Nico et Nelly en Amérique du Sud

28 mai 2016

Bilan et dernier article

Voilà environ 3 semaines que nous sommes rentrés en France. Au fur et à mesure de nos possibilités, nous revoyons « amis et famille ». On enchaîne à une vitesse folle « apéros » et bons repas : il faut dire qu'on est chouchoutés à mort! Souvent, on nous pose les mêmes questions et comme on n'a pas toujours vécu les choses de la même manière, on a décidé d'y répondre quelquefois séparément .

 

  • Content de rentrer ou non ?

Nico : Je crois que je peux dire oui. Certes, prolonger l'aventure ne m'aurait pas déplu mais en même temps, j'ai l'impression d'avoir fait ce que j'avais envie de voir : il est donc temps de rentrer. Sur le long terme, je ne me voyais pas vivre à Santiago et rester toute ma vie dans la même école. La perspective en plus de ne pas être sûr d'avoir un meilleur contrat ne m'a pas permis de me projeter. Et puis, n'oublions pas qu'on est deux à prendre une décision...Seul, peut être que la décision aurait été plus dure à prendre. Là, c'était assez évident (après une petite phase d'interrogations) : j'avais envie de revoir « amis et famille » et me marier dans la foulée!

Nelly : Bien sûr que oui : contente de rentrer ! Ça fait vraiment plaisir de revoir tout le monde (et ça ne fait que commencer !). Jamais je n’oublierai cette merveilleuse expérience. Même si j’ai été un peu déçue par le travail (mes anciens collègues m’ont beaucoup manqué), j’ai aimé découvrir un système différent. Et que dire de tous nos voyages…sinon que du bonheur. Nous revenons avec plein de souvenirs. Maintenant, nous ne chômons pas : on prépare activement notre mariage ! En étant toujours en vacances : ça permet une rentrée dans le pays tout en douceur et avec beaucoup de plaisir.

 

  • Comment s'est passé votre retour en France ?

On a déjà raconté notre aventure avec cette histoire d'attestation de logement à fournir (voir articles précédents). Tout d'abord, même si on est partis environ pendant 1 an et 10 mois, on a l'impression qu'on revient d'un voyage d'à peine quelques mois. Très vite, on a retrouvé nos repères. On se dit aussi qu'on a bien fait d'avoir gardé la voiture de Nico (Nelly avait vendu la sienne), ce qui nous permet d'être un peu moins dépendants. En revanche, après notre séjour à Barcelone, on s'apercevra chez les parents de Nico qu'on ne retrouve plus le sac plastique qui contenait une grande majorité de nos cadeaux souvenirs. On est dégoutés et on se dit que les vols nous suivent jusqu'au bout. Il s'avère qu'en arrivant à Barcelone, on découvre que nos valises ont été fouillées (par la douane) vu que le film plastique qui les protège est déchiré. Et en plus de ça, le sac où on pense avoir mis les souvenirs n'a pas été rangé de la même façon, et ça c’est sûr : le déo de Nico a disparu et on se retrouve avec un peigne qui ne nous appartient pas... trop bizarre. Nico contactera donc la compagnie aérienne pour se plaindre et nous n'aurons pas de réponses (seulement un mail nous informant qu'ils ont pris en compte notre demande). Comme on était limités au niveau de nos bagages pour le trajet en bus de Barcelone à Aix-en-Provence, on a laissé une valise chez la cousine de Nico qui vit dans les environs de Barcelone.

Notre seul espoir est donc que les cadeaux soient dans cette valise : pour nous, c'est peu probable car on y a mis que les affaires d'hiver. Mais comme dans les films, l'histoire se terminera bien car, en fait, les souvenirs y sont bien : les parents de Nico nous informeront de la bonne nouvelle lorsqu'ils récupéreront la valise en Ardèche, lors d'un regroupement familial. Certains lésés dans un premier temps auront donc bien leur petit cadeau. Après coup, on se dit qu'on aurait dû appeler la cousine de Nico pour vérifier cette information avant d'annoncer que les douaniers sont des voleurs...

 

  • Qu'est-ce qui vous a le plus manqué ?

Nico : Au niveau social, c'est clair, ce sont les amis et aussi la famille : Skype est quand même un bon outil. Certes, maintenant, on quitte aussi des gens biens mais il y en a beaucoup moins et les liens ne sont pas aussi importants qu'en France. Et en plus, la majorité a un projet de départ du Chili (fait ou en cours). Ensuite, c'est la question culinaire : on trouvait presque tout mais, à Santiago, il n'y avait pas de brioches. Etant donné que j'aimais bien leur fromage (« Mantequoso »), je n'ai pas eu de soucis de ce côté-là (les fruits et les légumes étant bien meilleurs qu'en France et moins chers). En revanche, faire du tennis et du golf avec mes potes m'a terriblement manqué ainsi que d'autres sports et soirées (jeux, à la montagne, etc...)

Nelly : C’est sûr que ce sont les amis (et la famille) qui nous ont plus manqué ! Les soirées jeux, le beach volley, les rigolades, les petites (et grandes) discussions avec les gens que j’aime… j’ai trop hâte de continuer ces retrouvailles ! J’étais aussi tout excitée à l’idée de retrouver ma machine à coudre (ok, pour le moment, je n’ai fait qu’un ourlet de pantalon, mais j’ai acheté du tissu pour me faire une p’tite jupe !) Avec la préparation du mariage : je me régale : shopping et bricolage vont bien m’occuper ! Ensuite, comme vous le saviez : le chocolat noir m’a bien manqué (on trouvait, dans la rue, du chocolat au lait pas trop trop mauvais…), heureusement que les parents de Nico et Romain, un copain, nous en avaient ramené.

 

  • Qu'est-ce qui va vous manquer ?

Plein de choses (presque pareil pour tous les 2) : Les bons fruits et légumes achetés au marché (et pas chers !) Les yaourts au chirimoya (fruit local), le soleil… Nous qui pensions prolonger ce plaisir en rentrant au printemps pour continuer avec l’été… et bien on n’a été déçus là-dessus… un vrai temps d’automne ! Les petits tremblements de terre (bon, après c’est sûr que nous avons eu la chance de n’avoir eu jamais de dégât…), parler espagnol (pourvu qu’on n'oublie pas tout), voyager en Amérique du sud (incroyable ce continent!), le merveilleux petit cinéma « el Biografo » et bien sûr quelques personnes qui sont encore là-bas... En plus de cela, pour Nico seulement: les parties de foot et les conditions de travail au lycée de Santiago. Mais heureusement, de belles choses nous attendent aussi en France!

 

  • Qu'est-ce qui vous a le plus plu ?

Sans contexte, nos voyages.Tous les pays qu'on a visités nous ont plu : il est donc super difficile de dire lequel plus que les autres. Le top du top, ce sont les Galapagos puis ensuite, le trip en 4x4 dans le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni en Bolivie. Mais après, il y a tellement d'autres lieux splendides qu'on a vus. C'est plus simple de dire ce qu’on n’a moins aimé : comme la région de La Serena au nord de Santiago ou une partie du nord de l'Argentine comme Cachi et Taffi del Valle. Par ailleurs, on a vraiment aimé discuter en espagnol avec des personnes vivant sur place.

 

  • Quel bilan en tirez-vous sur le plan professionnel ?

Nico : Pour moi, c'était top : la direction m'a fait confiance et j'ai eu l'impression d'avoir plus appris en 1 an et demi là-bas que 5 ans en France. Certes, je ne garderais pas un souvenir impérissable de mes collègues de CM2 (pas tous) mais j'ai pu travailler avec des gens formidables que je n'oublierai pas (vie scolaire, BCD). Les conditions de travail étaient au top : rythmes scolaires parfaits selon moi (ah si en France, il y avait moyen de discuter), moins d'heures de travail, plus de temps pour travailler en équipe (certes mal utilisés mais cela dépend des gens et non de l'institution), plus de moyens matériels : bref, ça va me manquer. Bon après, travailler dans une école de bourges, ce n'est pas trop mon truc (parents et enfants par forcément mieux que chez nous même si j'ai globalement eu de la chance) : c'est le seul point négatif!

Nelly : C’est sûr que moi aussi je préfère travailler avec des élèves (et des parents) d’un milieu plus modeste… L’image du lycée ne me correspondait pas non plus : le « m’as-tu vu ? » avant toute chose… Si ça ne tenais que de moi, j’aurais utilisé cette colossale somme d’argent autrement… Après, même si les collègues étaient dans l’ensemble sympas, ce n’était pas la même complicité que celle que j’ai vécu les dernières années à Florian… Ensuite, en plus de tout cela, l’établissement dans lequel je travaillais était trop loin et non accessible en transport en commun… ce qui ne facilitait pas la vie, mais l’établissement où était Nico ne m’aurait pas plus convenu car c’était trop l’usine… Mais malgré ces points négatifs, j’ai vraiment apprécié les moyens mis en place pour les élèves (vidéo-projecteur dans chaque classe, un ordi avec internet pour chaque enseignant et 4 autres pour la classe, une bibliothèque bien fournie et bien équipée) Et plus que tout, cette expérience permet de voir autre chose et ça donne envie de découvrir une autre école française dans un autre pays.

 

  • Expérience positive ou non ? Et si c'était à refaire, qu'est-ce que vous changeriez ?

Carrément positive oui. On ne changerait pas grand chose mis à part quelques voyages. On regrette fortement d'être allé qu'à Rio et de ne pas avoir exploré la côte brésilienne : on aurait pu le faire mais on n'y a pas pensé (c'était au tout début de notre aventure). Il aurait mieux fallu ne faire que 4 jours à Rio, pas plus puis les autres jours, explorer les environs! Peut-être qu'on aurait pu prévoir aussi un tour en Colombie mais le temps nous a manqué : ce n'est que partie remise ! Nelly aurait bien fait la tyrolienne à Baños à l’horizontal, avec la tête en avant, au-dessus de la rivière (mais ce n’est pas grand-chose par rapport à tout ce qu’on a vu et fait)

 

  • Et maintenant ?

Afin de rassurer tout le monde, on va se poser en France… au moins pour un an… On prépare activement notre mariage (fin aout) et on est bien contents de faire tout ça. Après, il faut être honnête : la fièvre voyageuse nous a atteint! Dans l'idéal, on aimerait s'installer à Barcelone afin de travailler dans une école française mais avant de réaliser quoique ce soit, on va prendre le temps d'étudier les contrats. Et puis, la France étant en manque de profs, la quitter va sans doute être très compliquée. Pour l'instant, retour dans le département de l'Ain : on attend de connaître notre mutation (choix limités malheureusement : le 15 juin, on sait tout!).

 

 On s'est éclatés à faire ce blog (articles écrits la majorité du temps dans les bus) et on espère que vous avez pris plaisir à nous lire. On remercie tous ceux qui nous ont suivis : on est trop contents de pouvoir vous revoir (les autres aussi)!

C'est la fin!!!

Nelly et Nico

ps : en bonus pour ceux qui le souhaitent notre itinéraire (à vol d'oiseau) pendant les 4 derniers mois. Il suffit de cliquer sur le lien suivant :

La carte intéractive

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07 mai 2016

Réponse devinette n°15

En vrac, voici la liste de toutes les petites choses qui sont en fin de vie et que nous avons dû jeter :

- Chaussures de Nelly (voir photo) et celles de Nico

- Tongs de Nico (voir photo : trous à l'arrière)

- Fermeture éclair de la tente (on avait une photo mais malheureusement, on ne l'a plus à cause du dernier vol)

- Fermeture éclair de la polaire de Nico (voir photo) et des poches de la veste de Nelly

- Fermeture éclair des deux petits sacs à dos (Nelly a même jeté le sien après l'avoir recousu plusieurs fois)

- fermeture éclair d'un des pantalons de trekking de Nico (convertible en short)

-Dents des fourchettes "Décathlon" (voir photo)

Certains n'étaient pas loin...

