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Vendredi 29 avril 2016, il est moins de 12h quand nous passons avec succès la douane colombienne. Il n'y a pas eu de queue et tout s'est fait très rapidement : un tampon de plus sur le passeport et nous voilà en Colombie pour quelques heures. Mais avant de se rendre dans Bogota, il faut qu'on laisse nos bagages à main à la bagagerie afin d'être tranquille dans le centre. Très rapidement, on en trouvera un pour 12 000 pesos colombien (environ 4 euros) chacun pour 12h. Le mec essaie de nous vendre un tour dans la ville avec un taxi privé et sûr (d'après lui): pour 40 000 pesos rien que le trajet aller dans le centre, on refuse (en plus, on sait que la course tourne autour des 25 000). Etant donné que le taxi est plus rapide pour y aller, on se dirige vers la queue qui est très courte. On regarde les autres passagers afin de voir si quelqu'un serait susceptible d'aller dans le centre et de le partager avec nous...Bingo, on repère une jeune demoiselle avec un gros sac à dos (comme nous il y a quelque temps) juste devant nous : Nico s'approche d'elle et lui demande où elle va et si ça l'intéresse de partager le taxi. La chance nous sourit puisqu'elle acceptera. Elle est espagnole et est super sympa : le trajet durera 45 min environ vu qu'il y a un peu de traffic (on s'attendait à pire). On en prend déjà plein les yeux avec ces magnifiques fresques de part et d'autre de la route. On ira jusqu'à son hotel qui est situé dans le quartier Candelaria : c'est parfait pour nous. Au final, au lieu de payer 30 000 la course, ça ne sera que 15 000. Et en plus, la nana de son hôtel nous passera un plan de la ville tout en nous expliquant certains trucs...Tout se déroule pour le mieux ! En plus, il ne pleut pas alors que des orages étaient annoncés ! On déambule rapidemant dans le quartier où il y a encore de belles peintures sur les murs. Les rues sont bien remplies (aussi bien sur la voie que sur les trottoirs).

On ira tout de suite visiter le musée Botero que Nelly voulait absolument voir car elle a beaucoup étudié ses peintures et sculptures en cours d'espagnol au collège. En plus, il est gratuit. Nico connaît seulement l'artiste de nom et trouvera son style assez drôle : selon lui, c'est toujours un peu la même chose et parcourra le musée plus rapidement que Nelly (comme souvent). Au final, il aura quand même bien aimé mais sans plus. Il est environ 13h quand on ressort, on se dirige vers le centre ville que l'on trouve plus tranquille et agréable à visiter. On achètera une espèce de gauffre typique en chemin avant de passer par la place Bolivar (la place centrale). On flânera dans les rues piétonnes en grignotant dans la rue (pour, normalement, la dernière fois en Amérique du sud) et en passant dans quelques boutiques touristiques (bien moins intéressantes que ses pays voisins, selon nous). Notre dernier arrêt sera le musée de l'or. On en avait entendu beaucoup parlé comme quoi il ne fallait pas le râter. L'entrée étant vraiment pas chère (3 000 pesos soit un euro, et si on avait été dimanche, il aurait été gratuit), on n'hésitera pas. En revanche, on ne peut pas dire qu'on aura adoré, surtout Nico qui trouvera le musée plutôt inintéressant avec toutes ces babioles. Cela lui rappelle un peu le musée pré-colombien de Santiago que tout le monde adore mais pas lui : encore et encore de l'archéologie. En même temps, il fallait bien rentrer pour voir. Le musée doit être plus intéressant avec un guide (selon Nelly), mais pour Nico : hors de question de se coltiner un mec pendant une éternité, et de toute façon, Nelly étant un peu fatiguée, aurait eu un peu de mal à suivre. Après ça, le tour de Bogota est terminé pour nous : il ne nous reste plus qu'à trouver l'arrêt de bus (qui sera pas loin : « los Universidades ») pour retourner tranquillement à l'aéroport. Depuis très peu de temps, il y a un système de métro-bus qui existe à Bogota et c'est super pratique : tout le long du trajet, il y a des voies de bus réservées, c'est génial. Certes, on devra changer de bus mais on mettra le même temps qu'en taxi, 45 min pour seulement 7 000 pesos (2 000 le trajet par personne + 3 000 pesos la carte qu'on va garder si jamais on revient un jour : on a très envie de visiter la Colombie!).

