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Vendredi 22 avril, il est 18h environ quand on arrive sur Santiago. Malheureusement, nous ne sommes pas encore arrivés au terminal de bus : ça bouchonne énormément et on ne peut pas dire que ça nous avait manqué. De plus, ici, l'hiver a commencé : c'est tout couvert et il ne fait pas chaud. On a appris aussi que la semaine dernière, il y a eu des inondations dans la ville (tous les établissements scolaires ont été fermés lundi) et avec le tremblement de terre en Equateur, il y a 2 jours, ça fait pas mal de catastrophes pendant que nous, on était tranquilles sous le soleil. On commence malgré tout à s'impatienter : il est presque 19h quand le bus nous dépose à l'extérieur du terminal (cela arrive fréquemment quand c'est trop embouteillé). L'assistant du chauffeur nous demande de faire attention à nos affaires personnelles car les vols sont assez fréquents. On descend du bus dans la rue, on récupère nos bagages et on file vers le terminal : ça grouille de partout (ça non plus, ça ne nous avait pas manqué, surtout en étant chargé). Pendant notre semaine sur Santiago, Juan et Mélanie (deux collègues français de l'école) nous ont proposé de nous héberger. C'est super sympa de leur part et ça nous arrange bien : on a donc accepté. Problème : à la base, on aurait dû arriver le lendemain. On cherchera donc un wifi sans code pour voir s'ils ont reçu notre mail:malheureusement, impossible d'en trouver un qui fonctionne. Quand Nico revient de sa recherche infructueuse, c'est là que Nelly lui annonce la nouvelle...Elle ne trouve plus son petit appareil photo. Nico est comme un fou! Nelly pense qu'on lui a volé tandis que Nico croit plutôt à la version de la perte. Il ne comprend pas pourquoi ce foutu appareil se trouvait dans la poche de la veste alors qu'en plus, elle ne fermait pas... A La Paz, lors du précédent vol, il était au même endroit... Avec trois appareils photos volés en moins de deux ans : Nelly remporte la palme... (on se serait bien passés de ce palmarès..)

Pendant 4 mois, il ne nous était rien arrivé : et paf, il a fallu qu'on mette le pied dans Santiago pour perdre toutes les photos des 4 derniers jours (heureusement, ce n'était pas les meilleurs endroits : c'est là aussi que Nico est bien content de ne pas avoir acheté un appareil trop cher, comme s'il l'avait pressenti).Tous les 2, on enrage quand même : il est temps de rentrer en Europe ! On décide de prendre le métro en direction de l'appart de nos hôtes : on verra bien sur place s'ils sont là. Aussi, on réalisera qu'on a seulement le numéro français de Mélanie (en fait, 3 jours plus tard, Nico remarquera qu'il avait celui de Juan, en fait!) : impossible donc de les appeler. On trouvera facilement leur immeuble qui est d'un autre standing que celui où on vivait : en même temps, c'est normal, vu le quartier. En entrant à l'intérieur, Nico se rend compte qu'on n'a pas le numéro de l'appartement et le gardien ne connaît pas Juan et Mélanie (en fait oui, mais pas le numéro de l'appart') : il n'a pas non plus de liste. Au final, on arrivera à contacter Mélanie par l'intermédiaire de Lucile qui a pu lui envoyer un message...Whaouh, quelle journée de merde : un long trajet, un temps pourri, un appareil photo disparu et puis ça maintenant... Heureusement, ça se termine bien (et le principal : c'est qu'on est en bonne santé et encore en vacances). De plus, on a de la chance que Mélanie soit chez elle : Juan est sorti mais pas elle, en raison d'une bonne fatigue. En tout cas, c'est super sympa de leur part de nous héberger : on a même droit à une chambre et à une salle de bain privée...le luxe pour nous par rapport à tout notre voyage.

Au début, on avait prévu de passer 2 jours sur la côte afin que Nelly s'essaie enfin au surf mais finalement, vu le froid et un temps mitigé, on préfèrera rester sur Santiago pour se reposer. Car il est vrai qu'on est bien fatigués après ces 112 jours de voyages : on appréciera les levers sans réveil même si Nico aura du mal à traîner dans le lit le matin (trop habitué à se lever tôt). Au final, même si on glandera à certains moments, on ne chômera pas tant que ça. Le samedi, on passera toute la journée au marché Bio-Bio qu'on adore. Ce sera l'occasion de manger nos dernières empanadas dans la rue (trop bonnes), d'acheter deux valises ainsi que d'autres achats. Nico en profitera aussi pour retourner une dernière fois (cette fois-ci, c'est vrai!) chez son coiffeur : ce dernier sera tout surpris de le voir mais très content. Bref, une bonne journée ! Le soir, on sortira à la « Piojera » avec certains de nos amis afin de leur dire au revoir et de se boire un dernier « terremoto ». Le lendemain, ce sera les courses : et oui, on a décidé de faire à manger tous les soirs où on est à l'appart (c'est la moindre des choses selon nous). Nico ira une dernière fois au marché central de La Véga avec le caddie de Mélanie tandis que Nelly s'occupera de celles du supermarché, comme avant. En fin de journée, ce sera le moment pour nous d'aller récupérer les valises qu'on avait laissées chez Lucile pendant 4 mois. Son copain a désormais emménagé chez elle et nos affaires deviennent encore plus encombrantes : il faut vite l'aider à désengorger tout ça. Sur le retour, on n'aura pas de change car on prendra la pluie (et pas qu'un peu) de la sortie du métro jusqu'à l'appart (5-10 min) : on sera trempés !