A bientôt

Nelly et Nico

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05 mai 2016

Escale à Bogota

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Vendredi 29 avril 2016, il est moins de 12h quand nous passons avec succès la douane colombienne. Il n'y a pas eu de queue et tout s'est fait très rapidement : un tampon de plus sur le passeport et nous voilà en Colombie pour quelques heures. Mais avant de se rendre dans Bogota, il faut qu'on laisse nos bagages à main à la bagagerie afin d'être tranquille dans le centre. Très rapidement, on en trouvera un pour 12 000 pesos colombien (environ 4 euros) chacun pour 12h. Le mec essaie de nous vendre un tour dans la ville avec un taxi privé et sûr (d'après lui): pour 40 000 pesos rien que le trajet aller dans le centre, on refuse (en plus, on sait que la course tourne autour des 25 000). Etant donné que le taxi est plus rapide pour y aller, on se dirige vers la queue qui est très courte. On regarde les autres passagers afin de voir si quelqu'un serait susceptible d'aller dans le centre et de le partager avec nous...Bingo, on repère une jeune demoiselle avec un gros sac à dos (comme nous il y a quelque temps) juste devant nous : Nico s'approche d'elle et lui demande où elle va et si ça l'intéresse de partager le taxi. La chance nous sourit puisqu'elle acceptera. Elle est espagnole et est super sympa : le trajet durera 45 min environ vu qu'il y a un peu de traffic (on s'attendait à pire). On en prend déjà plein les yeux avec ces magnifiques fresques de part et d'autre de la route. On ira jusqu'à son hotel qui est situé dans le quartier Candelaria : c'est parfait pour nous. Au final, au lieu de payer 30 000 la course, ça ne sera que 15 000. Et en plus, la nana de son hôtel nous passera un plan de la ville tout en nous expliquant certains trucs...Tout se déroule pour le mieux ! En plus, il ne pleut pas alors que des orages étaient annoncés ! On déambule rapidemant dans le quartier où il y a encore de belles peintures sur les murs. Les rues sont bien remplies (aussi bien sur la voie que sur les trottoirs).

On ira tout de suite visiter le musée Botero que Nelly voulait absolument voir car elle a beaucoup étudié ses peintures et sculptures en cours d'espagnol au collège. En plus, il est gratuit. Nico connaît seulement l'artiste de nom et trouvera son style assez drôle : selon lui, c'est toujours un peu la même chose et parcourra le musée plus rapidement que Nelly (comme souvent). Au final, il aura quand même bien aimé mais sans plus. Il est environ 13h quand on ressort, on se dirige vers le centre ville que l'on trouve plus tranquille et agréable à visiter. On achètera une espèce de gauffre typique en chemin avant de passer par la place Bolivar (la place centrale). On flânera dans les rues piétonnes en grignotant dans la rue (pour, normalement, la dernière fois en Amérique du sud) et en passant dans quelques boutiques touristiques (bien moins intéressantes que ses pays voisins, selon nous). Notre dernier arrêt sera le musée de l'or. On en avait entendu beaucoup parlé comme quoi il ne fallait pas le râter. L'entrée étant vraiment pas chère (3 000 pesos soit un euro, et si on avait été dimanche, il aurait été gratuit), on n'hésitera pas. En revanche, on ne peut pas dire qu'on aura adoré, surtout Nico qui trouvera le musée plutôt inintéressant avec toutes ces babioles. Cela lui rappelle un peu le musée pré-colombien de Santiago que tout le monde adore mais pas lui : encore et encore de l'archéologie. En même temps, il fallait bien rentrer pour voir. Le musée doit être plus intéressant avec un guide (selon Nelly), mais pour Nico : hors de question de se coltiner un mec pendant une éternité, et de toute façon, Nelly étant un peu fatiguée, aurait eu un peu de mal à suivre. Après ça, le tour de Bogota est terminé pour nous : il ne nous reste plus qu'à trouver l'arrêt de bus (qui sera pas loin : « los Universidades ») pour retourner tranquillement à l'aéroport. Depuis très peu de temps, il y a un système de métro-bus qui existe à Bogota et c'est super pratique : tout le long du trajet, il y a des voies de bus réservées, c'est génial. Certes, on devra changer de bus mais on mettra le même temps qu'en taxi, 45 min pour seulement 7 000 pesos (2 000 le trajet par personne + 3 000 pesos la carte qu'on va garder si jamais on revient un jour : on a très envie de visiter la Colombie!).

Du coup, au final, à 17h, on est à l'aéroport. On récupèrera nos bagages et afin d'être tranquilles, on décidera de passer tout de suite le contrôle de sécurité qui se déroulera sans encombres, sans qu'on nous reparle de cette histoire de logement à Barcelone. Il nous reste encore 4h30 d'attente avant de prendre l'avion : on essaiera de s'occuper tant bien que mal. Le wifi de l'aéroport ne fonctionne pas bien voir pas du tout : difficile de répondre aux parents de Nico (mais on y arrivera) qui doivent sans doute être inquiets. Aussi, on n'a pas pensé à prendre avec nous l'adaptateur pour les prises électriques:il faudra donc gérer la batterie de la tablette car on en a besoin en arrivant (fonction GPS pour aller jusqu'à la maison des Bertrand). A 20h30, Nelly va voir si on peut embarquer : elle est tellement pressée qu'elle croira que c'est bon alors que les gens sont au comptoir seulement pour demander des informations et les hôtesses n'appellent que certaines personnes. Elle bousculera donc Nico alors que ce dernier s'occupait tranquillement du blog après avoir finalement trouvé une prise pour charger (il y a des prises USB). L'attente devient de plus en plus longue : en plus, on n'embarque jamais et l'heure tourne. Au bout d'un moment, l'hotesse annonce un retard de 40 min : Nelly n'en peut plus et trépigne, elle ne veut surtout pas rester ici, Nico non plus maintenant.
Vers 21h30, heure à laquelle on devrait déjà être dans les airs, ils commencent à appeler. Et là, voilà que le problème du logement ressurgit : ils demandent de présenter soit la carte de résidence soit une réservation d'hotel soit une carte d'invitation. Bien entendu, on a aucun des 3 même si on rentre dans la dernière catégorie (au pire, on peut leur montrer nos mails d'échange en français). On stresse à mort, surtout Nico : c'est quand même incroyable qu'on nous ait prévenu que le matin. Ils auraient pu nous envoyer un mail avant : si Avianca nous envoie un questionnaire de satisfaction, on risque de les « casser ». Pour l'instant, ils appellent les « speedy boarding » : avec cette histoire, l'attente est vraiment interminable. Finalement, on sera appelé vers la fin. Nico dit à Nelly : « on passe sur la file de gauche, l'hotesse a l'air d'être plus sympa et surtout, comme ils sont déjà en retard, elle n'a pas l'air de prendre le temps de demander d'autres documents que la carte d'embarquement, et semble vérifier rapidement les documents liés au logement présenté spontanément par les voyageurs ». Quand c'est notre tour de passer : on présente la carte d'embarquement et le passeport seulement ...Ouf, elle ne nous demande pas d'attestation de logement, c'est bon, on est passés. On n'a jamais été aussi soulagés de passer une porte d'embarquement : quel stress!!! Bon, c'est sans doute pas fini cette histoire et on risque de nous embêter à Barcelone mais au moins, on sera sur le continent européen... Et puis, on pourra appeler les « Bertrand » vu qu'il n'y aura pas de problème de décalage horaire.

Au final, on décollera avec un peu moins d'une heure de retard : 9h30 de vol nous attendent. C'est un vol de nuit mais on ne peut pas dire qu'on dormira super bien : les bus sont bien plus confortables. Par contre, le temps passera super vite entre les repas (corrects pour un avion), la nuit et la télé. A côté de nous, une mamie a une tablette et joue à des jeux, elle est à fond : ça nous impressionne ! L'avion arrivera finalement avec seulement 30min de retard. Au moment de récupérer les valises, on s'apercevra qu'elles ont été ouvertes : la fouille à la douane a été minutieuse. Il est donc inutile de payer l'enrubanage des valises puisqu'ils déchirent tout. Au passage, Nico s'est fait piqué son déodorant « Axe » (heureusement qu'il était presque vide) mais à première vue, rien d'autre a disparu (la seule bouteille de Pisco ramenée est toujours là). A 17h, on est dans notre voiture de location (une « Hunday » très bien) en direction de la maison de Christine, la cousine de Nico (personne ne nous a embêté avec cette histoire de logement : on a seulement eu droit à un contrôle de passeports). Pour 60 euros les 4 jours (assurances comprises), ça valait carrément le coup. On va maintenant passer quelques jours sur Barcelone et les environs avant de rentrer sur Aix-en-Provence le mercredi 4 mai par l'intermédiaire d'un bus.

Il ne reste plus qu'un dernier article à faire (plus la réponse de la devinette) où on va essayer de faire un bilan (chacun de notre côté) de « ces 1 ans et 10 mois » passés en Amérique du Sud. Du coup, si vous avez des questions auxquelles vous avez envie qu'on réponde, n'hésitez pas à nous envoyer un mail ou à écrire un commentaire. On diffusera cet article « bilan » dans une dizaine de jours voir un peu plus. En tout cas, merci à tous ceux qui nous ont suivi et on espère que ce blog aidera de futurs voyageurs : même s'il n'y aura, ensuite, plus d'articles, il restera actif.

A bientôt pour un dernier article...
Nelly et Nico

 

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01 mai 2016

Retour à Santiago

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Vendredi 22 avril, il est 18h environ quand on arrive sur Santiago. Malheureusement, nous ne sommes pas encore arrivés au terminal de bus : ça bouchonne énormément et on ne peut pas dire que ça nous avait manqué. De plus, ici, l'hiver a commencé : c'est tout couvert et il ne fait pas chaud. On a appris aussi que la semaine dernière, il y a eu des inondations dans la ville (tous les établissements scolaires ont été fermés lundi) et avec le tremblement de terre en Equateur, il y a 2 jours, ça fait pas mal de catastrophes pendant que nous, on était tranquilles sous le soleil. On commence malgré tout à s'impatienter : il est presque 19h quand le bus nous dépose à l'extérieur du terminal (cela arrive fréquemment quand c'est trop embouteillé). L'assistant du chauffeur nous demande de faire attention à nos affaires personnelles car les vols sont assez fréquents. On descend du bus dans la rue, on récupère nos bagages et on file vers le terminal : ça grouille de partout (ça non plus, ça ne nous avait pas manqué, surtout en étant chargé). Pendant notre semaine sur Santiago, Juan et Mélanie (deux collègues français de l'école) nous ont proposé de nous héberger. C'est super sympa de leur part et ça nous arrange bien : on a donc accepté. Problème : à la base, on aurait dû arriver le lendemain. On cherchera donc un wifi sans code pour voir s'ils ont reçu notre mail:malheureusement, impossible d'en trouver un qui fonctionne. Quand Nico revient de sa recherche infructueuse, c'est là que Nelly lui annonce la nouvelle...Elle ne trouve plus son petit appareil photo. Nico est comme un fou! Nelly pense qu'on lui a volé tandis que Nico croit plutôt à la version de la perte. Il ne comprend pas pourquoi ce foutu appareil se trouvait dans la poche de la veste alors qu'en plus, elle ne fermait pas... A La Paz, lors du précédent vol, il était au même endroit... Avec trois appareils photos volés en moins de deux ans : Nelly remporte la palme... (on se serait bien passés de ce palmarès..)

