Vendredi 15 avril 2016, il est 17h quand on arrive au terminal de Tafi del Valle, petite bourgade située au pied des montagnes. Comme d'habitude, Nico fera son petit tour à la recherche d'un camping : selon l'office de tourisme, il n'y a qu'un seul endroit pour planter sa tente (au camping municipal, 150 pesos pour 2, cher et loin) mais en fait, il y a au moins 2 autres endroits. A l'hostal Nomade (à 600m du terminal, à droite), on peut camper avec petit déjeuner et dîner compris (là encore, tarif élevé, 300 pesos pour 2). La dernière solution (la nôtre du coup), c'est de planter sa tente à « l'hostal y camping », située avant le camping municipal. Pour 100 pesos (à 2), il y a une cuisine (avec des tables pour manger) et un coin d'herbe pour camper. Il ne faut pas s'attendre au grand luxe (surtout les sanitaires, c'est un peu comme à Cafayate) mais on a vu bien pire. La salle commune où il y a la cuisine est bien rigolote avec les murs remplis de tags, de dessins, de bibelots en tout genre... En revanche, la bonbonne de gaz qui arrive en fin de vie, ça nous fait moins rire, surtout que les propriétaires (accueil pas au top, comme trop souvent malheureusement) n'en ont pas de rechange (et qu'ils ne veulent pas aller en acheter une autre maintenant alors qu'il y a des magasins encore ouverts). Bref, heureusement, nous, on a notre réchaud et ça fera l'affaire pour faire cuire ce qui nous reste à faire (d'autres allumeront un feu dehors, à l'endriot prévu à cet effet) Heureusement, le lendemain soir, tout rentrera dans l'ordre. Comme dans beaucoup d'endroits, il n'y a pas beaucoup de casseroles et certaines n'ont pas de queues, les poêles sont très usées, pas toutes les plaques fonctionnent...mais pas de panique, on commence à être habitué et on gère ! On fera aussi la connaissance d'un jeune couple de québéquois (on adore leur accent) agé seulement de 19 ans bien sympa à qui on donnera des conseils pour la suite puisqu'ils font le chemin inverse du nôtre.

Samedi 16 avril, pas de réveil même si on se lève rarement après 8h00-8h30. La nuit a été plus fraîche que d'habitude (pas étonnant que la bâche de la tente soit si humide) et Nelly regrettera de ne pas avoir mis son bonnet : on est à 2000m d'altitude et notre guide nous avait bien dit qu'il fallait profiter de l'air vivifiant des montagnes. Pour Nico, température idéale : ni trop chaud, ni trop froid ! Il est donc 9h30-10h quand nous décollons avec nos petits sacs à dos : au programme, une petite rando à la journée ! La première étape, c'est de grimper au « mirador de la Cruz » afin de prendre un peu de hauteur et d'observer le paysage. Le chemin est indiqué de temps en temps et en demandant, on s'en sortira : de toute façon, on aperçoit très vite la croix, vu d'en bas ! En 40 min, on est en haut : à peine le temps de prendre quelques photos et une vidéo que la tablette s'éteint (et oui, c'était prévisible vu qu'on n'avait pas pu la charger beaucoup). Heureusement, on n'aura pas besoin de l'utiliser beaucoup vu qu'il n'y a pas énormément de photos à prendre et on a toujours le petit appareil photo. Par la suite, on voudra se rendre au village suivant, « El Mollar », en suivant la route de terre qu'on aperçoit en contre-bas. Du mirador, il y a un petit chemin qui longe les maisons en contre-bas... s'en suivra une bonne dizaine de kilomètres sur un chemin monotone où passent quelques voitures de temps en temps (et un peu de poussière pour nous). A un moment donné, on sera même obligés de faire demi-tour car on arrivera à un cul-de-sac, face au lac : il faut toujours suivre le chemin principal. Et en voulant couper pour retourner sur la route, on trempera un peu nos pieds. En sortant de ce pétrin, on tombera sur un peu d'animation : cool, on s'approche ! On s'attendait à voir un spectacle avec des chevaux mais en fait, les locaux jouent à un drôle de jeu (pas sympas pour les bêtes) : ils s'amusent à lancer des lassos afin d'attrapper les pieds des chevaux. Et une fois à terre, ils coupent un bout de queue et de crinière au fameux cheval puis le jeu reprend : drôle de divertissement, on tracera notre route.

