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Mercredi 20 avril 2016, il est autour des 8h quand on arrive à Mendoza. Il fait un temps splendide et ça, ça nous plait. On se trouve un banc au terminal pour pouvoir prendre notre p'tit déj (sans doute une dernière fois!) : il y a même une boulangerie juste en face (et hop, deux croissants pour Nico). Ensuite, en avant, pour 40 min de marche jusqu'à l'appart de Gabriel (notre hôte couchsurfing) qui est situé dans le centre, super bien placé (à 10 min de la place, 3 min du Carrefour et pas très loin d'un grand parc). On trouvera aisément les clés : pour un appart qui est censé être en désordre, on trouve que c'est super bien rangé. En même temps, il n'y a pas grand chose : juste le nécessaire pour vivre. On s'installe dans la chambre d'amis afin d'y laisser nos affaires : l'appart fait plus de 2 fois celui qu'on avait à Santiago. On en profite pour se prendre une bonne douche puis on file dans le centre.

Il n'y a pas énormément de choses à voir et à faire mais on visitera les lieux principaux tout en faisant des caches : une fois que vous avez vu les 4 petites places qui entourent la place principale ainsi que le parc San Martin, vous avez fait le tour. Tout ça nous prendra la journée : avec les 6 caches de trouvées, on trouvera cette balade plutôt divertissante. On aimera tout particulièrement la « plaza Chile » où même les bancs sont aux couleurs du pays voisin ainsi que la « plaza Espana » avec ses mosaiques. Le parc San Martin vaut aussi le détour : beaucoup en profitent pour courir, faire du roller, du vélo, marcher ou tout simplement se détendre. On essaiera aussi de se renseigner sur ce qu'on peut faire les jours suivants mais que ça soit à l'office de tourisme ou dans les agences touristiques, on n'apprendra pas grand chose. Comme souvent, il faudra qu'on se débrouille seul (avec les blogs).

Le soir, après quelques courses, en rentrant à l'appart, on fera connaissance avec notre hôte Gabriel qui vient de rentrer du travail. Tout de suite, on aura un bon contact : on avait décidé de préparer à manger et de faire des crêpes. Il n'a pas l'habitude de manger ce genre de choses et nous, ça nous fait plaisir de lui faire goûter certaines spécialités de France (et puis, nous, ça nous change des pâtes, du riz, des patates, des omelettes, des salades, des sandwichs, etc...). Il a notre âge et on abordera un peu tous les sujets : on le comprend super bien (il n'a pas l'accent argentin) et inversement d'après lui (ce qui nous fera bien plaisir). Il bosse du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 dans une entreprise de pétrôle. Il a une bonne situation (sans que ce soit extraordinaire non plus : ici, les salaires sont assez bas) vu que son entreprise lui paie le logement et qu'un service de navette vient chercher les employés à leur domicile. Et étant donné que ce n'est pas à côté, il doit quand même se lever vers 5h du mat' et il rentre vers 18h30. Pour tenir, il tourne au café et il ne mange presque rien d'autre ni le matin ni à midi : on se demande comment il tient. Bref, on a rarement mangé avec nos hôtes et on apprécie : c'est exactement ce qu'on cherche dans ce genre d'aventures. Aussi, étant donné qu'il est originaire de Cordoba, il ne pourra pas trop nous renseigner sur les choses à faire dans les environs mais nous aidera quand même à planifier notre journée du lendemain.