Pendant 4 mois, il ne nous était rien arrivé : et paf, il a fallu qu'on mette le pied dans Santiago pour perdre toutes les photos des 4 derniers jours (heureusement, ce n'était pas les meilleurs endroits : c'est là aussi que Nico est bien content de ne pas avoir acheté un appareil trop cher, comme s'il l'avait pressenti).Tous les 2, on enrage quand même : il est temps de rentrer en Europe ! On décide de prendre le métro en direction de l'appart de nos hôtes : on verra bien sur place s'ils sont là. Aussi, on réalisera qu'on a seulement le numéro français de Mélanie (en fait, 3 jours plus tard, Nico remarquera qu'il avait celui de Juan, en fait!) : impossible donc de les appeler. On trouvera facilement leur immeuble qui est d'un autre standing que celui où on vivait : en même temps, c'est normal, vu le quartier. En entrant à l'intérieur, Nico se rend compte qu'on n'a pas le numéro de l'appartement et le gardien ne connaît pas Juan et Mélanie (en fait oui, mais pas le numéro de l'appart') : il n'a pas non plus de liste. Au final, on arrivera à contacter Mélanie par l'intermédiaire de Lucile qui a pu lui envoyer un message...Whaouh, quelle journée de merde : un long trajet, un temps pourri, un appareil photo disparu et puis ça maintenant... Heureusement, ça se termine bien (et le principal : c'est qu'on est en bonne santé et encore en vacances). De plus, on a de la chance que Mélanie soit chez elle : Juan est sorti mais pas elle, en raison d'une bonne fatigue. En tout cas, c'est super sympa de leur part de nous héberger : on a même droit à une chambre et à une salle de bain privée...le luxe pour nous par rapport à tout notre voyage.

Au début, on avait prévu de passer 2 jours sur la côte afin que Nelly s'essaie enfin au surf mais finalement, vu le froid et un temps mitigé, on préfèrera rester sur Santiago pour se reposer. Car il est vrai qu'on est bien fatigués après ces 112 jours de voyages : on appréciera les levers sans réveil même si Nico aura du mal à traîner dans le lit le matin (trop habitué à se lever tôt). Au final, même si on glandera à certains moments, on ne chômera pas tant que ça. Le samedi, on passera toute la journée au marché Bio-Bio qu'on adore. Ce sera l'occasion de manger nos dernières empanadas dans la rue (trop bonnes), d'acheter deux valises ainsi que d'autres achats. Nico en profitera aussi pour retourner une dernière fois (cette fois-ci, c'est vrai!) chez son coiffeur : ce dernier sera tout surpris de le voir mais très content. Bref, une bonne journée ! Le soir, on sortira à la « Piojera » avec certains de nos amis afin de leur dire au revoir et de se boire un dernier « terremoto ». Le lendemain, ce sera les courses : et oui, on a décidé de faire à manger tous les soirs où on est à l'appart (c'est la moindre des choses selon nous). Nico ira une dernière fois au marché central de La Véga avec le caddie de Mélanie tandis que Nelly s'occupera de celles du supermarché, comme avant. En fin de journée, ce sera le moment pour nous d'aller récupérer les valises qu'on avait laissées chez Lucile pendant 4 mois. Son copain a désormais emménagé chez elle et nos affaires deviennent encore plus encombrantes : il faut vite l'aider à désengorger tout ça. Sur le retour, on n'aura pas de change car on prendra la pluie (et pas qu'un peu) de la sortie du métro jusqu'à l'appart (5-10 min) : on sera trempés !

On passera notre journée du lundi dans le centre : on a de la chance car il fait un temps magnifique. D'ailleurs, de l'appart', on a une vue splendide sur la Cordillère enneigée. On aura quelques petites choses à régler mais finalement pas temps que ça : échanges de monnaie, passage à l'organisme de retraite qui nous avait tant embêté afin de récupérer des justificatifs, un tour à la banque puis au marché artisanal pour les derniers achats. Ensuite, après un pique-nique sur un banc du parc Forestal, on ira dans notre fameux cinéma (juste après une dernière glace pour Nelly en compagnie de Lucile). Le film (« irrationnal man ») sera super bien : c'est l'histoire d'un prof de fac déprimé qui reprend goût à la vie en commettant un meurtre et en sortant avec une de ses étudiantes. La fin est surprenante et on reste attentifs tout le long. Le lendemain, toute la journée sera consacrée aux sacs : et oui, il faut que tout rentre. Nico souhaite tout enlever puis tout mettre de manière ordonnée : bref, tout un art ! Problème, on n'a pas de balance pour avoir un ordre d'idée du poids (on est limités à 2 valises chacun : 2 x 23kg) ni aucun de nos connaissances. Après avoir discuté sur Skype avec le père de Nico, mercredi matin, on se lancera à la recherche d'un pèse-bagages portatif...Oui, oui, ça existe bien. Problème : on fera le tour du centre commercial Arauco sans réussite. Aucun magasin ne vend ce genre de choses, même ceux qui ne vendent que des valises. Mince alors, c'était une bonne idée et un bon investissement.

En fin de journée, Nelly retournera au ciné pour voir l'autre film à l'affiche (Mustang) et sera bien contente d'y être retournée une dernière fois (ah qu'est-ce qu'il va nous manquer ce ciné El Biografo, plein de charme). Nico, n'étant pas emballé, n'ira pas car il voulait rester avec la bonne impression du film de lundi. A la place, il ira dans le centre pour acheter ce foutu « pèse-bagages ». En cherchant sur internet, il trouvera un magasin qui en vend pour 7 euros environ : il arrivera 15 min avant la fermeture (avec la coupure de courant dans le métro, il a failli arriver trop tard) mais c'est bon, il a pu l'acheter. Il ne reste plus qu'à trouver des piles : il se fait tard, on verra ça demain. Pour l'instant, Nico retrouvera Nelly à la sortie du cinéma. Cette dernière lui annoncera le prix d'un envoi de colis par la poste... Et oui, Nelly avait suggéré d'envoyer par courrier certaines affaires en cas de dépassement de poids des valises (Nico préférant jeter certaines choses...) Etant donné le tarif de l'envoi, on espére vraiment que tout rentrera sans dépasser les 92 kg... Verdict demain avec le fameux pèse bagages. Notre soirée ne se termine pas là puisqu'on a décidé d'aller manger au resto avec Chloé et Bernardo qui n'avaient pas pu venir samedi soir. Cela sera super sympa de les revoir (comme les autres d'ailleurs, samedi) et on passera un agréable moment dans un restaurant typique (« El Hoyo » (traduisez par : le trou):ce n'est pas de la grande bouffe, mais en même temps, c'est à l'image de la gastronomie chilienne, avec de la chicha).

Jeudi 28 avril : dernier jour sur Santiago ! Nico ira acheter des piles au supermarché en se levant (ouf, il prendra les dernières) : on testera notre nouveau « joujou » qui fonctionne à merveille. Au final, le verdict sera bon : on a même de la place pour s'acheter un pisco (un seul par contre, Nico aurait voulu en ramener plus mais Nelly a préféré ramener 2kg en rapport avec le travail ce qui rendra fou son chéri). Ensuite, Nico se rendra à l'école afin de dire un dernier au revoir à certains collègues et de récupérer les dernières fiches de paie. Nelly n'ira pas : elle n'en garde pas un souvenir extraordinaire contrairement à Nico qui est un peu triste de partir de cette école même si tout n'était pas parfait. Il sera ravi de ses 2h30 passés là-bas car il aura l'occasion de revoir toutes les personnes avec qui il a bien sympathisé et en plus de ça, par chance, il ne tombera pas sur celles qui l'ont agacé : un vrai bonheur. Par la suite, on ira de nouveau au resto (encore : ça commence à faire beaucoup et on vraiment l'impression d'avoir pris du poids tous les 2...il va falloir régler tout ça en rentrant) avec Lucile et Pablo (son copain) puisque Nelly rejoindra Nico directement là-bas. Un dernier bon moment de nouveau : on va pouvoir s'envoler en ayant revu toutes les personnes qu'on a appréciées. Le soir, on passera une dernière soirée avec Juan et Mélanie en leur préparant des empanadas qu'on réussira parfaitement. Tout va bien qui finit bien. A 22h30, on est couchés pour une nuit qui s'annonce courte puisqu'on prend un taxi, le lendemain, à 5h du matin.

Vendredi 29 avril, c'est le grand jour : le grand départ. A 4h30, Nico se réveille, à peine plus tôt que prévu : il est en pleine forme et stressé pour les bagages (selon Nelly qui a le sourire aux lèvres car enfin, on rentre!). Les bagages nous attendent dans le hall de l'appart': un peu avant 5h, on est dehors, attendant le taxi. Nico tourne en rond tout en pestant du retard du taxi qu'il avait commandé mercredi matin (19 000 pesos). Mais à 5h10, coup de téléphone : le taxi est là ! Il arrive. Sans problème, on arrivera à rentrer tous les bagages dans la voiture  et à peine 30 min plus tard, on est à l'aéroport. On récupère un porte-bagages chacun pour transporter tout notre barda. Arrivés dans le hall des départs, on est surpris par le monde qu'il y a à cette heure si matinale. Avant d'aller faire la queue, on se dirige vers un endroit pour peser nos bagages. On dépasse de quelques grammes : on en mettra un peu dans le sac à dos et pour le reste, on se dit que ça passera (ce qui sera bien le cas). Puis, direction l'endroit pour enrubanner nos bagages : pour 8 000 pesos (10 euros), chaque bagage est protégé et a un numéro de suivi en cas de perte (comme une assurance). Au lieu de payer 32 000 pesos, on ne paiera que 24 000 pesos vu que le mec ne connaît pas bien ses tables de multiplications . Ce n'est pas nous qui allons le lui rappeler ! Maintenant, place à l'enregistrement des bagages : et ça sera long. C'est la première fois qu'on attendra aussi longtemps (presque 1h). Pendant ce temps, on profite du wifi gratuit de l'aéroport. Au moment de passer, pas de soucis avec nos bagages. En plus, c'est cool : pas besoin de les récupérer à Bogota lors de notre escale car ils vont tous seuls jusqu'à Barcelone. C'est une super nouvelle pour nous car on a prévu de sortir à Bogota étant donné qu'on a 10h d'attente entre les 2 vols. Mais, on a un autre souci qu'on n'avait pas prévu : l'hotesse nous demande si on a une réservation de logement à Barcelone. On lui répond qu'on va chez la cousine de Nico mais cette dernière nous conseille de faire une « fausse réservation » car on va de nouveau nous le demander à Bogota. Toujours selon elle, sans cela, on ne pourra pas embarquer. On est surpris, perplexe et pris de court : dans le doute, on regardera sur e-booking. Le souci, c'est que c'est super cher et un jour avant, il est impossible d'annuler une réservation sans frais. L'heure tourne et l'avion est censé décoller dans 40 min. On n'a toujours pas passé la sécurité avec cette histoire de réservation. Dans la hâte, on décidera d'envoyer un mail aux parents de Nico afin qu'ils se renseignent sur cette histoire et on verra plus tard : on ne va quand même pas râter l'avion pour ça !

Heureusement, il n'y a presque personne au contrôle sécurité ni à la douane chilienne : du coup, en 20 min, on sera à la porte d'embarquement. Les derniers passagers (dont on fait partie)embarquent: on est encore dans les temps mais en revanche, pas de tour dans les boutiques Duty-free comme prévu pour voir les prix des piscos (pfff !!). L'avion décolera à l'heure et le vol (5h20) se passera bien : on nous apportera à manger (correct pour un voyage en avion), on regardera des films et on dormira un peu (beaucoup moins confortable que les bus). On atterrira à Bogota vers 11h30 (heure locale, 13h30 au Chili) sans encombres: pour l'instant, tout se déroule bien. Il y a juste cette histoire de logement à Barcelone qui nous tracasse un peu. Plus on y réfléchit plus on trouve ça étrange : c'est bien la première fois qu'on nous fait ce coup. On se dit qu'on verra plus tard. Pour l'instant, profitons de notre escale dans le centre de Bogota...Allez, encore un autre article, mais promis, c'est bientôt fini.

A bientôt
Nelly et Nico

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30 avril 2016

Mendoza

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Mercredi 20 avril 2016, il est autour des 8h quand on arrive à Mendoza. Il fait un temps splendide et ça, ça nous plait. On se trouve un banc au terminal pour pouvoir prendre notre p'tit déj (sans doute une dernière fois!) : il y a même une boulangerie juste en face (et hop, deux croissants pour Nico). Ensuite, en avant, pour 40 min de marche jusqu'à l'appart de Gabriel (notre hôte couchsurfing) qui est situé dans le centre, super bien placé (à 10 min de la place, 3 min du Carrefour et pas très loin d'un grand parc). On trouvera aisément les clés : pour un appart qui est censé être en désordre, on trouve que c'est super bien rangé. En même temps, il n'y a pas grand chose : juste le nécessaire pour vivre. On s'installe dans la chambre d'amis afin d'y laisser nos affaires : l'appart fait plus de 2 fois celui qu'on avait à Santiago. On en profite pour se prendre une bonne douche puis on file dans le centre.