Il fait chaud et Nelly regrette de ne pas avoir pris son parapluie pour se protéger du soleil (il fait encore grand beau). Comme on n'en voit pas le bout, on s'arrêtera un peu avant le village pour pique-niquer à l'ombre sur une pierre (en compagnie d'un chien, comme souvent). Ensuite, il nous restera une trentaine de minutes pour arriver au niveau de la place centrale : juste en face, il y a un parc de menhirs. Heureusement, l'accès est gratuit car franchement, ce n'est pas extraordinaire : les pierres ne sont pas bien grandes. Bref, on est un peu déçus : tout ce chemin pour ça ! On y restera à peine 20 min puis maintenant, il faut essayer de retourner sur Tafi. Il est 15h et le prochain bus n'est qu'à 18h20 puisqu'on est samedi. Etant donné qu'il y a beaucoup de voitures, on se dit que ça ne sera pas compliqué de faire du stop : en réalité, c'est tout un cortège car il y a un enterrement. Autant dire que personne ne nous prendra en stop : même après l'avoir laissé passé, ça ne marchera pas mieux (le spectre de Cachi reviendrait-il???? Oh, non!!!!). A ce moment un vieux tacot (comme il y en a dans cette région de l'Argentine) s'arrête : génial ! Malheureusement le gentil papi ne va pas à Taffi. On décide donc de retourner sur la place et de se caler sur un banc, au soleil pour réfléchir et se reposer. Après un long moment, on décidera de remonter vers le chemin de terre de l'aller pour tenter de faire du stop : il y a moins de voitures qui passent mais au moins, il n'y a qu'une route et c'est dans notre direction...Banco, un pick-up s'arrête à peine quelques minutes plus tard. Les gens se rendent au cimetière qui est sur le chemin : ok, on accepte. On monte à l'arrière et 2-3 min plus tard, on fait une pause...les gens descendent et reviendront 20 min plus tard. Autour de nous, il y a plein de voitures garées et on se demande ce qu'il se passe. En fait, tout le monde se rend chez la famille du défunt afin de se recueillir et récupérer le cercueil. Ensuite, tout un cortège se rend jusqu'au cimetière (qu'on espère le plus près possible de Taffi). Au passage, les gens sont super sympas car ils s'arrêtent en chemin pour prendre un couple de personnes agées qui se rend à son domicile et une autre nana qui va également au cimetière : ça fait plaisir de voir qu'il y en a qui sont serviables ! Une fois arrivés sur les lieux, il nous restera 45 min de marche jusqu'au village de Taffi. Avec le bus (15 pesos), on serait arrivés à peine 10min avant. Du coup, la nuit commence à tomber et c'est assez impressionant de voir les nuages (super bas) qui arrivent et qui recouvrent le lac (pas très propre d'ailleurs) mais ne vont pas plus loin et donc pas jusqu'à Taffi. On essaiera de ne pas se coucher trop tard  car demain, on se lève aux aurores pour prendre le bus : pas simple car il faut préparer le p'tit déj', le pique-nique du midi et faire les sacs.

Dimanche 17 avril, il fait encore nuit quand on se réveille : il est 6h30. On sera plutôt efficaces car à 7h15, on est prêts : la tente est pliée (pas simple pour enlever l'humidité) et les sacs sont fermés. On est aussi bien habillés car il fait frais. On déjeunera sur un banc au terminal de bus vu qu'on est en avance. A 8h10, on embarque en direction de San Miguel de Tucuman (116 pesos) pour 2h30-3h00 de route. Nelly, n'aimant pas trop les réveils matinaux et bousculés, en profitera pour poursuivre sa nuit et Nico s'occupera du blog. Etant donné que c'est tout couvert en raison du brouillard (5 min à peine après Taffi), on ne peut pas dire qu'on râtera le paysage : on ne voit pas grand chose et quand les nuages sont un peu plus haut, rien d'extraordinaire (autour c'est vert alors Nico se dit qu'il doit quand même pleuvoir assez souvent). On quitte donc Taffi sans avoir eu de coup de coeur : certes, c'est mieux que Cachi mais ce n'est vraiment pas une étape incontournable... Espérons que la suite soit meilleure.