Jeudi 21 avril, de nouveau, le temps est splendide. Aujourd'hui, on a décidé d'aller faire le tour des caves à vins car c'est LE truc à faire dans la région : Mendoza est connu pour ses vins, notamment pour son vin rouge, le Malbec. Mais avant d'y aller, on a quelques trucs à régler : il faut qu'on change quelques dollars en pesos (pas simple mais on a réussi à trouver un bureau de change dans le centre) et qu'on avance nos billets de bus. En effet, au début, on devait prendre le bus en direction de Santiago samedi matin mais finalement, on changera nos plans à cause, cette fois-ci, de la météo. Pour se rendre dans la capitale chilienne, il faut traverser la cordillère des Andes et pour celà, le bus passe par un col située à 4300m d'altitude. La météo annonce de la neige pour samedi et il est donc fort probable qu'ils coupent la route pendant 2 ou 3 jours : et ça pour nous, ce n'est pas envisageable. On préfère perdre un jour à Mendoza plutôt que d'arriver plus tard à Santiago où l'on a des choses à faire avant notre vol pour Barcelone (vendredi 29 avril). On ne restera donc que 2 jours sur Mendoza au lieu de 3. A la base, pour le 3ème jour, Nico souhaitait aller au parc Aconcagua afin d'apercevoir le « toit des Amériques » mais en ce moment, c'est couvert et il fait froid : ça ne vaut donc pas le coup de payer un bus pour 4h de trajet rien que pour l'aller et seulement quelques heures sur place pour...se geler les miches. Quant à Nelly, elle souhaitait se rendre au sud de San Rafael pour aller voir un lac qui avait l'air d'être splendide. Mais le problème, c'est que pour y aller, il faut soit une voiture soit il faut passer par une agence (pas du tout emballant par rapport à ce qu'on nous propose). Au moins avec ce problème de météo en altitude, ce sera tout choisi : ce sera ni l'un ni l'autre. Mais on peut au moins faire le tour des bodegas (ce qu'on voulait faire tous les 2).

Avec tout ça, il est donc environ 11h30 quand on descend du bus de ville dans la commune de Maipu. Il a fallu qu'on achète une carte magnétique (10 pesos) qu'on laissera chez Gabriel pour les prochains « couchsurfers ». Le trajet coûte 7,65 pesos à ce jour mais il est susceptible d'augmenter car ici, tout augmente et on ne peut pas dire que la population soit contente. A la sortie du bus, on se fait accoster par une « rabatteuse » de location de vélo. Et oui, ici, la mode, c'est de faire le tour des caves à vins à vélo. La veille, avec Gabriel, on avait repéré le loueur « M. Hugo », non loin. On remercie la demoiselle et on prend son flyer. On ira donc voir le premier loueur de vélo qui se trouve sur notre chemin qui est celui qu'on avait repéré sur internet et sur notre guide de voyage. Mais là, on a trouvé l'accueil exécrable et pour un prix plus cher en plus. Du coup, on ira voir à « orange bike » ( la nana du flyer) où l'accueil est au top même si on trouve que le vendeur est un peu trop influent sur ses conseils de « bodegas ». Il nous conseillera de ne rien garder de choses de valeur car il y a parfois des vols commis sur les cyclistes faisant la route des vins. Par prudence, on laissera la tablette chez lui mais on gardera le petit appareil photo. Jamais on ne s'est senti en danger ou menacé, mais bon, il suffit d'une fois... Nelly avait vu sur un blog qu'on pouvait louer un tandem alors, comme on n'en a jamais fait, on se dit que c'est une bonne occasion, c'est donc ce qu'on fera (même prix que le vélo classique : 180 pesos/2 personnes la journée). Le loueur nous conseille de ne faire que 2 visites et c'est ce qu'on fera (en même temps, c'est ce qu'on avait prévu). On essaie le tandem : le premier départ est un peu cahotique mais après, on gèrera bien. Et puis, en plus, tout le long de la route principale, il y a une piste cyclabe : parfait !