Il n'y a pas énormément de choses à voir et à faire mais on visitera les lieux principaux tout en faisant des caches : une fois que vous avez vu les 4 petites places qui entourent la place principale ainsi que le parc San Martin, vous avez fait le tour. Tout ça nous prendra la journée : avec les 6 caches de trouvées, on trouvera cette balade plutôt divertissante. On aimera tout particulièrement la « plaza Chile » où même les bancs sont aux couleurs du pays voisin ainsi que la « plaza Espana » avec ses mosaiques. Le parc San Martin vaut aussi le détour : beaucoup en profitent pour courir, faire du roller, du vélo, marcher ou tout simplement se détendre. On essaiera aussi de se renseigner sur ce qu'on peut faire les jours suivants mais que ça soit à l'office de tourisme ou dans les agences touristiques, on n'apprendra pas grand chose. Comme souvent, il faudra qu'on se débrouille seul (avec les blogs).

Le soir, après quelques courses, en rentrant à l'appart, on fera connaissance avec notre hôte Gabriel qui vient de rentrer du travail. Tout de suite, on aura un bon contact : on avait décidé de préparer à manger et de faire des crêpes. Il n'a pas l'habitude de manger ce genre de choses et nous, ça nous fait plaisir de lui faire goûter certaines spécialités de France (et puis, nous, ça nous change des pâtes, du riz, des patates, des omelettes, des salades, des sandwichs, etc...). Il a notre âge et on abordera un peu tous les sujets : on le comprend super bien (il n'a pas l'accent argentin) et inversement d'après lui (ce qui nous fera bien plaisir). Il bosse du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 dans une entreprise de pétrôle. Il a une bonne situation (sans que ce soit extraordinaire non plus : ici, les salaires sont assez bas) vu que son entreprise lui paie le logement et qu'un service de navette vient chercher les employés à leur domicile. Et étant donné que ce n'est pas à côté, il doit quand même se lever vers 5h du mat' et il rentre vers 18h30. Pour tenir, il tourne au café et il ne mange presque rien d'autre ni le matin ni à midi : on se demande comment il tient. Bref, on a rarement mangé avec nos hôtes et on apprécie : c'est exactement ce qu'on cherche dans ce genre d'aventures. Aussi, étant donné qu'il est originaire de Cordoba, il ne pourra pas trop nous renseigner sur les choses à faire dans les environs mais nous aidera quand même à planifier notre journée du lendemain.

Jeudi 21 avril, de nouveau, le temps est splendide. Aujourd'hui, on a décidé d'aller faire le tour des caves à vins car c'est LE truc à faire dans la région : Mendoza est connu pour ses vins, notamment pour son vin rouge, le Malbec. Mais avant d'y aller, on a quelques trucs à régler : il faut qu'on change quelques dollars en pesos (pas simple mais on a réussi à trouver un bureau de change dans le centre) et qu'on avance nos billets de bus. En effet, au début, on devait prendre le bus en direction de Santiago samedi matin mais finalement, on changera nos plans à cause, cette fois-ci, de la météo. Pour se rendre dans la capitale chilienne, il faut traverser la cordillère des Andes et pour celà, le bus passe par un col située à 4300m d'altitude. La météo annonce de la neige pour samedi et il est donc fort probable qu'ils coupent la route pendant 2 ou 3 jours : et ça pour nous, ce n'est pas envisageable. On préfère perdre un jour à Mendoza plutôt que d'arriver plus tard à Santiago où l'on a des choses à faire avant notre vol pour Barcelone (vendredi 29 avril). On ne restera donc que 2 jours sur Mendoza au lieu de 3. A la base, pour le 3ème jour, Nico souhaitait aller au parc Aconcagua afin d'apercevoir le « toit des Amériques » mais en ce moment, c'est couvert et il fait froid : ça ne vaut donc pas le coup de payer un bus pour 4h de trajet rien que pour l'aller et seulement quelques heures sur place pour...se geler les miches. Quant à Nelly, elle souhaitait se rendre au sud de San Rafael pour aller voir un lac qui avait l'air d'être splendide. Mais le problème, c'est que pour y aller, il faut soit une voiture soit il faut passer par une agence (pas du tout emballant par rapport à ce qu'on nous propose). Au moins avec ce problème de météo en altitude, ce sera tout choisi : ce sera ni l'un ni l'autre. Mais on peut au moins faire le tour des bodegas (ce qu'on voulait faire tous les 2).

Avec tout ça, il est donc environ 11h30 quand on descend du bus de ville dans la commune de Maipu. Il a fallu qu'on achète une carte magnétique (10 pesos) qu'on laissera chez Gabriel pour les prochains « couchsurfers ». Le trajet coûte 7,65 pesos à ce jour mais il est susceptible d'augmenter car ici, tout augmente et on ne peut pas dire que la population soit contente. A la sortie du bus, on se fait accoster par une « rabatteuse » de location de vélo. Et oui, ici, la mode, c'est de faire le tour des caves à vins à vélo. La veille, avec Gabriel, on avait repéré le loueur « M. Hugo », non loin. On remercie la demoiselle et on prend son flyer. On ira donc voir le premier loueur de vélo qui se trouve sur notre chemin qui est celui qu'on avait repéré sur internet et sur notre guide de voyage. Mais là, on a trouvé l'accueil exécrable et pour un prix plus cher en plus. Du coup, on ira voir à « orange bike » ( la nana du flyer) où l'accueil est au top même si on trouve que le vendeur est un peu trop influent sur ses conseils de « bodegas ». Il nous conseillera de ne rien garder de choses de valeur car il y a parfois des vols commis sur les cyclistes faisant la route des vins. Par prudence, on laissera la tablette chez lui mais on gardera le petit appareil photo. Jamais on ne s'est senti en danger ou menacé, mais bon, il suffit d'une fois... Nelly avait vu sur un blog qu'on pouvait louer un tandem alors, comme on n'en a jamais fait, on se dit que c'est une bonne occasion, c'est donc ce qu'on fera (même prix que le vélo classique : 180 pesos/2 personnes la journée). Le loueur nous conseille de ne faire que 2 visites et c'est ce qu'on fera (en même temps, c'est ce qu'on avait prévu). On essaie le tandem : le premier départ est un peu cahotique mais après, on gèrera bien. Et puis, en plus, tout le long de la route principale, il y a une piste cyclabe : parfait !

Le premier arrêt aura lieu à la « bodega boutique Domiciano ». C'est une cave à vins familiale et on appréciera beaucoup la visite presque privée (il y aura une japonaise avec nous : du coup, un coup en espagnol pour nous et un coup en anglais pour la miss). L'accueil est au top (comme nous l'avait dit le loueur) : on apprendra plein de choses sur la fabrication du vin. Puis, direction la salle de dégustation où l'on goûtera un blanc (Chardonnay) et deux rouges (Malbec). Les verres sont généreux (avec un petit biscuit salé entre chaque dégustation) et on peut même reprendre un verre de blanc. La visite plus la dégustation coûtent 90 pesos : c'est plutôt correcte et on a bien aimé. Ensuite, comme il est 13h passées, on ira pique-niquer sur un banc pour finir avec une glace, juste en face. On a l'impression d'être encore en été alors, on en profite encore. Il est vrai aussi qu'ici, les glaces sont vraiment bonnes (chaîne « Grido »). Ensuite, on enfourche de nouveau notre tandem pour aller à une autre cave à vins, cette fois-ci, d'un autre standing (« La Rural »). Elle n'était pas du tout conseillée par notre loueur mais on souhaitait quand même y aller. Pourquoi ? Certes, l'entrée est plus cher que la 1ère (120 pesos) mais il y a un musée du vin (outils et machines utilisés dans le temps) et en plus, si on achète du vin, c'est déductible de notre billet d'entrée. Quand on arrive là-bas (à 5min de la glace), on devra attendre jusqu'à 15h car les visites n'ont lieu qu'aux heures fixes (la dernière étant à 17h). Il est vrai que l'accueil est un peu moins bon mais ce n'est pas une catastrophe non plus. On sent que c'est moins familiale ici et beaucoup plus commercial: on s'y attendait. La visite est , néanmoins, vraiment complémentaire à la première : on apprendra et on verra d'autres choses. On est donc ravis même si la guide parle super vite : on dirait qu'elle a le « feu aux fesses » pour réciter sa leçon ! Lors de la dégustation, ce sera deux verres chacun et pas un de plus, beaucoup moins généreux qu'à la première bodega et d'une qualité inférieure (là dessus, notre loueur de vélo avait raison). Après, c'est le moment où on doit se décider ou non pour l'achat de bouteilles de vin. Nelly ne comprend pas trop ce principe de déductibilité : selon Nico, on peut prendre n'importe quel vin correspondant au prix de notre entrée. Et c'est effectivement le cas : on repart donc avec 3 bouteilles (3x80 pesos = 240, ce qui correspond à ce qu'on a payé à l'accueil pour la dégustation)

Une fois le sac à dos bien rempli, on reprend notre bécanne en vue de trouver un kioske pour recharger notre carte de bus. On nous avait annoncé un prix inférieur, du coup il nous manque quelques pesos sur cette fameuse carte... Une nana nous dira que le kioske est assez loin et qu'on peut payer dans le bus. Donc on ramène le tandem, la propriétaire nous offre, comme convenu, du jus d'orange, on récupère la tablette et on prend le bus. On n'aura pas attendu trop longtemps quand le premier bus arrive. On tend le bras, il ralentit puis repart aussi sec : la dame qui attendait comme nous, s'étant aperçu que ce n'était pas celui qui lui fallait, a fait signe au chauffeur qu'elle s'était trompée. Et nous, alors ? Pour nous, c'était bon !!! On devra donc attendre le suivant. Vu qu'on ne rentrera pas trop tard, Nelly aura le temps d'aller faire un tour des boutiques dans le centre (pas très fructueux malheureusement) tandis que Nico s'occupera des courses pour le soir. On passera une dernière bonne soirée en compagnie de Gabriel : le vin blanc acheté à la bodega s'averrera bien bon et on goutera la boisson nationale d'Argentine, le « Fernet» qu'on boira à la mode argentine, c'est-à-dire avec du coca : « Coca Fernet » (une petite ressemblance avec le whisky-coca, selon nous).

Vendredi 22 avril, dernier jour de voyage et dernière fois aussi qu'on fait les sacs : ça fait bizarre mais tout a une fin. A 9h30, on est prêts à partir : on a un peu plus de 30min de marche jusqu'au terminal. Il fait beau et le trajet ne sera pas trop pénible, pas plus qu'à l'aller en tout cas. A 10h30, le bus partira à l'heure en direction de Santiago. Nelly somnolera jusqu'à la frontière tandis que Nico s'occupera du blog et regardera la paysage qui est vraiment sympa. Malheureusement, plus on monte, plus ça se couvre...Autour de nous, c'est tout blanc : il est même en train de neiger. Heureusement, pas suffisamment pour que la route soit bloquée. On mangera notre pique-nique un peu avant d'arriver à la frontière mais étant donné qu'on y restera 2h environ, on aurait pu manger à l'arrêt. Le temps que chaque bus ou voiture passe, c'est très long. Et oui, il faut faire passer les sacs au scanner et on ne peut pas dire que les douaniers soient pressés : ça rigole et ça prend son temps. A 15h30, on repart enfin : ça y est, on est de retour au Chili. C'est le moment aussi où on nous sert notre sandwich (pain de mie + jambon) : on décide de le garder car on a déjà mangé. Quelle idée saugrenue de nous le donner si tard alors qu'on est restés à l'arrêt pendant presque 2h. On va donc passer une semaine (la dernière) sur Santiago avant de retourner en Europe...