Un peu avant 11h, on arrive à Tucuman : c'est tout couvert et la ville ne nous inspire pas : ce n'est pas grave, on n'est pas censés y rester et filer directement à la Rioja...Malheureusement, nos plans seront vite compromis car le prochain bus ne part qu'à 16h (400 pesos pour 6h de trajet). Et le temps de réfléchir, il n'y a plus de place : c'est donc soit celui de 17h30 avec une arrivée autour de minuit dans la ville soit on prend le premier bus, le lendemain matin. Après de longues hésitations et un peu de ras-le-bol (foutus bus argentins chers et non pratiques), on atterrira dans un hotel non loin du terminal (10 min à pied, 300 pesos la chambre). On passera notre aprem à regarder des PBLV sur le net : on sortira seulement pour aller faire des courses au Carrefour pour le soir (il y a une cuisine mais il faut être bien équipé car à part une casserole et les plaques, il n'y a rien d'autre), faire un rapide tour de la place centrale (il y a quand même quelques beaux monuments) et ressortir le soir afin de prendre une glace (sous une pluie fine).

Lundi 18 avril, le réveil est violent puisqu'il nous bouscule à 5h15 du mat'...15 min plus tard, on a les sacs sur le dos. La bruine de la veille est toujours là mais ce n'est pas trop gênant : le trajet est court. A 5h45, on est entre les quais 46 et 53 pour attendre notre bus : on a 10min d'avance mais il n'est pas encore là. Notre malchance avec les bus continuera car ce dernier arrivera avec presque 1h de retard et ça, ce n'est pas du tout bon pour nous : en effet, il faut qu'on enchaine avec un autre bus à La Rioja. Pour une fois, on connait les horaires : à la base, on avait 1h15 de marge, là, avec le retard, on se dit que ça va être compliqué. Pour l'instant, rentrons dans le bus et continuons notre nuit : on verra le reste plus tard. Dehors, c'est le brouillard total :nous, on dormira au moins 3h, ce qui fera passer le trajet . A notre réveil, il nous en reste encore 3 au moins : on s'occupera comme on peu car ici, dans le nord de l'Argentine, c'est très rare les bus qui passent un film alors qu'il y a la télé. Plus l'heure tourne, plus c'est tendu pour nous (on sent qu'avec notre malchance, on va encore louper ce fichu bus) même si c'est jouable. On prépare donc notre plan avant de descendre du bus : Nico ira récupérer les gros sacs dans la soute pendant que Nelly se charge des petits sacs et va acheter les billets. La chance est en train de tourner : notre bus arrivera un peu avant 13h10 et celui qu'on doit prendre est censé partir à 13h15. Le terminal est petit, on se retrouvera sans souci au niveau du bus... Nico qui a récupéré les sacs et les a déposés dans le bus suivant informera le chauffeur que sa chérie est au guichet en train de payer les billets (on aurait pu faire ça aussi directement dans le bus). Finalement, pas de stress, on aura même encore 10 min d'avance avant qu'il parte (148 pesos, 3h de trajet). Quand on rentre à l'intérieur, on a retrouvé un peu le sourire car si on l'avait râté, ça aurait été la galère. En effet, le prochain bus pour le parc Talampaya n'est qu'à 19h : planter la tente à 22h passées ne nous emballait pas trop ! Là, parfait, à 16h30, le bus nous dépose sur la route, à 500m de l'entrée du parc, patrimoine de l'humanité. Le chauffeur nous souhaitera même « bonne chance » et nous informera des horaires de retour, sympa le mec. Pourquoi « bonne chance » ? On restera dubitatifs..., à quoi devons-nous nous attendre ???