Le premier arrêt aura lieu à la « bodega boutique Domiciano ». C'est une cave à vins familiale et on appréciera beaucoup la visite presque privée (il y aura une japonaise avec nous : du coup, un coup en espagnol pour nous et un coup en anglais pour la miss). L'accueil est au top (comme nous l'avait dit le loueur) : on apprendra plein de choses sur la fabrication du vin. Puis, direction la salle de dégustation où l'on goûtera un blanc (Chardonnay) et deux rouges (Malbec). Les verres sont généreux (avec un petit biscuit salé entre chaque dégustation) et on peut même reprendre un verre de blanc. La visite plus la dégustation coûtent 90 pesos : c'est plutôt correcte et on a bien aimé. Ensuite, comme il est 13h passées, on ira pique-niquer sur un banc pour finir avec une glace, juste en face. On a l'impression d'être encore en été alors, on en profite encore. Il est vrai aussi qu'ici, les glaces sont vraiment bonnes (chaîne « Grido »). Ensuite, on enfourche de nouveau notre tandem pour aller à une autre cave à vins, cette fois-ci, d'un autre standing (« La Rural »). Elle n'était pas du tout conseillée par notre loueur mais on souhaitait quand même y aller. Pourquoi ? Certes, l'entrée est plus cher que la 1ère (120 pesos) mais il y a un musée du vin (outils et machines utilisés dans le temps) et en plus, si on achète du vin, c'est déductible de notre billet d'entrée. Quand on arrive là-bas (à 5min de la glace), on devra attendre jusqu'à 15h car les visites n'ont lieu qu'aux heures fixes (la dernière étant à 17h). Il est vrai que l'accueil est un peu moins bon mais ce n'est pas une catastrophe non plus. On sent que c'est moins familiale ici et beaucoup plus commercial: on s'y attendait. La visite est , néanmoins, vraiment complémentaire à la première : on apprendra et on verra d'autres choses. On est donc ravis même si la guide parle super vite : on dirait qu'elle a le « feu aux fesses » pour réciter sa leçon ! Lors de la dégustation, ce sera deux verres chacun et pas un de plus, beaucoup moins généreux qu'à la première bodega et d'une qualité inférieure (là dessus, notre loueur de vélo avait raison). Après, c'est le moment où on doit se décider ou non pour l'achat de bouteilles de vin. Nelly ne comprend pas trop ce principe de déductibilité : selon Nico, on peut prendre n'importe quel vin correspondant au prix de notre entrée. Et c'est effectivement le cas : on repart donc avec 3 bouteilles (3x80 pesos = 240, ce qui correspond à ce qu'on a payé à l'accueil pour la dégustation)

Une fois le sac à dos bien rempli, on reprend notre bécanne en vue de trouver un kioske pour recharger notre carte de bus. On nous avait annoncé un prix inférieur, du coup il nous manque quelques pesos sur cette fameuse carte... Une nana nous dira que le kioske est assez loin et qu'on peut payer dans le bus. Donc on ramène le tandem, la propriétaire nous offre, comme convenu, du jus d'orange, on récupère la tablette et on prend le bus. On n'aura pas attendu trop longtemps quand le premier bus arrive. On tend le bras, il ralentit puis repart aussi sec : la dame qui attendait comme nous, s'étant aperçu que ce n'était pas celui qui lui fallait, a fait signe au chauffeur qu'elle s'était trompée. Et nous, alors ? Pour nous, c'était bon !!! On devra donc attendre le suivant. Vu qu'on ne rentrera pas trop tard, Nelly aura le temps d'aller faire un tour des boutiques dans le centre (pas très fructueux malheureusement) tandis que Nico s'occupera des courses pour le soir. On passera une dernière bonne soirée en compagnie de Gabriel : le vin blanc acheté à la bodega s'averrera bien bon et on goutera la boisson nationale d'Argentine, le « Fernet» qu'on boira à la mode argentine, c'est-à-dire avec du coca : « Coca Fernet » (une petite ressemblance avec le whisky-coca, selon nous).

Vendredi 22 avril, dernier jour de voyage et dernière fois aussi qu'on fait les sacs : ça fait bizarre mais tout a une fin. A 9h30, on est prêts à partir : on a un peu plus de 30min de marche jusqu'au terminal. Il fait beau et le trajet ne sera pas trop pénible, pas plus qu'à l'aller en tout cas. A 10h30, le bus partira à l'heure en direction de Santiago. Nelly somnolera jusqu'à la frontière tandis que Nico s'occupera du blog et regardera la paysage qui est vraiment sympa. Malheureusement, plus on monte, plus ça se couvre...Autour de nous, c'est tout blanc : il est même en train de neiger. Heureusement, pas suffisamment pour que la route soit bloquée. On mangera notre pique-nique un peu avant d'arriver à la frontière mais étant donné qu'on y restera 2h environ, on aurait pu manger à l'arrêt. Le temps que chaque bus ou voiture passe, c'est très long. Et oui, il faut faire passer les sacs au scanner et on ne peut pas dire que les douaniers soient pressés : ça rigole et ça prend son temps. A 15h30, on repart enfin : ça y est, on est de retour au Chili. C'est le moment aussi où on nous sert notre sandwich (pain de mie + jambon) : on décide de le garder car on a déjà mangé. Quelle idée saugrenue de nous le donner si tard alors qu'on est restés à l'arrêt pendant presque 2h. On va donc passer une semaine (la dernière) sur Santiago avant de retourner en Europe...

A bientôt
Nelly et Nico