A bientôt
Nelly et Nico

 

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Devinette n°15

Notre blog touche a sa fin, après 839 jours en Amérique du sud... on en a pris plein les yeux mais maintenant on est bien contents de rentrer pour revoir familles et amis. Et il n'y a pas que nous qui finissons par être fatigués, il y a plein de petites choses qui nous ont lâché et qui nous disent d'arrêter nos bêtises : qu'il est l'heure de rentrer...A votre avis, quelles sont ces petites (ou grandes) choses qui sont en fin de vie. Merci d'écrire tout ce qui vous passe par la tête dans les commentaires. Vous aurez la réponse dans quelques jours.

A  bientôt.

Nelly et Nico

 

 

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28 avril 2016

Taffi del Valle et le parc Talampaya

Vendredi 15 avril 2016, il est 17h quand on arrive au terminal de Tafi del Valle, petite bourgade située au pied des montagnes. Comme d'habitude, Nico fera son petit tour à la recherche d'un camping : selon l'office de tourisme, il n'y a qu'un seul endroit pour planter sa tente (au camping municipal, 150 pesos pour 2, cher et loin) mais en fait, il y a au moins 2 autres endroits. A l'hostal Nomade (à 600m du terminal, à droite), on peut camper avec petit déjeuner et dîner compris (là encore, tarif élevé, 300 pesos pour 2). La dernière solution (la nôtre du coup), c'est de planter sa tente à « l'hostal y camping », située avant le camping municipal. Pour 100 pesos (à 2), il y a une cuisine (avec des tables pour manger) et un coin d'herbe pour camper. Il ne faut pas s'attendre au grand luxe (surtout les sanitaires, c'est un peu comme à Cafayate) mais on a vu bien pire. La salle commune où il y a la cuisine est bien rigolote avec les murs remplis de tags, de dessins, de bibelots en tout genre... En revanche, la bonbonne de gaz qui arrive en fin de vie, ça nous fait moins rire, surtout que les propriétaires (accueil pas au top, comme trop souvent malheureusement) n'en ont pas de rechange (et qu'ils ne veulent pas aller en acheter une autre maintenant alors qu'il y a des magasins encore ouverts). Bref, heureusement, nous, on a notre réchaud et ça fera l'affaire pour faire cuire ce qui nous reste à faire (d'autres allumeront un feu dehors, à l'endriot prévu à cet effet) Heureusement, le lendemain soir, tout rentrera dans l'ordre. Comme dans beaucoup d'endroits, il n'y a pas beaucoup de casseroles et certaines n'ont pas de queues, les poêles sont très usées, pas toutes les plaques fonctionnent...mais pas de panique, on commence à être habitué et on gère ! On fera aussi la connaissance d'un jeune couple de québéquois (on adore leur accent) agé seulement de 19 ans bien sympa à qui on donnera des conseils pour la suite puisqu'ils font le chemin inverse du nôtre.

Samedi 16 avril, pas de réveil même si on se lève rarement après 8h00-8h30. La nuit a été plus fraîche que d'habitude (pas étonnant que la bâche de la tente soit si humide) et Nelly regrettera de ne pas avoir mis son bonnet : on est à 2000m d'altitude et notre guide nous avait bien dit qu'il fallait profiter de l'air vivifiant des montagnes. Pour Nico, température idéale : ni trop chaud, ni trop froid ! Il est donc 9h30-10h quand nous décollons avec nos petits sacs à dos : au programme, une petite rando à la journée ! La première étape, c'est de grimper au « mirador de la Cruz » afin de prendre un peu de hauteur et d'observer le paysage. Le chemin est indiqué de temps en temps et en demandant, on s'en sortira : de toute façon, on aperçoit très vite la croix, vu d'en bas ! En 40 min, on est en haut : à peine le temps de prendre quelques photos et une vidéo que la tablette s'éteint (et oui, c'était prévisible vu qu'on n'avait pas pu la charger beaucoup). Heureusement, on n'aura pas besoin de l'utiliser beaucoup vu qu'il n'y a pas énormément de photos à prendre et on a toujours le petit appareil photo. Par la suite, on voudra se rendre au village suivant, « El Mollar », en suivant la route de terre qu'on aperçoit en contre-bas. Du mirador, il y a un petit chemin qui longe les maisons en contre-bas... s'en suivra une bonne dizaine de kilomètres sur un chemin monotone où passent quelques voitures de temps en temps (et un peu de poussière pour nous). A un moment donné, on sera même obligés de faire demi-tour car on arrivera à un cul-de-sac, face au lac : il faut toujours suivre le chemin principal. Et en voulant couper pour retourner sur la route, on trempera un peu nos pieds. En sortant de ce pétrin, on tombera sur un peu d'animation : cool, on s'approche ! On s'attendait à voir un spectacle avec des chevaux mais en fait, les locaux jouent à un drôle de jeu (pas sympas pour les bêtes) : ils s'amusent à lancer des lassos afin d'attrapper les pieds des chevaux. Et une fois à terre, ils coupent un bout de queue et de crinière au fameux cheval puis le jeu reprend : drôle de divertissement, on tracera notre route.

Il fait chaud et Nelly regrette de ne pas avoir pris son parapluie pour se protéger du soleil (il fait encore grand beau). Comme on n'en voit pas le bout, on s'arrêtera un peu avant le village pour pique-niquer à l'ombre sur une pierre (en compagnie d'un chien, comme souvent). Ensuite, il nous restera une trentaine de minutes pour arriver au niveau de la place centrale : juste en face, il y a un parc de menhirs. Heureusement, l'accès est gratuit car franchement, ce n'est pas extraordinaire : les pierres ne sont pas bien grandes. Bref, on est un peu déçus : tout ce chemin pour ça ! On y restera à peine 20 min puis maintenant, il faut essayer de retourner sur Tafi. Il est 15h et le prochain bus n'est qu'à 18h20 puisqu'on est samedi. Etant donné qu'il y a beaucoup de voitures, on se dit que ça ne sera pas compliqué de faire du stop : en réalité, c'est tout un cortège car il y a un enterrement. Autant dire que personne ne nous prendra en stop : même après l'avoir laissé passé, ça ne marchera pas mieux (le spectre de Cachi reviendrait-il???? Oh, non!!!!). A ce moment un vieux tacot (comme il y en a dans cette région de l'Argentine) s'arrête : génial ! Malheureusement le gentil papi ne va pas à Taffi. On décide donc de retourner sur la place et de se caler sur un banc, au soleil pour réfléchir et se reposer. Après un long moment, on décidera de remonter vers le chemin de terre de l'aller pour tenter de faire du stop : il y a moins de voitures qui passent mais au moins, il n'y a qu'une route et c'est dans notre direction...Banco, un pick-up s'arrête à peine quelques minutes plus tard. Les gens se rendent au cimetière qui est sur le chemin : ok, on accepte. On monte à l'arrière et 2-3 min plus tard, on fait une pause...les gens descendent et reviendront 20 min plus tard. Autour de nous, il y a plein de voitures garées et on se demande ce qu'il se passe. En fait, tout le monde se rend chez la famille du défunt afin de se recueillir et récupérer le cercueil. Ensuite, tout un cortège se rend jusqu'au cimetière (qu'on espère le plus près possible de Taffi). Au passage, les gens sont super sympas car ils s'arrêtent en chemin pour prendre un couple de personnes agées qui se rend à son domicile et une autre nana qui va également au cimetière : ça fait plaisir de voir qu'il y en a qui sont serviables ! Une fois arrivés sur les lieux, il nous restera 45 min de marche jusqu'au village de Taffi. Avec le bus (15 pesos), on serait arrivés à peine 10min avant. Du coup, la nuit commence à tomber et c'est assez impressionant de voir les nuages (super bas) qui arrivent et qui recouvrent le lac (pas très propre d'ailleurs) mais ne vont pas plus loin et donc pas jusqu'à Taffi. On essaiera de ne pas se coucher trop tard  car demain, on se lève aux aurores pour prendre le bus : pas simple car il faut préparer le p'tit déj', le pique-nique du midi et faire les sacs.

Dimanche 17 avril, il fait encore nuit quand on se réveille : il est 6h30. On sera plutôt efficaces car à 7h15, on est prêts : la tente est pliée (pas simple pour enlever l'humidité) et les sacs sont fermés. On est aussi bien habillés car il fait frais. On déjeunera sur un banc au terminal de bus vu qu'on est en avance. A 8h10, on embarque en direction de San Miguel de Tucuman (116 pesos) pour 2h30-3h00 de route. Nelly, n'aimant pas trop les réveils matinaux et bousculés, en profitera pour poursuivre sa nuit et Nico s'occupera du blog. Etant donné que c'est tout couvert en raison du brouillard (5 min à peine après Taffi), on ne peut pas dire qu'on râtera le paysage : on ne voit pas grand chose et quand les nuages sont un peu plus haut, rien d'extraordinaire (autour c'est vert alors Nico se dit qu'il doit quand même pleuvoir assez souvent). On quitte donc Taffi sans avoir eu de coup de coeur : certes, c'est mieux que Cachi mais ce n'est vraiment pas une étape incontournable... Espérons que la suite soit meilleure.

Un peu avant 11h, on arrive à Tucuman : c'est tout couvert et la ville ne nous inspire pas : ce n'est pas grave, on n'est pas censés y rester et filer directement à la Rioja...Malheureusement, nos plans seront vite compromis car le prochain bus ne part qu'à 16h (400 pesos pour 6h de trajet). Et le temps de réfléchir, il n'y a plus de place : c'est donc soit celui de 17h30 avec une arrivée autour de minuit dans la ville soit on prend le premier bus, le lendemain matin. Après de longues hésitations et un peu de ras-le-bol (foutus bus argentins chers et non pratiques), on atterrira dans un hotel non loin du terminal (10 min à pied, 300 pesos la chambre). On passera notre aprem à regarder des PBLV sur le net : on sortira seulement pour aller faire des courses au Carrefour pour le soir (il y a une cuisine mais il faut être bien équipé car à part une casserole et les plaques, il n'y a rien d'autre), faire un rapide tour de la place centrale (il y a quand même quelques beaux monuments) et ressortir le soir afin de prendre une glace (sous une pluie fine).

Lundi 18 avril, le réveil est violent puisqu'il nous bouscule à 5h15 du mat'...15 min plus tard, on a les sacs sur le dos. La bruine de la veille est toujours là mais ce n'est pas trop gênant : le trajet est court. A 5h45, on est entre les quais 46 et 53 pour attendre notre bus : on a 10min d'avance mais il n'est pas encore là. Notre malchance avec les bus continuera car ce dernier arrivera avec presque 1h de retard et ça, ce n'est pas du tout bon pour nous : en effet, il faut qu'on enchaine avec un autre bus à La Rioja. Pour une fois, on connait les horaires : à la base, on avait 1h15 de marge, là, avec le retard, on se dit que ça va être compliqué. Pour l'instant, rentrons dans le bus et continuons notre nuit : on verra le reste plus tard. Dehors, c'est le brouillard total :nous, on dormira au moins 3h, ce qui fera passer le trajet . A notre réveil, il nous en reste encore 3 au moins : on s'occupera comme on peu car ici, dans le nord de l'Argentine, c'est très rare les bus qui passent un film alors qu'il y a la télé. Plus l'heure tourne, plus c'est tendu pour nous (on sent qu'avec notre malchance, on va encore louper ce fichu bus) même si c'est jouable. On prépare donc notre plan avant de descendre du bus : Nico ira récupérer les gros sacs dans la soute pendant que Nelly se charge des petits sacs et va acheter les billets. La chance est en train de tourner : notre bus arrivera un peu avant 13h10 et celui qu'on doit prendre est censé partir à 13h15. Le terminal est petit, on se retrouvera sans souci au niveau du bus... Nico qui a récupéré les sacs et les a déposés dans le bus suivant informera le chauffeur que sa chérie est au guichet en train de payer les billets (on aurait pu faire ça aussi directement dans le bus). Finalement, pas de stress, on aura même encore 10 min d'avance avant qu'il parte (148 pesos, 3h de trajet). Quand on rentre à l'intérieur, on a retrouvé un peu le sourire car si on l'avait râté, ça aurait été la galère. En effet, le prochain bus pour le parc Talampaya n'est qu'à 19h : planter la tente à 22h passées ne nous emballait pas trop ! Là, parfait, à 16h30, le bus nous dépose sur la route, à 500m de l'entrée du parc, patrimoine de l'humanité. Le chauffeur nous souhaitera même « bonne chance » et nous informera des horaires de retour, sympa le mec. Pourquoi « bonne chance » ? On restera dubitatifs..., à quoi devons-nous nous attendre ???