On passera notre journée du lundi dans le centre : on a de la chance car il fait un temps magnifique. D'ailleurs, de l'appart', on a une vue splendide sur la Cordillère enneigée. On aura quelques petites choses à régler mais finalement pas temps que ça : échanges de monnaie, passage à l'organisme de retraite qui nous avait tant embêté afin de récupérer des justificatifs, un tour à la banque puis au marché artisanal pour les derniers achats. Ensuite, après un pique-nique sur un banc du parc Forestal, on ira dans notre fameux cinéma (juste après une dernière glace pour Nelly en compagnie de Lucile). Le film (« irrationnal man ») sera super bien : c'est l'histoire d'un prof de fac déprimé qui reprend goût à la vie en commettant un meurtre et en sortant avec une de ses étudiantes. La fin est surprenante et on reste attentifs tout le long. Le lendemain, toute la journée sera consacrée aux sacs : et oui, il faut que tout rentre. Nico souhaite tout enlever puis tout mettre de manière ordonnée : bref, tout un art ! Problème, on n'a pas de balance pour avoir un ordre d'idée du poids (on est limités à 2 valises chacun : 2 x 23kg) ni aucun de nos connaissances. Après avoir discuté sur Skype avec le père de Nico, mercredi matin, on se lancera à la recherche d'un pèse-bagages portatif...Oui, oui, ça existe bien. Problème : on fera le tour du centre commercial Arauco sans réussite. Aucun magasin ne vend ce genre de choses, même ceux qui ne vendent que des valises. Mince alors, c'était une bonne idée et un bon investissement.

En fin de journée, Nelly retournera au ciné pour voir l'autre film à l'affiche (Mustang) et sera bien contente d'y être retournée une dernière fois (ah qu'est-ce qu'il va nous manquer ce ciné El Biografo, plein de charme). Nico, n'étant pas emballé, n'ira pas car il voulait rester avec la bonne impression du film de lundi. A la place, il ira dans le centre pour acheter ce foutu « pèse-bagages ». En cherchant sur internet, il trouvera un magasin qui en vend pour 7 euros environ : il arrivera 15 min avant la fermeture (avec la coupure de courant dans le métro, il a failli arriver trop tard) mais c'est bon, il a pu l'acheter. Il ne reste plus qu'à trouver des piles : il se fait tard, on verra ça demain. Pour l'instant, Nico retrouvera Nelly à la sortie du cinéma. Cette dernière lui annoncera le prix d'un envoi de colis par la poste... Et oui, Nelly avait suggéré d'envoyer par courrier certaines affaires en cas de dépassement de poids des valises (Nico préférant jeter certaines choses...) Etant donné le tarif de l'envoi, on espére vraiment que tout rentrera sans dépasser les 92 kg... Verdict demain avec le fameux pèse bagages. Notre soirée ne se termine pas là puisqu'on a décidé d'aller manger au resto avec Chloé et Bernardo qui n'avaient pas pu venir samedi soir. Cela sera super sympa de les revoir (comme les autres d'ailleurs, samedi) et on passera un agréable moment dans un restaurant typique (« El Hoyo » (traduisez par : le trou):ce n'est pas de la grande bouffe, mais en même temps, c'est à l'image de la gastronomie chilienne, avec de la chicha).