Le ciel est toujours aussi couvert mais le cadre a l'air d'être sympa : on en profite pour prendre quelques photos avant de se rendre au centre d'informations pour se renseigner et planter notre tente. L'entrée au parc est assez chère (120 pesos pour les étrangers) et est valable 2 jours. Mais, ce qui est encore plus cher ce sont les excursions : on n'a pas d'autres choix que d'en prendre au moins une si on veut visiter le parc car il est interdit d'y aller sans guide (ça, on n'aime pas du tout). Il y a deux agences : une qui propose des trajets en bus et une autre à pied ou à vélo. Le problème, c'est que seule celle proposant le parcours en véhicule est ouverte, l'autre n'ouvre que le lendemain matin. On prend les renseignements nécessaires concernant le bus puis on va planter notre tente (50 pesos/pers. avec des sanitaires « grand luxe » par rapport aux précédents campings). Comme il fait encore jour, on décide de faire les 2 sentiers « autoguidés » qu'il y a autour du centre d'informations : en 30min, c'est réglé. L'un parle des dinosaures car les scientifiques ont retrouvé leurs os : bien entendu, ils sont conservés dans un musée et ils ont juste fait des reproductions pour le parc. Et pour l'autre, c'est juste un circuit à travers la flore : on sera plus absorbés par le « guanaco » ou « vicuna » qu'on apercevra à moins de 5m de nous et qu'on essaiera de suivre tant bien que mal. Puis, ce sera l'heure de faire chauffer de l'eau pour une soupe de pâtes et quelques carottes crues (le retour!). La nuit sera un peu plus fraîche que les précédentes mais avec nos bons sacs de couchage, largement supportables.

Mardi 19 avril, on mettra le réveil afin d'être à l'ouverture de l'agence qui s'occupe des randos. Malheureusement, on apprendra qu'il faut qu'on forme un groupe de 6 minimum pour pouvoir lancer l'excursion. On attendra bien un moment mais personne ne viendra compléter le groupe : il y a un couple qui veut faire ça en vélo et au final, comme nous, ils iront à l'agence d'à côté avec le bus. On trouve que c'est vraiment mal foutu tout ça : certes, on n'est pas en haute saison mais c'est quand même exagéré (on ne peut pas dire que le mec soit très performant pour essayer de vendre ses excursions guidées). Comme il a beaucoup plu les jours précédents, on ne peut pas aller à Shimpa, du coup, c'est vite vu, on prendra l'excursion « Safari aventure plus », pour quelques pesos de plus (45 pesos, soit 3€) que l'excursion classique : on a droit à un bus panoramique (sièges sur le toit) et à une coupe de vin + amuse-bouche... A 10h30, on embarque donc dans une sorte de gros camions en compagnie d'autres personnes, toutes plus agées que nous (on attire d'ailleurs la curiosité car pas mal de couples quincagénaires argentins viendront nous parler). On passera le début du trajet à l'intérieur (et pas sur le toit), pas très grave car il n'y a rien d'extraordinaire à voir et au cas où, on peut ouvrir la fenêtre pour prendre une ou deux photos... L'excursion dure au total 3h et est vraiment très cher (465 pesos) : il est vrai que ça vaut le coup d'oeil mais le tarif proposé est exagéré ! 20 min plus tard, premier arrêt : 15 min « de marche » sur des passerelles en bois afin d'observer des pétroglyphes sur des pierres faits il y a des millions d'années. Avec nous, il y a une guide mais on ne peut pas dire qu'elle soit passionnante (comme souvent, de toute façon!). Ensuite, on remonte dans le camion, mais cette fois-ci, on monte sur le toit : Nico (tout comme un autre petit vieux) se dépêchera afin de réserver les deux places à l'avant du camion afin de profiter d'une meilleure vue dans le canyon de Talampaya.