Le ciel est toujours aussi couvert mais le cadre a l'air d'être sympa : on en profite pour prendre quelques photos avant de se rendre au centre d'informations pour se renseigner et planter notre tente. L'entrée au parc est assez chère (120 pesos pour les étrangers) et est valable 2 jours. Mais, ce qui est encore plus cher ce sont les excursions : on n'a pas d'autres choix que d'en prendre au moins une si on veut visiter le parc car il est interdit d'y aller sans guide (ça, on n'aime pas du tout). Il y a deux agences : une qui propose des trajets en bus et une autre à pied ou à vélo. Le problème, c'est que seule celle proposant le parcours en véhicule est ouverte, l'autre n'ouvre que le lendemain matin. On prend les renseignements nécessaires concernant le bus puis on va planter notre tente (50 pesos/pers. avec des sanitaires « grand luxe » par rapport aux précédents campings). Comme il fait encore jour, on décide de faire les 2 sentiers « autoguidés » qu'il y a autour du centre d'informations : en 30min, c'est réglé. L'un parle des dinosaures car les scientifiques ont retrouvé leurs os : bien entendu, ils sont conservés dans un musée et ils ont juste fait des reproductions pour le parc. Et pour l'autre, c'est juste un circuit à travers la flore : on sera plus absorbés par le « guanaco » ou « vicuna » qu'on apercevra à moins de 5m de nous et qu'on essaiera de suivre tant bien que mal. Puis, ce sera l'heure de faire chauffer de l'eau pour une soupe de pâtes et quelques carottes crues (le retour!). La nuit sera un peu plus fraîche que les précédentes mais avec nos bons sacs de couchage, largement supportables.

Mardi 19 avril, on mettra le réveil afin d'être à l'ouverture de l'agence qui s'occupe des randos. Malheureusement, on apprendra qu'il faut qu'on forme un groupe de 6 minimum pour pouvoir lancer l'excursion. On attendra bien un moment mais personne ne viendra compléter le groupe : il y a un couple qui veut faire ça en vélo et au final, comme nous, ils iront à l'agence d'à côté avec le bus. On trouve que c'est vraiment mal foutu tout ça : certes, on n'est pas en haute saison mais c'est quand même exagéré (on ne peut pas dire que le mec soit très performant pour essayer de vendre ses excursions guidées). Comme il a beaucoup plu les jours précédents, on ne peut pas aller à Shimpa, du coup, c'est vite vu, on prendra l'excursion « Safari aventure plus », pour quelques pesos de plus (45 pesos, soit 3€) que l'excursion classique : on a droit à un bus panoramique (sièges sur le toit) et à une coupe de vin + amuse-bouche... A 10h30, on embarque donc dans une sorte de gros camions en compagnie d'autres personnes, toutes plus agées que nous (on attire d'ailleurs la curiosité car pas mal de couples quincagénaires argentins viendront nous parler). On passera le début du trajet à l'intérieur (et pas sur le toit), pas très grave car il n'y a rien d'extraordinaire à voir et au cas où, on peut ouvrir la fenêtre pour prendre une ou deux photos... L'excursion dure au total 3h et est vraiment très cher (465 pesos) : il est vrai que ça vaut le coup d'oeil mais le tarif proposé est exagéré ! 20 min plus tard, premier arrêt : 15 min « de marche » sur des passerelles en bois afin d'observer des pétroglyphes sur des pierres faits il y a des millions d'années. Avec nous, il y a une guide mais on ne peut pas dire qu'elle soit passionnante (comme souvent, de toute façon!). Ensuite, on remonte dans le camion, mais cette fois-ci, on monte sur le toit : Nico (tout comme un autre petit vieux) se dépêchera afin de réserver les deux places à l'avant du camion afin de profiter d'une meilleure vue dans le canyon de Talampaya.

Au 2ème arrêt, on a droit à une visite du jardin : pourquoi ont-ils appelé comme ça ce lieu ? Tout simplement car il y a quelques arbres bien curieux au milieu de peu de flore. Là, encore, ça durera une quinzaine de minutes...le plus intéressant sera l'impressionnant echo produit grâce au canyon (le son de nos cris retentit 3 fois). Puis, Nico et le même petit vieux se précipiteront pour choper les mêmes places sur le toit, mais c'était sans compter la petite « surprise » : et oui, c'est le moment de l'apéro. Il y a du vin rouge et du vin blanc accompagnés d'olives, chips, cacahuètes,etc...Vraiment sympa. Selon nous, on n'y restera pas assez de temps  (les petits vieux nous ont bien fait rire : ils ont rempli leurs poches de pâtes de fruits, Nelly se serait bien chargé des cacahuètes qui restaient..) : il faut, en effet, déjà remonter dans le bus pour continuer afin d'être dans le timing (ah, qu'est-ce qu'on déteste ça!). Lors du 3ème arrêt, on s'arrêterea encore moins longtemps, juste le temps de prendre 2 photos sur la « route », qu'il faut déjà remonter et en plus dans le bus et non plus sur le toit (autant dire qu'on n'a pas vraiment profité de la vue panoramique : on a été bien plus longtemps à l'intérieur qu'à l'extérieur...) Ensuite, il ne nous restera plus qu'un seul arrêt avant de faire demi-tour par le même chemin. Là encore, c'est 15 min, le temps de marcher 300m et prendre quelques photos des environs : chouette endroit encore (ils ont donné des noms à certains rochers). Au final, malgré le prix, le bilan est bon pour Nico, Nelly étant plus mitigée. Elle aurait bien complété par une rando à pied aussi tandis que Nico pense que ça aurait été un peu la même chose même si c'est dans un autre endroit. Et honnêtement, 3h de marche en plein soleil (et oui, on a trop de chance car il fait grand beau aujourd'hui, contrairement aux jours précédents) pour 300 pesos/pers., c'est là encore de l'abus !

A 13h30, on est de retour au centre d'informations : on en profitera pour manger sur les tables de pique-nique à l'aire de camping. Ensuite, c'est pliage de la tente et sacs à faire. On n'est pas pressés mais autant y aller maintenant : le prochain bus n'est qu'à 16h30 mais on veut essayer de tester le stop. Peu de voitures passent mais la première qui passera s'arrêtera : on a de la chance, ils vont à La Rioja et nous à Patquia, 1h avant (c'est sur le chemin). C'est un couple de sexagénaires qui revient d'une virée à Villa Union : ils ne sont pas très bavards mais ça ne nous dérange pas. Nelly regardera le paysage et Nico fera un petit somme jusqu'au bout. A 17h, on est au mini terminal de Patquia et notre bus de nuit pour Mendoza (576 pesos) n'est qu'à minuit passé (on s'était renseignés sur les horaires à l'aller). On se demande bien ce qu'on va bien pouvoir faire jusque là...mais par chance, il y a un bar-restaurant qui a le wifi : le temps passera donc super bien avec notamment quelques PBLV. On peut aussi y manger (ce qu'on fera) à un tarif tout à fait correct (60 pesos la pizza même si ce n'est pas la meilleure mais une des plus originale). Notre bus est censé arriver à 00h15 : 5 min avant, on commence à se préparer. Alors qu'on est en train de discuter, Nico tourne la tête et aperçoit notre bus sur le parking...vite, il se précipite dehors et on monte à l'intérieur. Mince alors, on a presque failli le râter.

Normalement, on a environ 7h30 de trajet : Nelly aura plus de chance que Nico avec son siège car il s'incline presque comme un lit (encore un siège cassé qui est en sa faveur) ce qui lui permettra de dormir super bien, avec son sac de couchage : c'est parfait ! Pour Nico, ça sera moins confortable (son siège s'inclinant beaucoup moins) mais il préfère que ça soit sa chérie qui en ait un bon : il supporte beaucoup plus facilement les bus de nuit qu'elle. On arrive maintenant à notre dernière étape de notre voyage avant de retourner sur Santiago. Et pour bien finir, on est censés faire du Couchsurfing chez un certain Gabriel. On a d'ailleurs la sensation que ça va bien se passer. Déjà, le gars est super arrangeant : vu qu'on arrive le matin et qu'il sera donc déjà au travail, il nous a envoyé par mail des photos nous permettant de trouver où sont cachées les clés de l'immeuble et de son appart. Bref, on adore cette idée ! On verra bien si on les trouve mais ça n'a pas l'air d'être compliqué. En tout cas, heureusement qu'on a trouvé ce bar/restaurant avec wifi afin d'échanger des mails (dans ce trou perdu, ce n'était pas gagné...) Ici, en Amérique du sud, tout le monde communique avec What's Aap (même les services administratifs). Nous, avec notre vieux téléphone : on est complètement has been...

A bientôt
Nelly et Nico

 

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26 avril 2016

Cafayate et la Quebrada de las Conchas

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Mercredi 13 avril 2016, il est 14h passées quand on arrive sur Cafayate. Et on ne peut pas dire qu'il ne fait pas beau : aucun nuage à l'horizon, c'est incroyable. Le trajet a été bien sympa puisqu'on est passé par la Quebrada de Las Conchas que l'on va faire le lendemain (voir plus loin). A peine sortis du bus, comme cela arrive parfois, on se fait sauter dessus par les rabatteurs d'hostal. Ce n'est pas très agréable mais en même temps, souvent très utile : on récupèrera les différents prospectus (de plus, pour une fois, ils nous souhaitent tous une bienvenue à Cafachaté car c'est comme cela qu'on le prononce en Argentine). Vu qu'on a le ventre vide (ça fait un moment que le petit déjeuner est digéré), on souhaitait, au départ, aller manger directement quelque part avant de poser « toute notre maison » dans un camping. Mais finalement, étant donné que Cafayate, c'est assez petit, on ira voir le « Backpacker hostal » qui propose aussi le camping dans le jardin, à l'ombre pour 50 pesos/pers. avec cuisine et wifi (nos critères). Mais, là-bas, le gars nous annonce qu'il faut rajouter 20 pesos/pers/nuit si on veut cuisiner. On trouve que c'est abusé et surtout, ce n'est pas ce qu'on nous a dit en sortant du bus. On décide d'aller voir un autre qui était d'ailleurs légèrement moins cher avec les mêmes services (et assez près de la place centrale)... Mais, finalement, la proprio nous rattrappera et nous proposera de ne pas nous faire payer le supplément « cuisine » afin de nous garder (étant donné qu'on n'est pas en haute saison, elle préfère cela plutôt que d'avoir deux personnes de moins). En revanche, la nana qui a nous a alpagué au bus va se faire « tirer les oreilles ». On y restera 2 nuits. Le wifi est bon et le cadre plutôt sympa. Néanmoins, les sanitaires (pour le camping) ne sont pas terribles : la douche (pas simple à utiliser d'ailleurs) et les wc dans la même pièce, ce n'est pas génial. En plus, il n'y en a qu'un seul pour tous les campeurs (4-5 tentes) : on est loin de la ribambelle de sanitaires du camping de Cachi. Autre point un peu négatif : la cuisine est située au milieu du couloir, ce qui n'est pas du tout pratique avec seulement 2 plaques qui fonctionnent. Bref, la taxe pour la cuisine est vraiment abusée et non justifiée (à moins que ce soit justement pour limiter le nombre de personnes à cet endroit).

