate). A la fin du repas, Nelly sera bien saoûle : il faut dire que les verres étaient bien remplis et bien corsés. Pour 15 euros à 2, c'est tout à fait correct. On ne s'arrêtera pas là puisqu'on ira se prendre une glace : ici, il y a plein de glaciers et ils proposent même de la glace au vin (normal, on est dans le région des vins), alors forcément, on goûtera mais Nico sera un peu déçu. Il est donc presque 17h quand on aura fini de manger : autant dire que le repas du soir sera très léger (pastèque, yop). Et comme souvent, Nelly en profitera pour faire un petit tour des différents commerces artisanaux avant que la nuit ne tombe.

Jeudi 14 avril, il fait toujours aussi beau quand nous nous levons. Le matin, il fait un peu frais : la veste se supporte mais après, il fait vite chaud. A 9h30, nous sommes à l'atelier de location de vélos (repéré la veille), situé non loin de la place (calle Camila Quintana de nino). Il y en a plusieurs mais on a préféré aller ici afin de faire marcher les petits commerçants (bien sympathiques) plutôt que les autres agences (et en plus, ils sont moins chers : (130 pesos/la journée contre 200-250 ailleurs)). Les vélos ne paient pas de mine mais fonctionneront très bien. Quand on arrive, les mecs fignolent encore nos bécanes (gonflage des pneus, huilage de la chaîne...) : ensuite, ils nous prêteront un kit en cas de crevaison ainsi qu'un cadenas. Puis, on file jusqu'au bus afin de prendre celui de 10h30 en direction de Salta (il y a aussi celui de 8h30, mais trop tôt pour nous). Le trajet jusqu'à la « Garganta del Diablo » nous coûtera 50 pesos chacun auquel il faut rajouter 20 pesos pour le vtt et dure environ 1h. A 11h30, on commence enfin notre journée. On va donc faire toute la Quebrada de Las Conchas en vélo tout en s'arrêtant aux endroits intéressants. En espagnol, « conchas » signifie « coquillages » vu qu'avant, il y avait la mer dans cette zone. Tout le long du trajet, le paysage sera vraiment magnifique, nous permettant d'observer ce qu'a créé la nature : l'eau a formé des formes dans la roche. Et comme au parc Torotoro, en Bolivie, les scientifiques leur ont donné des noms. Bon, cette fois, c'est beaucoup plus justifié et surtout bien plus joli (voir photos). C'est simple, entre le km 47 et le km 19, on s'arrêtera presque tous les 300m afin de prendre des photos. Sur la fin, Nico était fatigué de tous ces « arrêts photos » mais Nelly était aux anges, appréciant du coup le vélo (contrairement à la route de la mort, elle peut enfin regarder le paysage, ce n'est que du bonheur!). Il faut dire aussi que l'on ne va pas trop vite et qu'on fait des pauses assez souvent, Nico ayant décidé de laisser Nelly devant afin qu'on puisse s'arrêter autant de fois qu'elle le souhaite pour prendre des photos (et il y en aura un sacré nombre!).Il est vrai que c'est relativement plat, que ça descend de temps en temps et que les montées sont rares et plutôt courtes. De plus, même s'il fait chaud, ce n'est pas non plus la canicule : on profitera à fond des différents sites et surtout, en étant autonomes comme on aime (on croisera quelques cars touristiques et on ne peut pas dire qu'on les enviait!). Certains sites observés sont plus ou moins intéressants mais entre autres, on passera devant « l'Obélisque » (grosse pierre ressemblant à un menhir), « los Castillos » (très ressemblants aux tours d'un château), « las ventanas » (forme d'une fenêtre ), « el sapo »(sorte de crapeau) puis à des miradors comme celui de « las cruces », envoutant !

A 17h30, on quitte le site « Los Castillos », au km 19 : jusque là, on aura parcourru à peine 28 km en 6h, tout en comptant la pause repas, à l'ombre, non loin d' « El Sapo ». Même si on a encore le temps, l'heure tourne : il nous reste encore une vingtaine de bornes. Heureusement, par la suite, il n'y a plus rien à voir et on fera le trajet d'une traite, s'arrêtant seulement une fois, à peine 30 secondes pour boire le restant d'eau. C'est tout plat (enfin, pour Nelly, c'est un faux plat montant car il faut bien appuyer sur les pédales, et ça chauffe les cuisses) mais (et en plus de cela) monotone et ennuyant : Nelly a hâte d'arriver. Comme il n'y a plus d'arrêts photos à faire, elle trouve le trajet en vélo beaucoup moins plaisant. Les derniers kilomètres seront un vrai supplice pour elle mais elle tiendra bon : bravo ! Son chéri sera même très fier d'elle car elle tiendra bien la cadence : on ne peut pas dire qu'elle « a fait sa mamie » sur le vélo. Au final, on rendra les bécannes largement à temps, vers 18h45, juste un peu avant la tombée de la nuit. Au total, on aura fait 50km en deux roues et on aura passé une agréable journée, tout en prenant notre temps. A l'auberge, ils vendaient des excursions organisées pour faire la même chose que nous mais en bus avec des pauses à pied aux lieux intéressants pour 250 pesos/pers. On ne regrette pas du tout notre choix et on le conseille : au moins, on est autonomes  et on aime ça. En plus, la route étant goudronnée, il est donc difficile de crever : au cas où, on était équipés même si Nico n'est pas un pro pour changer une roue  (ouf, il n'en a pas eu besoin). Par ailleurs, il y a très peu de véhicules qui passent (donc peu de danger). Le soir, on aura juste le temps de prendre une bonne douche, de faire les courses, de se faire à manger et d'aller dormir : Nelly est crevée !

Vendredi 15 avril, on se lèvera tranquillement (le check-out n'étant qu'à 10h30). On partira d'ailleurs à peine un peu plus tard afin d'aller se caler sur la place. On n'a pas le temps de faire grand chose vu que notre bus en direction de Taffi del Valle part à 14h. Du coup, on en profitera pour avancer sur le blog et trier les photos. Comme cette fois-ci c'est ouvert, on ira gouter les fameuses empanadas du coin. Il est vrai qu'elles sont meilleures que d'habitude car elles présentent plus de variétés (12 au total). En revanche, on ne peut pas dire que l'accueil soit agréable et elles sont quand même un peu chères (on le savait) : 11 pesos la mini empanada (dans la rue, c'est 5 mais toujours au poulet ou à la viande). On complètera notre repas avec nos traditionnelles salades ainsi qu'une bonne glace, en terrasse (vu la chaleur, c'est carrément appréciable). D'ailleurs, au glacier « Dussio par Rosemarie »(sur la place), elles sont bien meilleures qu'au précédent : Nelly a savouré la boule à la mousse au chocolat et même Nico a apprécié la sienne ! (30 pesos pour 2 soit 2 euros).
A 14h passé, on décolle de Cafayate où on aura beaucoup apprécié y séjourner : ça change de Cachi et Salta où l'on n'a pas trop accroché. On aurait pu aller à la cascade, à des ruines mais on a déjà pas mal fait tout cela ailleurs, et il ne nous reste plus beaucoup de jours avant notre retour en France... En effet, il ne nous reste plus qu'une semaine de voyage mais l'aventure n'est pas encore terminée : prochainement, Taffi del Valle et le parc Talampaya !

A bientôt

Nelly et Nico