Jeudi 28 avril : dernier jour sur Santiago ! Nico ira acheter des piles au supermarché en se levant (ouf, il prendra les dernières) : on testera notre nouveau « joujou » qui fonctionne à merveille. Au final, le verdict sera bon : on a même de la place pour s'acheter un pisco (un seul par contre, Nico aurait voulu en ramener plus mais Nelly a préféré ramener 2kg en rapport avec le travail ce qui rendra fou son chéri). Ensuite, Nico se rendra à l'école afin de dire un dernier au revoir à certains collègues et de récupérer les dernières fiches de paie. Nelly n'ira pas : elle n'en garde pas un souvenir extraordinaire contrairement à Nico qui est un peu triste de partir de cette école même si tout n'était pas parfait. Il sera ravi de ses 2h30 passés là-bas car il aura l'occasion de revoir toutes les personnes avec qui il a bien sympathisé et en plus de ça, par chance, il ne tombera pas sur celles qui l'ont agacé : un vrai bonheur. Par la suite, on ira de nouveau au resto (encore : ça commence à faire beaucoup et on vraiment l'impression d'avoir pris du poids tous les 2...il va falloir régler tout ça en rentrant) avec Lucile et Pablo (son copain) puisque Nelly rejoindra Nico directement là-bas. Un dernier bon moment de nouveau : on va pouvoir s'envoler en ayant revu toutes les personnes qu'on a appréciées. Le soir, on passera une dernière soirée avec Juan et Mélanie en leur préparant des empanadas qu'on réussira parfaitement. Tout va bien qui finit bien. A 22h30, on est couchés pour une nuit qui s'annonce courte puisqu'on prend un taxi, le lendemain, à 5h du matin.

Vendredi 29 avril, c'est le grand jour : le grand départ. A 4h30, Nico se réveille, à peine plus tôt que prévu : il est en pleine forme et stressé pour les bagages (selon Nelly qui a le sourire aux lèvres car enfin, on rentre!). Les bagages nous attendent dans le hall de l'appart': un peu avant 5h, on est dehors, attendant le taxi. Nico tourne en rond tout en pestant du retard du taxi qu'il avait commandé mercredi matin (19 000 pesos). Mais à 5h10, coup de téléphone : le taxi est là ! Il arrive. Sans problème, on arrivera à rentrer tous les bagages dans la voiture  et à peine 30 min plus tard, on est à l'aéroport. On récupère un porte-bagages chacun pour transporter tout notre barda. Arrivés dans le hall des départs, on est surpris par le monde qu'il y a à cette heure si matinale. Avant d'aller faire la queue, on se dirige vers un endroit pour peser nos bagages. On dépasse de quelques grammes : on en mettra un peu dans le sac à dos et pour le reste, on se dit que ça passera (ce qui sera bien le cas). Puis, direction l'endroit pour enrubanner nos bagages : pour 8 000 pesos (10 euros), chaque bagage est protégé et a un numéro de suivi en cas de perte (comme une assurance). Au lieu de payer 32 000 pesos, on ne paiera que 24 000 pesos vu que le mec ne connaît pas bien ses tables de multiplications . Ce n'est pas nous qui allons le lui rappeler ! Maintenant, place à l'enregistrement des bagages : et ça sera long. C'est la première fois qu'on attendra aussi longtemps (presque 1h). Pendant ce temps, on profite du wifi gratuit de l'aéroport. Au moment de passer, pas de soucis avec nos bagages. En plus, c'est cool : pas besoin de les récupérer à Bogota lors de notre escale car ils vont tous seuls jusqu'à Barcelone. C'est une super nouvelle pour nous car on a prévu de sortir à Bogota étant donné qu'on a 10h d'attente entre les 2 vols. Mais, on a un autre souci qu'on n'avait pas prévu : l'hotesse nous demande si on a une réservation de logement à Barcelone. On lui répond qu'on va chez la cousine de Nico mais cette dernière nous conseille de faire une « fausse réservation » car on va de nouveau nous le demander à Bogota. Toujours selon elle, sans cela, on ne pourra pas embarquer. On est surpris, perplexe et pris de court : dans le doute, on regardera sur e-booking. Le souci, c'est que c'est super cher et un jour avant, il est impossible d'annuler une réservation sans frais. L'heure tourne et l'avion est censé décoller dans 40 min. On n'a toujours pas passé la sécurité avec cette histoire de réservation. Dans la hâte, on décidera d'envoyer un mail aux parents de Nico afin qu'ils se renseignent sur cette histoire et on verra plus tard : on ne va quand même pas râter l'avion pour ça !

Heureusement, il n'y a presque personne au contrôle sécurité ni à la douane chilienne : du coup, en 20 min, on sera à la porte d'embarquement. Les derniers passagers (dont on fait partie)embarquent: on est encore dans les temps mais en revanche, pas de tour dans les boutiques Duty-free comme prévu pour voir les prix des piscos (pfff !!). L'avion décolera à l'heure et le vol (5h20) se passera bien : on nous apportera à manger (correct pour un voyage en avion), on regardera des films et on dormira un peu (beaucoup moins confortable que les bus). On atterrira à Bogota vers 11h30 (heure locale, 13h30 au Chili) sans encombres: pour l'instant, tout se déroule bien. Il y a juste cette histoire de logement à Barcelone qui nous tracasse un peu. Plus on y réfléchit plus on trouve ça étrange : c'est bien la première fois qu'on nous fait ce coup. On se dit qu'on verra plus tard. Pour l'instant, profitons de notre escale dans le centre de Bogota...Allez, encore un autre article, mais promis, c'est bientôt fini.

A bientôt
Nelly et Nico