Non loin de la place, il y a un endroit où parait-il, il y a de très bonnes empanadas (« La Casa de las empanadas ») : on souhaitait donc aller voir ce que ça donne. Problème, il est 15h passée et c'est fermé, comme la majorité des commerces et restaurants. Du coup, on ira se manger une pizza (certes pas la meilleure du monde, mais ça ira) et une salade en terrasse dans un des restaurants qui fait le coin de la place. On se prendra également un verre de vin chacun, vraiment bon d'ailleurs : un Malbec et un Torrontes (spécialité de Cafayate). A la fin du repas, Nelly sera bien saoûle : il faut dire que les verres étaient bien remplis et bien corsés. Pour 15 euros à 2, c'est tout à fait correct. On ne s'arrêtera pas là puisqu'on ira se prendre une glace : ici, il y a plein de glaciers et ils proposent même de la glace au vin (normal, on est dans le région des vins), alors forcément, on goûtera mais Nico sera un peu déçu. Il est donc presque 17h quand on aura fini de manger : autant dire que le repas du soir sera très léger (pastèque, yop). Et comme souvent, Nelly en profitera pour faire un petit tour des différents commerces artisanaux avant que la nuit ne tombe.

Jeudi 14 avril, il fait toujours aussi beau quand nous nous levons. Le matin, il fait un peu frais : la veste se supporte mais après, il fait vite chaud. A 9h30, nous sommes à l'atelier de location de vélos (repéré la veille), situé non loin de la place (calle Camila Quintana de nino). Il y en a plusieurs mais on a préféré aller ici afin de faire marcher les petits commerçants (bien sympathiques) plutôt que les autres agences (et en plus, ils sont moins chers : (130 pesos/la journée contre 200-250 ailleurs)). Les vélos ne paient pas de mine mais fonctionneront très bien. Quand on arrive, les mecs fignolent encore nos bécanes (gonflage des pneus, huilage de la chaîne...) : ensuite, ils nous prêteront un kit en cas de crevaison ainsi qu'un cadenas. Puis, on file jusqu'au bus afin de prendre celui de 10h30 en direction de Salta (il y a aussi celui de 8h30, mais trop tôt pour nous). Le trajet jusqu'à la « Garganta del Diablo » nous coûtera 50 pesos chacun auquel il faut rajouter 20 pesos pour le vtt et dure environ 1h. A 11h30, on commence enfin notre journée. On va donc faire toute la Quebrada de Las Conchas en vélo tout en s'arrêtant aux endroits intéressants. En espagnol, « conchas » signifie « coquillages » vu qu'avant, il y avait la mer dans cette zone. Tout le long du trajet, le paysage sera vraiment magnifique, nous permettant d'observer ce qu'a créé la nature : l'eau a formé des formes dans la roche. Et comme au parc Torotoro, en Bolivie, les scientifiques leur ont donné des noms. Bon, cette fois, c'est beaucoup plus justifié et surtout bien plus joli (voir photos). C'est simple, entre le km 47 et le km 19, on s'arrêtera presque tous les 300m afin de prendre des photos. Sur la fin, Nico était fatigué de tous ces « arrêts photos » mais Nelly était aux anges, appréciant du coup le vélo (contrairement à la route de la mort, elle peut enfin regarder le paysage, ce n'est que du bonheur!). Il faut dire aussi que l'on ne va pas trop vite et qu'on fait des pauses assez souvent, Nico ayant décidé de laisser Nelly devant afin qu'on puisse s'arrêter autant de fois qu'elle le souhaite pour prendre des photos (et il y en aura un sacré nombre!).Il est vrai que c'est relativement plat, que ça descend de temps en temps et que les montées sont rares et plutôt courtes. De plus, même s'il fait chaud, ce n'est pas non plus la canicule : on profitera à fond des différents sites et surtout, en étant autonomes comme on aime (on croisera quelques cars touristiques et on ne peut pas dire qu'on les enviait!). Certains sites observés sont plus ou moins intéressants mais entre autres, on passera devant « l'Obélisque » (grosse pierre ressemblant à un menhir), « los Castillos » (très ressemblants aux tours d'un château), « las ventanas » (forme d'une fenêtre ), « el sapo »(sorte de crapeau) puis à des miradors comme celui de « las cruces », envoutant !

A 17h30, on quitte le site « Los Castillos », au km 19 : jusque là, on aura parcourru à peine 28 km en 6h, tout en comptant la pause repas, à l'ombre, non loin d' « El Sapo ». Même si on a encore le temps, l'heure tourne : il nous reste encore une vingtaine de bornes. Heureusement, par la suite, il n'y a plus rien à voir et on fera le trajet d'une traite, s'arrêtant seulement une fois, à peine 30 secondes pour boire le restant d'eau. C'est tout plat (enfin, pour Nelly, c'est un faux plat montant car il faut bien appuyer sur les pédales, et ça chauffe les cuisses) mais (et en plus de cela) monotone et ennuyant : Nelly a hâte d'arriver. Comme il n'y a plus d'arrêts photos à faire, elle trouve le trajet en vélo beaucoup moins plaisant. Les derniers kilomètres seront un vrai supplice pour elle mais elle tiendra bon : bravo ! Son chéri sera même très fier d'elle car elle tiendra bien la cadence : on ne peut pas dire qu'elle « a fait sa mamie » sur le vélo. Au final, on rendra les bécannes largement à temps, vers 18h45, juste un peu avant la tombée de la nuit. Au total, on aura fait 50km en deux roues et on aura passé une agréable journée, tout en prenant notre temps. A l'auberge, ils vendaient des excursions organisées pour faire la même chose que nous mais en bus avec des pauses à pied aux lieux intéressants pour 250 pesos/pers. On ne regrette pas du tout notre choix et on le conseille : au moins, on est autonomes  et on aime ça. En plus, la route étant goudronnée, il est donc difficile de crever : au cas où, on était équipés même si Nico n'est pas un pro pour changer une roue  (ouf, il n'en a pas eu besoin). Par ailleurs, il y a très peu de véhicules qui passent (donc peu de danger). Le soir, on aura juste le temps de prendre une bonne douche, de faire les courses, de se faire à manger et d'aller dormir : Nelly est crevée !

Vendredi 15 avril, on se lèvera tranquillement (le check-out n'étant qu'à 10h30). On partira d'ailleurs à peine un peu plus tard afin d'aller se caler sur la place. On n'a pas le temps de faire grand chose vu que notre bus en direction de Taffi del Valle part à 14h. Du coup, on en profitera pour avancer sur le blog et trier les photos. Comme cette fois-ci c'est ouvert, on ira gouter les fameuses empanadas du coin. Il est vrai qu'elles sont meilleures que d'habitude car elles présentent plus de variétés (12 au total). En revanche, on ne peut pas dire que l'accueil soit agréable et elles sont quand même un peu chères (on le savait) : 11 pesos la mini empanada (dans la rue, c'est 5 mais toujours au poulet ou à la viande). On complètera notre repas avec nos traditionnelles salades ainsi qu'une bonne glace, en terrasse (vu la chaleur, c'est carrément appréciable). D'ailleurs, au glacier « Dussio par Rosemarie »(sur la place), elles sont bien meilleures qu'au précédent : Nelly a savouré la boule à la mousse au chocolat et même Nico a apprécié la sienne ! (30 pesos pour 2 soit 2 euros).
A 14h passé, on décolle de Cafayate où on aura beaucoup apprécié y séjourner : ça change de Cachi et Salta où l'on n'a pas trop accroché. On aurait pu aller à la cascade, à des ruines mais on a déjà pas mal fait tout cela ailleurs, et il ne nous reste plus beaucoup de jours avant notre retour en France... En effet, il ne nous reste plus qu'une semaine de voyage mais l'aventure n'est pas encore terminée : prochainement, Taffi del Valle et le parc Talampaya !

A bientôt

Nelly et Nico

 

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22 avril 2016

Réponse devinette n°14

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A bientôt

Nelly et Nico

 

 

Posté par niconellyauchili à 04:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Salta et la vallée de Calachaquies

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Samedi 9 avril 2016, il est 13h30 quand nous arrivons au terminal de bus de Salta située à 30 min à pied du centre. Cette ville est surnommée « la belle » car c'est une des plus jolies d'Argentine : voyons voir si elle mérite ce surnom. Déjà, le temps n'est pas en sa faveur : il fait gris mais au moins, il ne pleut pas comme à Jujuy. Nelly restera un petit moment au terminal de bus, s'occupant du blog, pendant que Nico ira à la recherche d'une auberge de jeunesse. Il n'ira pas jusqu'au centre afin de ne pas trop s'éloigner du terminal. Au final, on atterrira à « l'hostal Santo Palo (Lavalle, 680, à 15 min du terminal et 20 de la place centrale, à pied) ». Les quelques adresses qu'on avait par le guide de voyage ont changé de propriétaire : on a bien fait de prendre le flyer d'un mec qui nous a sauté dessus en descendant du bus (faut toujours les écouter). Pour 100 pesos chacun, on est en dortoir de 4. La chambre est petite mais il y a des casiers personnels (ça, c'est un bon point). C'est assez grand : il y a une cuisine, une grande table pour manger, un salon et un bon wifi seulement dans la salle commune. Et il y a même une piscine extérieure : malheureusement, vu le temps, on en profitera pas.

Comme on a mangé dans le bus, une fois qu'on s'est installés, on peut partir en direction du centre. On a plein de choses à régler : tout d'abord, il faut qu'on trouve un endroit pour laver notre linge. Les indications que l'on a de l'auberge ne sont pas bonnes mais, dans la rue San Juan, on nous indiquera un endroit non loin : c'est un peu cher (160 pesos, nos 3 pauvres petits sacs) mais on n'a pas le choix. C'est ouvert tous les jours et notre linge reviendra lavé, séché et plié le lendemain : un dimanche. 2ème objectif : changer de l'argent. Sur la place, à l'angle de la rue « Espana », il y a un mec assis sur un tabouret : avant même de savoir, Nico est sûr que lui, il vend des pesos argentins. Au début, il nous annonce un taux de change à 14,50 pesos pour un dollar, ce qui correspond au taux officiel. Nico n'est pas d'accord (on l'a eu à 14,75 à Huamuaca) : comme on veut échanger 600 dollars (pour être tranquille après), il propose finalement 14,80, ce qu'on accepte. Le marché parallèle (« Blue dollar ») est normalement terminé mais il y a encore des mecs comme lui qui continuent. Avant, on gagnait 50% par rapport au taux officiel, aujourd'hui, à peine plus. Pour nous, ça ne change pas grand chose : c'est comme avant vu que la monnaie a été réévaluée. Ensuite, direction les courses : on tombera même sur un « Carrefour » mais sans les produits français : c'est juste le nom du magasin qui est français (dommage, Nelly aurait bien acheté du chocolat carrefour discount). On s'étonnera que les rues soient aussi désertes un samedi aprem : en effet, il n'y a pas un chat, c'est hallucinant... Mais cela ne va pas durer. La grande majorité des magasins ferme entre 13h et 17h et réouvre après jusqu'à 21 ou 22h. A la sortie du Carrefour, incroyable le monde qu'il y aura dans la rue (aussi bien sur les trottoirs que sur la route): c'était comme si les gens avaient surgis de nulle part et s'étaient donné rendez-vous dans le centre, à partir de 17h. Nico rentrera à l'auberge tandis que Nelly en profitera pour faire un peu les magasins.