Au 2ème arrêt, on a droit à une visite du jardin : pourquoi ont-ils appelé comme ça ce lieu ? Tout simplement car il y a quelques arbres bien curieux au milieu de peu de flore. Là, encore, ça durera une quinzaine de minutes...le plus intéressant sera l'impressionnant echo produit grâce au canyon (le son de nos cris retentit 3 fois). Puis, Nico et le même petit vieux se précipiteront pour choper les mêmes places sur le toit, mais c'était sans compter la petite « surprise » : et oui, c'est le moment de l'apéro. Il y a du vin rouge et du vin blanc accompagnés d'olives, chips, cacahuètes,etc...Vraiment sympa. Selon nous, on n'y restera pas assez de temps  (les petits vieux nous ont bien fait rire : ils ont rempli leurs poches de pâtes de fruits, Nelly se serait bien chargé des cacahuètes qui restaient..) : il faut, en effet, déjà remonter dans le bus pour continuer afin d'être dans le timing (ah, qu'est-ce qu'on déteste ça!). Lors du 3ème arrêt, on s'arrêterea encore moins longtemps, juste le temps de prendre 2 photos sur la « route », qu'il faut déjà remonter et en plus dans le bus et non plus sur le toit (autant dire qu'on n'a pas vraiment profité de la vue panoramique : on a été bien plus longtemps à l'intérieur qu'à l'extérieur...) Ensuite, il ne nous restera plus qu'un seul arrêt avant de faire demi-tour par le même chemin. Là encore, c'est 15 min, le temps de marcher 300m et prendre quelques photos des environs : chouette endroit encore (ils ont donné des noms à certains rochers). Au final, malgré le prix, le bilan est bon pour Nico, Nelly étant plus mitigée. Elle aurait bien complété par une rando à pied aussi tandis que Nico pense que ça aurait été un peu la même chose même si c'est dans un autre endroit. Et honnêtement, 3h de marche en plein soleil (et oui, on a trop de chance car il fait grand beau aujourd'hui, contrairement aux jours précédents) pour 300 pesos/pers., c'est là encore de l'abus !

A 13h30, on est de retour au centre d'informations : on en profitera pour manger sur les tables de pique-nique à l'aire de camping. Ensuite, c'est pliage de la tente et sacs à faire. On n'est pas pressés mais autant y aller maintenant : le prochain bus n'est qu'à 16h30 mais on veut essayer de tester le stop. Peu de voitures passent mais la première qui passera s'arrêtera : on a de la chance, ils vont à La Rioja et nous à Patquia, 1h avant (c'est sur le chemin). C'est un couple de sexagénaires qui revient d'une virée à Villa Union : ils ne sont pas très bavards mais ça ne nous dérange pas. Nelly regardera le paysage et Nico fera un petit somme jusqu'au bout. A 17h, on est au mini terminal de Patquia et notre bus de nuit pour Mendoza (576 pesos) n'est qu'à minuit passé (on s'était renseignés sur les horaires à l'aller). On se demande bien ce qu'on va bien pouvoir faire jusque là...mais par chance, il y a un bar-restaurant qui a le wifi : le temps passera donc super bien avec notamment quelques PBLV. On peut aussi y manger (ce qu'on fera) à un tarif tout à fait correct (60 pesos la pizza même si ce n'est pas la meilleure mais une des plus originale). Notre bus est censé arriver à 00h15 : 5 min avant, on commence à se préparer. Alors qu'on est en train de discuter, Nico tourne la tête et aperçoit notre bus sur le parking...vite, il se précipite dehors et on monte à l'intérieur. Mince alors, on a presque failli le râter.

Normalement, on a environ 7h30 de trajet : Nelly aura plus de chance que Nico avec son siège car il s'incline presque comme un lit (encore un siège cassé qui est en sa faveur) ce qui lui permettra de dormir super bien, avec son sac de couchage : c'est parfait ! Pour Nico, ça sera moins confortable (son siège s'inclinant beaucoup moins) mais il préfère que ça soit sa chérie qui en ait un bon : il supporte beaucoup plus facilement les bus de nuit qu'elle. On arrive maintenant à notre dernière étape de notre voyage avant de retourner sur Santiago. Et pour bien finir, on est censés faire du Couchsurfing chez un certain Gabriel. On a d'ailleurs la sensation que ça va bien se passer. Déjà, le gars est super arrangeant : vu qu'on arrive le matin et qu'il sera donc déjà au travail, il nous a envoyé par mail des photos nous permettant de trouver où sont cachées les clés de l'immeuble et de son appart. Bref, on adore cette idée ! On verra bien si on les trouve mais ça n'a pas l'air d'être compliqué. En tout cas, heureusement qu'on a trouvé ce bar/restaurant avec wifi afin d'échanger des mails (dans ce trou perdu, ce n'était pas gagné...) Ici, en Amérique du sud, tout le monde communique avec What's Aap (même les services administratifs). Nous, avec notre vieux téléphone : on est complètement has been...

A bientôt
Nelly et Nico

 

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