Du coup, au final, à 17h, on est à l'aéroport. On récupèrera nos bagages et afin d'être tranquilles, on décidera de passer tout de suite le contrôle de sécurité qui se déroulera sans encombres, sans qu'on nous reparle de cette histoire de logement à Barcelone. Il nous reste encore 4h30 d'attente avant de prendre l'avion : on essaiera de s'occuper tant bien que mal. Le wifi de l'aéroport ne fonctionne pas bien voir pas du tout : difficile de répondre aux parents de Nico (mais on y arrivera) qui doivent sans doute être inquiets. Aussi, on n'a pas pensé à prendre avec nous l'adaptateur pour les prises électriques:il faudra donc gérer la batterie de la tablette car on en a besoin en arrivant (fonction GPS pour aller jusqu'à la maison des Bertrand). A 20h30, Nelly va voir si on peut embarquer : elle est tellement pressée qu'elle croira que c'est bon alors que les gens sont au comptoir seulement pour demander des informations et les hôtesses n'appellent que certaines personnes. Elle bousculera donc Nico alors que ce dernier s'occupait tranquillement du blog après avoir finalement trouvé une prise pour charger (il y a des prises USB). L'attente devient de plus en plus longue : en plus, on n'embarque jamais et l'heure tourne. Au bout d'un moment, l'hotesse annonce un retard de 40 min : Nelly n'en peut plus et trépigne, elle ne veut surtout pas rester ici, Nico non plus maintenant.
Vers 21h30, heure à laquelle on devrait déjà être dans les airs, ils commencent à appeler. Et là, voilà que le problème du logement ressurgit : ils demandent de présenter soit la carte de résidence soit une réservation d'hotel soit une carte d'invitation. Bien entendu, on a aucun des 3 même si on rentre dans la dernière catégorie (au pire, on peut leur montrer nos mails d'échange en français). On stresse à mort, surtout Nico : c'est quand même incroyable qu'on nous ait prévenu que le matin. Ils auraient pu nous envoyer un mail avant : si Avianca nous envoie un questionnaire de satisfaction, on risque de les « casser ». Pour l'instant, ils appellent les « speedy boarding » : avec cette histoire, l'attente est vraiment interminable. Finalement, on sera appelé vers la fin. Nico dit à Nelly : « on passe sur la file de gauche, l'hotesse a l'air d'être plus sympa et surtout, comme ils sont déjà en retard, elle n'a pas l'air de prendre le temps de demander d'autres documents que la carte d'embarquement, et semble vérifier rapidement les documents liés au logement présenté spontanément par les voyageurs ». Quand c'est notre tour de passer : on présente la carte d'embarquement et le passeport seulement ...Ouf, elle ne nous demande pas d'attestation de logement, c'est bon, on est passés. On n'a jamais été aussi soulagés de passer une porte d'embarquement : quel stress!!! Bon, c'est sans doute pas fini cette histoire et on risque de nous embêter à Barcelone mais au moins, on sera sur le continent européen... Et puis, on pourra appeler les « Bertrand » vu qu'il n'y aura pas de problème de décalage horaire.

Au final, on décollera avec un peu moins d'une heure de retard : 9h30 de vol nous attendent. C'est un vol de nuit mais on ne peut pas dire qu'on dormira super bien : les bus sont bien plus confortables. Par contre, le temps passera super vite entre les repas (corrects pour un avion), la nuit et la télé. A côté de nous, une mamie a une tablette et joue à des jeux, elle est à fond : ça nous impressionne ! L'avion arrivera finalement avec seulement 30min de retard. Au moment de récupérer les valises, on s'apercevra qu'elles ont été ouvertes : la fouille à la douane a été minutieuse. Il est donc inutile de payer l'enrubanage des valises puisqu'ils déchirent tout. Au passage, Nico s'est fait piqué son déodorant « Axe » (heureusement qu'il était presque vide) mais à première vue, rien d'autre a disparu (la seule bouteille de Pisco ramenée est toujours là). A 17h, on est dans notre voiture de location (une « Hunday » très bien) en direction de la maison de Christine, la cousine de Nico (personne ne nous a embêté avec cette histoire de logement : on a seulement eu droit à un contrôle de passeports). Pour 60 euros les 4 jours (assurances comprises), ça valait carrément le coup. On va maintenant passer quelques jours sur Barcelone et les environs avant de rentrer sur Aix-en-Provence le mercredi 4 mai par l'intermédiaire d'un bus.

Il ne reste plus qu'un dernier article à faire (plus la réponse de la devinette) où on va essayer de faire un bilan (chacun de notre côté) de « ces 1 ans et 10 mois » passés en Amérique du Sud. Du coup, si vous avez des questions auxquelles vous avez envie qu'on réponde, n'hésitez pas à nous envoyer un mail ou à écrire un commentaire. On diffusera cet article « bilan » dans une dizaine de jours voir un peu plus. En tout cas, merci à tous ceux qui nous ont suivi et on espère que ce blog aidera de futurs voyageurs : même s'il n'y aura, ensuite, plus d'articles, il restera actif.

A bientôt pour un dernier article...
Nelly et Nico