Dimanche 10 avril, on n'est pas pressés et aujourd'hui, pas besoin de réveil. On décollera seulement vers 10h30. Dans les rues, comme la veille, c'est mort : tout est fermé et il n'y a pas grand monde. En revanche, le musée d'histoire de la région (sur la place) que l'on veut visiter est ouvert jusqu'à 13h30. L'entrée coûte 20 pesos et la visite se fait librement, sans guide : il y a pas mal d'explications. Il se décompose en 3 parties : une sur l'archéologie, une sur les tableaux et une dernière sur l'histoire de la ville. On a plus accroché sur la dernière partie. Au final, on ne ressort ni déçu ni en extase : ça se visite mais ce n'est pas immanquable, même si le balcon donnant sur la place principale et les cours extérieures sont plutôt sympas pour faire de belles photos. Il y a un autre musée, située non loin, le MAAM, mais Nico n'est pas du tout emballé pour aller se perdre au milieu de bibelots, d'outils et de pierres archéologiques. Vous l'aurez compris, il a eu sa dose d'archéologie et on ne peut pas dire que ça le passionne (Nelly pas plus que ça, non plus). Du coup, on filera en direction d'un marché artisanal différent de ce qu'on voit actuellement qui n'est présent que les dimanches, juste en-dessous de la station de train. Au passage, on se mangera des mini empanadas bien bonnes : ici, ils appellent ça « des Saltenas » (spécialité de la ville). Pour nous, c'est toujours celles de Santiago qu'on préfère ! On finira par une bonne glace pour 2 : en Argentine, ils en font des biens bonnes chez la chaine « Helado Grido », la même qu'à Tilcara (ça change du Pérou ou de la Bolivie  où d'après Nelly, elles ne sont pas terribles). Comme on a le temps, on fera aussi quelques caches : et là, miracle, sur 3 cherchées, 3 trouvées ! Vu qu'il fait tout gris (mais ouf, pas de pluie et pas froid), on n'ira pas prendre le téléphérique pour avoir un point de vue sur la ville. Comme la veille, Nico rentrera à l'auberge tandis que Nelly profitera tranquillement du marché artisanal classique non loin de l'hostal.

Lundi 11 avril, il est 6h quand le réveil sonne. On s'active pour fignoller nos sacs et partir. Dehors, il pluviotte : il faut donc protéger les sacs. A 6h40, on est déjà au terminal pour prendre le bus en direction de Cachi qui part à 7h. La veille, on avait voulu réserver nos billets mais impossible de le faire : le guichet était fermé. En fait, pas de stress, on paie directement dans le bus (135 pesos). Néanmoins, il vaut mieux ne pas arriver trop tard si on veut avoir une place assise : le couloir sera complet et le trajet est assez long (4h sont annoncés). On quitte donc Salta pour laquelle on n'a pas vraiment eu de coup de coeur, même si elle possède de nombreux et beaux parcs, les nuages ne l'ayant pas aidée. On a aussi fait le choix de ne pas faire l'attraction touristique phare « le train des nuages ». Tout d'abord, il ne part que les samedis (on n'allait pas attendre une semaine rien que pour ça). Deuxièmement, c'est très cher : 120 dollars pour faire du train avec seulement 2-3 pauses pour prendre des photos. Nico n'est pas convaincu et n'est pas du tout persuadé de voir des paysages extraordinaires : il a peur d'être déçu surtout après ce qu'on vient de voir dans la vallée de Huamuaca. Nelly l'aurait bien fait si ça aurait été moins cher. Notre guide de voyage n'en fait pas non plus une grande pub mais conseille fortement de se rendre à Cachi pour faire la vallée de Calchaquies, ce que nous avons bien l'intention de faire. Dans cette région de l'Argentine, on a parfois l'impression d'un retour dans le temps avec ces écoliers en blouse blanche, ces vieilles bagnoles des années 70, ou 80 qui roulent encore et ces deux roues dont le conducteur et le ou les passagers sont sans casque. Comme a Rurrenabaque, ils sont parfois 3 ou 4 dessus (avec par moment un petit chien en prime).

Nelly n'aime pas être pressée le matin et n'est donc pas très réveillée : elle essaiera tant bien que mal de dormir un peu pendant le début du trajet. Ce n'est pas simple car il fait un froid glacial à l'intérieur : on n'a pas de chance, on est au fond du bus et la vitre de derrière est cassée. On part donc sous les nuages et plus on avance, plus c'est pire : Nico regarde le paysage mais ne voit rien puisqu'on sera très vite dans le brouillard et ça sera le cas jusqu'en haut du col, à 4 000m d'altitude. On se demande bien ce qu'on fait ici. Une fois le col passé, on aperçoit enfin du ciel bleu et le début de la vallée s'offre à nous avec des montagnes, des cactus, des jardins de piments, etc... ça a du charme mais ça n'a rien d'exceptionnel. Vers 11h30, on débarque à Cachi. On file au camping (10min à pied, sur les hauteurs du village) et on s'installe. Pour 30 pesos/pers., ce n'est vraiment pas cher : il y a beaucoup de place, pour une fois, c'est de l'herbe et il y a de l'ombre. Les sanitaires sont immenses et les douches sont chaudes. Si on veut de l'électricité, il faut prendre d'autres emplacements (plus chers, 50 pesos mais sans herbes). Nelly est fatiguée et après avoir mangé, elle fera une petite sieste au soleil, dans l'herbe. Pendant ce temps, Nico ira à la chasse aux infos à l'office de tourisme de ce petit village bien mort. Au final, il reviendra avec peu d'infos : il n'y a pas grand chose à faire ici, juste quelques miradors pour prendre un peu de hauteur. Sans se presser, on se rendra donc au mirador à l'ouest du village et au cimetière qui surplombe le village, au nord (avec la compagnie... ... d'un chien biensûr !). Bref, rien d'extraordinaire : on a tellement vu plus joli dans la Quebrada de Huamuaca qu'on reste un peu sur notre faim. On fera un petit tour sur la place qui n'est pas non plus extraordinaire : on se calera un peu sur un banc, au soleil (ça c'est cool car à Salta on ne l'avait pas beaucoup eu), en attendant que les commerces ouvrent pour s'acheter de quoi manger pour le soir. Et oui, encore une fois, il faut attendre 17h30. On mangera dehors mais avec les vestes, ça ira !

Mardi 12 avril, on ne se pressera pas pour se lever : il fait grand beau et on appréciera le p'tit déj au soleil. L'aventure commence maintenant (une fois la tente pliée, les sacs faits). En effet, le mardi, il n'y a pas de bus qui va à Angastaco, notre prochaine destination, dans la vallée de Calchaquies (mais le mercredi, oui). On va donc tester le stop : on a 90 km à parcourir sur une route de terre. Il est 10h30 quand on se positionne au bord de la route, vers la sortie du village. Quelques bonnes minutes plus tard, une voiture s'arrête : ce sont nos voisins de tente (un couple de retraités argentins, anciens profs d'EPS) : ils nous proposent de nous amener un peu plus loin, à Seclantas. On hésite mais finalement, on refusera poliment car c'est un peu en décalage par rapport à la route principale : on a peur d'être bloqués là-bas. Le mec est super sympa mais on n'accroche pas du tout avec sa femme d'origine ukranienne au regard froid et de plus on n'a pas du tout aimé sa façon de nous parler la veille, nous disant que la table en face de notre tente (et de la leur aussi) était « leur table ». Enfin, bref, on va patienter : le gars nous dit que ça devrait le faire car il y a plein de voitures qui passent... Hum, il n'y a pas foule qui passe mais quelques voitures de temps en temps (la plupart du temps : de vieux tacots conduits par des gens du coin qui ne vont pas très loin). Un petit peu plus tard, un camping-car s'arrêtera aussi : c'est le couple d'allemands qui était lui aussi au camping avec nous. Ils nous informent, d'un air désolé, qu'ils n'ont pas de place pour nous (on doute vu la taille du camion mais peut-être n'ont-ils pas envie qu'on passe le trajet dans le noir, à l'arrière au milieu de leurs affaires, va savoir ou qu'ils n'ont tout simplement pas le droit de prendre quelqu'un à l'arrière! On ne leur en voudra pas car ils étaient sympas).

Dans le camping, il y avait un autre camping-car mais ils sont partis avant nous : un couple de français qui avait l'air bien sympathique aussi ! Nous, on continue à faire du stop, sans succès et l'heure continue à tourner. Très vite, il sera déjà 13h30 et on pique-niquera donc au bord de la route, (toujours en compagnie de deux clébards) prenant un peu de poussière à chaque passage de véhicule (surtout dans l'autre sens d'ailleurs). Nelly inscrira bien sur la route notre destination, mais sans plus de succès. Plus l'heure tourne, plus on se dit que c'est mort : deux solutions s'offrent à nous. Soit, on repasse une nuit de plus ici et on prend le bus du lendemain, à 11h45 jusqu'à Angastaco (à la base, le bus s'arrêtait au village d'avant, Molinos, mais depuis le 19 janvier 2016, ils ont mis en place des bus jusqu'à ce bled, mais pas tous les jours) soit on retourne à Salta par le bus de 15h. Aucune des deux solutions ne nous emballe (et oui : c'est soit faire marche arrière et retrouver le mauvais temps, soit redéfaire la tente dans ce même endroit mort de chez mort). Et c'est là que Nelly dira à Nico qu'elle a lu un blog la veille du départ comme quoi la vallée de Calchaquies n'était pas terrible ! Mais alors, qu'est-ce qu'on fout là ??? Nico s'étant couché plus tôt quand elle a fait des recherches sur Cachi, et elle n'étant pas du matin, n'avait pas pensé à lui en parler avant de prendre ce fichu bus glacial. Bref, selon nous : « Cachi a du cachet » comme le dit notre guide de voyage, ce n'est pas le cas, ça serait plus : « Cachi, c'est pourri » (si on le fait hors saison et en bus, comme nous). Ce n'est pas très gentil, on vous l'accorde mais on a bien l'impression d'avoir perdu notre temps. (Après, si vous êtes véhiculés : une petite vingtaine de minutes dans ce bled suffit, il faut ensuite continuer la route). Du coup, nous, on prendra une décision radicale : on reprend nos sacs et on retourne à Salta. On y dort une nuit puis on file le matin, à Cafayate, qui était de toute manière notre destination suivante (la vallée de Calchaquies était seulement un autre chemin, parait-il plus joli Nous, on n'en saura rien étant donné qu'on en a fait qu'une partie (et dans le brouillard!!!))

A 15h donc, on se retrouve dans un bus en direction de Salta : il fait moins froid qu'à l'aller. Après un Scrabble, on fera un petit somme car on est crevés de notre journée : oui, oui, faire du stop, c'est fatigant (on s'asseoit, on se lève, on reste debout, on tend le pouce, etc...) surtout quand ça ne marche pas. C'est notre premier échec : quelques fois, on gagne et à d'autres moments, on perd, c'est la vie. Heureusement, on gagne plus qu'on perd. Il faut juste savoir rebondir quand ça ne fonctionne pas. Avec notre nouveau plan, on ne perd pas de jour sur notre planning initial (« étant donné qu'on va filer directement à Cafayate), en revanche, ça nous a fait faire un détour inutile. Après le petit somme, on arrive au niveau du col et comme à l'aller, on est dans le brouillard : autant dire qu'on ne voit toujours rien. Mais finalement, très vite, ça se dissipera et les nuages seront bien hauts afin de nous permettre de voir le paysage. C'est très vert : c'est mignon mais là encore ça n'a rien d'extraordinaire. Bref, en arrivant à Salta (ouf, il ne pleut pas), on retourne donc au même hotel, la nana de l'accueil étant surprise de nous revoir (nous aussi, on n'avait pas prévu ça et on s'en serait bien passés).

Mercredi 13 avril, cette fois-ci, pas de départ aux aurores. On pourra profiter du petit déjeuner : pain, confiture (à l'abricot, ça change de la fraise, c'est cool ça), thé ou maté (pour Nelly seulement). On ne décollera qu'à 10h vu que notre bus n'est qu'à 10h30 (attention, il part à l'heure). Comme quelques fois, il faut donner un pourboire au mec qui met les bagages dans la soute et il nous le rappelle si on oublie. Il faut donc toujours avoir un peu de monnaie : vu le prix des billets (180 pesos pour Cafayate, 3h30 de trajet) , on trouve que c'est un peu exagéré (on donne toujours 2 pesos). Allez, espérons que les chats noirs soient évacués : normalement, on devrait voir des choses bien sympas. Si les nuages pouvaient disparaitre, ça serait bien : c'est qu'on s'est habitués au beau temps alors dès que c'est nuageux, on ne comprend plus !!!

A bientôt

Nelly et Nico

Posté par niconellyauchili à 00:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]